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Cahier d'orientations
CAHIER
D'ORIENTATIONS
2009-2010

« Puis
Jésus gravit la montagne et Il
appelle à Lui ceux qu'Il voulait. Ils vinrent à Lui, et Il en institua
Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher. » ( Mc 3, 13-14 )
Le Grand
Séminaire de Montréal; quel est son but?
Pastores Dabo Vobis, l’Exhortation apostolique
post-synodale du Pape Jean-Paul II sur la
formation des prêtres dans les
circonstances actuelles, affirme que la
nature profonde d’un grand
séminaire est « d’être, à sa manière, une continuation, dans l’Église, de la
communauté apostolique groupée autour de
Jésus » (60). Et l’évangéliste Marc, décrivant l’appel des premiers apôtres, indique la visée de Jésus lui-même
sur le groupe apostolique : « Puis il gravit la
montagne et il appelle à lui ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui, et il en institua Douze pour être ses
compagnons et pour les envoyer prêcher, avec pouvoir de chasser les démons » (3, 13-14).
Alors, pour atteindre son but, quelles doivent être les
caractéristiques du Grand
Séminaire de Montréal ?
Le Grand Séminaire se doit d’abord d’être
une communauté propre au discernement de l’appel à la
vocation presbytérale. Comme le
Seigneur Jésus continue
aujourd’hui encore d’appeler
ceux qu’Il veut, il
importe de vérifier chez ceux
qui viennent au séminaire, tant au niveau personnel qu’au niveau ecclésial, l’authenticité de l’appel.
Le Grand Séminaire s’engage également à constituer un milieu favorable à l’ « être avec »
Jésus, afin que tous puissent devenir en vérité ses compagnons.
L’intimité avec
Lui se développe avec l’écoute
attentive de sa Parole et avec l’entrée
dans une réelle communion à son Mystère pascal. La vérité du lien
avec le Seigneur rejaillit sur la qualité
des relations au sein de la communauté du séminaire,
favorisant ainsi une expérience initiale de la nécessaire communion au sein du
presbyterium que Vatican II qualifie
de « fraternité sacramentelle »
(P.O. 8).
Enfin le Grand Séminaire offre un lieu d’apprentissage à la mission, tant celle de
l’annonce de la Parole de Dieu que celle d’instaurer le
Royaume de Dieu, en offrant à
nos contemporains la libération
dont tous ont besoin. À l’instar
de Marie et des apôtres
au Jour de la Pentecôte, la communauté du séminaire se prépare à accueillir l’Esprit pour assumer avec audace l’aujourd’hui de la
mission de la nouvelle
évangélisation.
Le présent Cahier d’orientations peut certes
favoriser la réalisation
du but de la communauté du Grand Séminaire. Pourtant
seul l’engagement
de chacun et de tous
en assurera l’actualisation.
Que l’ « Esprit apostolique » nous soit donné en
abondance!
Charles Langlois, p.s.s.
Recteur
TABLE DES MATIÈRES
I.
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Histoire
Mission
La
pédagogie des prêtres de Saint-Sulpice
Objectif de la
formation
Les responsables
Séminaristes et stagiaires
Conseil des directeurs
Collaborateurs
II. LE
PROGRAMME DE FORMATION PRESBYTÉRALE
Formation humaine
Formation
spirituelle
Formation intellectuelle
Formation pastorale
III.
MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME DE FORMATION
Critères d'admission,
d'accompagnement et d'évaluation
IV.
INFORMATIONS
Procédures d'admission
Quelques adresses et
téléphones à retenir
Sigles
LE
GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL
I.
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Le
Séminaire, dans ses différentes formes, avant d'être un lieu ou un
espace matériel, est un espace spirituel, un itinéraire de vie, une
atmosphère qui favorise et assure un processus de formation permettant
à
celui qui est appelé par Dieu au sacerdoce de devenir, par le sacrement
de l'Ordre, une image vivante de Jésus Christ, Tête et Pasteur de
l'Église.
Pastores
dabo vobis, no 42
Le
processus de formation vécu au Grand Séminaire de Montréal s'articule
dans un projet à quatre dimensions : humaine, spirituelle,
intellectuelle et pastorale.
En
rédigeant ce Cahier d'orientations, le Grand Séminaire se propose de
présenter l'objectif de chacune de ces dimensions et les moyens pour
les
atteindre.
Au
préalable, cependant, on pourra lire un bref historique de
l'Institution
et connaître ses formateurs.
HISTOIRE 
De
1657 à 1760: au temps du Régime français
En
1657, les quatre premiers sulpiciens, trois prêtres et un diacre,
arrivèrent à Ville-Marie. Ils étaient envoyés par M. Jean-Jacques
Olier,
fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris, à la demande réitérée
de M. de Maisonneuve et de Jeanne Mance. Ils se destinaient au service
pastoral des habitants de la ville, ainsi que des autochtones qui
vivaient dans la région.
En
1663, les Seigneuries de l'Isle de Montréal et de Saint-Sulpice furent
accordées au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris en « don onéreux »
,
contrat que le roi Louis XIV confirma par des lettres patentes au mois
de mai 1677. Le 30 octobre 1678, Mgr de Laval érigea l'actuelle
paroisse
Notre-Dame, « y établit une cure, laquelle il unit et annexa par le
même
acte à perpétuité audit séminaire de Ville-Marie, pour être desservie
sous l'entière autorité des évêques de Québec, par celui desdits
ecclésiastiques qui serait choisi par le supérieur dudit séminaire.
Cette union a été confirmée plusieurs fois par son successeur à présent
évêque de Québec, et en la confirmant, nommément par ses lettres du 30
août 1694; il a encore uni au même séminaire quatre autres cures
établies en la dite Isle ès lieux appelés la Chine, la
Pointe-aux-Trembles, la Pointe-de-l'Isle et la Rivière-des-Prairies, et
une cinquième qu'il a jugé à propos d'établir hors de l'Isle, au lieu
appelé la Côte-Saint-Sulpice »
.
Le
15 mai 1702, un Arrêt du Conseil d'État du Roi, suivi des lettres
patentes du Roi Louis XIV au mois de juin de la même année, confirme
cette dépendance des cures de Montréal du Séminaire de Ville-Marie.
C'est donc ainsi que, dès 1657 jusqu'à la fin du Régime français, les
Prêtres de Saint-Sulpice, établis au Séminaire de Montréal, eurent la
responsabilité de trouver et de former des prêtres pour desservir les
cures de la région de Montréal. Ils y arrivèrent la plupart du temps en
faisant venir des prêtres de France. Ils le firent aussi en ouvrant des
écoles à Montréal et en enseignant une année de latin à des jeunes qui
allaient ensuite poursuivre leur formation sacerdotale au Grand
Séminaire de Québec. Parmi ces professeurs de latin, préparant les
jeunes à la prêtrise, on trouve les noms de MM. Guillaume Chambon,
Jean-Claude Mathevet, Mathieu Guillon, Claude de Métry, Jean-Baptiste
Curatteau, tous sulpiciens. Ils s'acquittèrent aussi de cette tâche en
complétant la formation sacerdotale de jeunes clercs tonsurés venus de
France, mais n'ayant pas terminé leur formation à la prêtrise. Une
quinzaine de prêtres furent ainsi formés dans les paroisses de Montréal
par des sulpiciens ayant déjà travaillé dans des séminaires français
avant de devenir missionnaires en notre pays. Une fois leur formation
sacerdotale complétée, l'évêque de Québec venait habituellement à
Ville-Marie conférer l'ordination presbytérale à ces jeunes qui
allaient
desservir la population montréalaise. Dans les archives des Prêtres de
Saint-Sulpice de Montréal, on trouve les noms d'une quinzaine de
prêtres
qui ont ainsi reçu une bonne partie de leur formation sacerdotale
auprès
des sulpiciens de Montréal du temps du Régime français.
De 1760 à 1840: à
l'heure des « Régents »
Après
la Conquête de 1760, le Traité de Paris de 1763 donna un an et demi aux
prêtres originaires de France pour se décider à rester ici ou à
retourner dans leur pays d'origine. Ceux qui retournaient en France
devaient vendre leurs biens avant de partir. Deux sulpiciens seulement
retournèrent en France. Il faudra attendre de nombreuses années avant
que d'autres sulpiciens français ne reviennent au Canada.
Pendant
une période assez longue, en plus des prêtres demeurés ici après la
Conquête, il fallut donc compter uniquement sur les prêtres nés et
formés chez nous pour répondre aux besoins spirituels de la population
de la région de Montréal. La plupart de ces prêtres furent formés au
Grand Séminaire de Québec. Mais, de 1760 à 1840, les Prêtres de
Saint-Sulpice de Montréal (il en restait 28 en 1764) travaillèrent
encore à compléter la formation sacerdotale d'un certain nombre de
candidats à la prêtrise qui avaient reçu leur formation initiale au
Séminaire de Québec et qu'on nommait alors « régents ». Deux sulpiciens
s'illustrèrent particulièrement à ce chapitre: M. Jean-Baptiste
Curatteau, arrivé au Canada en 1754 et ordonné prêtre à Montréal en
1757, et M. Jacques-Guillaume Rocque, qui travaillera 40 ans au Collège
de Montréal après être débarqué au pays en 1794.
Après
la Conquête de 1760, tous les biens des Prêtres de Saint-Sulpice de
Paris en Nouvelle-France avaient dû être légués aux Prêtres de
Saint-Sulpice de Montréal. Ce transfert avait suscité quelques
contestations qui entraînèrent, le 8 juin 1840, en la troisième année
du
règne de la reine Victoria, l'établissement d'une Charte civile
intitulée: « Ordonnance pour incorporer les Ecclésiastiques du
Séminaire
de Saint-Sulpice de Montréal; - pour confirmer leur titre au Fief et
Seigneurie de l'Isle de Montréal, au Fief et Seigneurie du Lac des Deux
Montagnes, et au Fief et Seigneurie de St-Sulpice en cette Province... »
.
De 1840 à 1967:
le moment des fondations
Justement,
cette même année 1840, les Sulpiciens de Montréal vont se lancer dans
une « autre institution d'éducation » de très grande
importance.
C'est l'année où Mgr Ignace Bourget, qui vient de succéder à Mgr
Jean-Jacques Lartigue à la tête du diocèse de Montréal (créé par le
pape
Grégoire XVI le 13 mai 1836), demande aux Prêtres de Saint-Sulpice de
Montréal de fonder un Grand Séminaire pour la formation des futurs
prêtres. Après quelques négociations, un concordat en cinq points est
signé le 7 novembre 1840 entre Mgr Bourget et M. Quiblier, alors
supérieur de Saint-Sulpice à Montréal. « Mgr Bourget confie au
Séminaire
de Saint-Sulpice ‹ pour toujours › la formation des aspirants au
sacerdoce, selon les règles des Séminaires sulpiciens » .
C'était le début de cette importante institution de notre patrimoine
national qui a formé plus de 6,000 prêtres jusqu'à ce jour.
Le
2 avril 1878, une entente est signée entre l'Université Laval et les
Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, faisant du Grand Séminaire de
Montréal la Faculté de théologie de ladite Université. On peut lire, au
numéro un (1) de cette entente: « La Faculté de Théologie du Grand
Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, sera, au for civil et dans le
sens propre de la ‹ Charte Royale de l'Université Laval ›, la Faculté
de
Théologie de ladite Université, comme sont les Facultés de Droit et de
Médecine ». La sixième clause se lit comme suit:
«
Ladite Faculté canonique, comme telle, sera autonome, et, sauf en ce
qui
est spécifié ci-dessus, elle sera indépendante soit du Visiteur, du
Recteur ou du Vice-Recteur de l'Université, soit du Conseil
Universitaire, soit des Règlements généraux ou des conventions
spéciales
dudit Conseil; elle sera sous le contrôle immédiat de l'ordinaire du
Diocèse de Montréal et des supérieurs de Saint-Sulpice, et elle pourra
conférer par elle-même, canoniquement, tous les degrés académiques, y
compris le doctorat, avec les solennités d'usage » .
Le
14 février 1920, le Gouvernement du Québec sanctionne la loi 76,
constituant en corporation l'Université de Montréal. Le Grand Séminaire
de Montréal devient Faculté de théologie de cette nouvelle université
et
conserve le pouvoir de donner le baccalauréat, la licence et le
doctorat
en théologie. Le 25 décembre 1924, c'est au tour de la Congrégation des
Séminaires et Universités de Rome d'ériger par décret une Faculté de
théologie canonique à Montréal, en l'unissant au Grand Séminaire. Le 19
mars 1925, Mgr Georges Gauthier, évêque coadjuteur de Montréal, et M.
René Labelle, alors supérieur des Messieurs de Saint-Sulpice,
conviennent des liens devant exister entre l'Université de Montréal,
dont l'évêque est le chancelier, et la Faculté de théologie du Grand
Séminaire. « La Faculté dépend de l'Archevêque de Montréal, de ses
suffragants et du supérieur de Saint-Sulpice. La Faculté est
indépendante du recteur et du Conseil universitaire. Cette entente
assurait l'indépendance relative de la Faculté de Théologie par rapport
à l'Université de Montréal et lui conférait l'appui moral de l'Église »
.
Cette entente ressemblait beaucoup à celle qui avait uni le Grand
Séminaire à l'Université Laval au siècle précédent.
De
1965 à 1967, des tractations se font entre l'archevêque de Montréal, le
recteur de l'Université de Montréal, les responsables des Prêtres de
Saint-Sulpice et les représentants de diverses communautés religieuses,
pour repenser les statuts de la Faculté de théologie et reloger le
campus de cette dernière sur les terrains même de l'Université.
Simultanément, l'Université prépare le projet d'une nouvelle charte
civile qui rendrait l'Université non-confessionnelle, à l'exception de
sa Faculté de théologie. Le 12 août 1967, cette nouvelle charte est
sanctionnée par la législature du Québec; désormais la Faculté de
théologie dépendra de l'archevêque de Montréal et du Conseil de
l'Université, et les Prêtres de Saint-Sulpice ne seront plus
responsables du Conseil de la Faculté de théologie.
De 1967 à l'an
2000: le renouveau
Le
Grand Séminaire de Montréal n'en poursuit pas moins la formation des
futurs prêtres
. À l'automne 1967, on y dénombre encore 170
séminaristes. On
y poursuit également l'enseignement de la théologie. Dès 1969 en effet,
un Service des vocations d'aînés est mis sur pied. Ce Service entendait
répondre aux besoins d'hommes d'âge mûr qui se destinaient à la
prêtrise
et qui ont besoin d'un programme d'études adapté à leur expérience de
vie.
L'entrée en
théologie: la propédeutique avant la lettre
En 1976, on organise, pour tous les
nouveaux séminaristes, une année d'" Entrée en théologie "; cette année
comporte des cours en Écriture Sainte, en Histoire du Salut, en
Introduction à la spiritualité et à la philosophie. En 1977, à la
demande de l'Archevêque de Montréal, Monseigneur Paul Grégoire, le
Grand Séminaire recommence à offrir tous les cours du baccalauréat en
théologie à la plupart de ses séminaristes. Cette formule favorise
l'intégration de toutes les dimensions de la formation chez les futurs
prêtres: humaine, intellectuelle, spirituelle et pastorale. C'est donc
l'option éducative holistique du Grand Séminaire qui justifie de
recommencer à offrir les cours du baccalauréat en théologie. Cette
option est d'ailleurs partagée par un très grand nombre d'autres
séminaires catholiques dans le monde (aux États-Unis on les appelle les
" Free Standing Seminaries ").
Un institut
affilié en théologie
La
même année, le Grand Séminaire entreprend des démarches en vue de faire
reconnaître son programme de théologie auprès de la Congrégation pour
l'Éducation catholique ainsi qu'auprès de l'Université Pontificale du
Latran (qui est l'Université du diocèse de Rome). Le 4 juillet 1979, le
« Centre de formation théologique » du Grand Séminaire de Montréal
reçoit son affiliation de la Faculté de théologie de l'Université du
Latran et son approbation par la Congrégation pour l'Éducation
catholique. Ainsi affilié à une Université mondialement reconnue, le
Grand Séminaire peut à nouveau faire reconnaître partout la valeur
universitaire de son baccalauréat en théologie.
Pendant
toutes ces années, le Grand Séminaire accroît son influence et son
rayonnement. Des futurs prêtres de nombreux diocèses de la région de
Montréal, ainsi que d'un certain nombre d'autres provinces et même de
pays étrangers viennent s'y former. Des communautés religieuses
envoient
leurs candidats étudier chez nous. Le 16 décembre 1988, devant la
qualité de la formation offerte au Grand Séminaire de Montréal et à la
demande du recteur de l'Université du Latran, la Congrégation pour
l'Éducation catholique accorde à notre « Centre » de formation
théologique l'appellation d'« Institut ». Au plan des études, nous
fonctionnons d'ailleurs depuis quelques années sous le nom d'« Institut
de formation théologique de Montréal », nom enregistré auprès de la
province de Québec le 9 août 1995.
Un Institut
affilié en philosophie
Le
4 octobre 1986, par décret de la Congrégation pour l'Éducation
catholique, notre centre reçoit son affiliation de la Faculté de
philosophie de l'Université du Latran. Depuis septembre de cette même
année, l'Institut de formation théologique offre une deuxième année de
philosophie avant les études théologiques. Ceci permet désormais
d'offrir un baccalauréat « canonique » en philosophie (2 ans d'études),
degré correspondant au Québec à une « majeure » en philosophie.
Un programme de
formation pastorale accrédité
En juin 1994, l'Institut est devenu "
membre associé " de l'ATS (Association of Theological Schools in the
United States and Canada),
organisme qui reconnaissait la qualité de la formation dispensée par
l'Institut de formation théologique. Dans ce cadre, a été ajouté au
baccalauréat en théologie le M.Div. (Master of Divinity), degré souvent
requis en Amérique du Nord anglophone pour l'ordination des prêtres
catholiques et des pasteurs protestants. Le 23 décembre 1994, avec
l'accord de l'Université du Latran, la Congrégation pour l'Éducation
catholique sanctionna ce nouveau programme que nous offrons depuis
septembre 1995. Il s'agit d'une " maîtrise en théologie pastorale
(M.Div.) " que peuvent obtenir les bacheliers en théologie ayant
complété, au terme de leur année de stage, 45 crédits de pastorale (24
crédits de formation pratique et 21 crédits de formation théorique).
Toutefois, depuis septembre 2007 le Grand Séminaire, pour des raisons
financières surtout, a dû mettre un terme à cette association.
Un institut
reconnu civilement
Le
20 juin 1998, par le projet de loi n0 278, le Parlement du
Québec décrète que « les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal ont le
pouvoir de dispenser des programmes d'enseignement de niveau
universitaire et de décerner des grades, diplômes, certificats ou
autres
attestations d'études universitaires dans le domaine des sciences
ecclésiastiques. »
Cette
reconnaissance civile nous permet de faire valoir au niveau de l'État,
des Universités et des Institutions qui reçoivent nos étudiants nos
titres canoniques. De plus, l'octroi des bourses d'études et des prêts
du Ministère de l'Éducation le sont en vertu de cette reconnaissance
civile.
MISSION

LA
FORMATION AU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL
Le
Grand Séminaire de Montréal est une institution diocésaine au service
de
la formation des futurs prêtres.
Sa
mission première est de former des hommes profondément attachés à
Jésus-Christ et à son Évangile. Ils sont préparés à affronter les défis
que leur présentera la vie des communautés chrétiennes et aussi à
transmettre l'espérance puisée dans la Bonne Nouvelle.
L'Archevêque confie cette mission à
la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice qui a été dédiée à "
Jésus-Christ Souverain Prêtre ". La Compagnie porte le souci d'éduquer
à la " vie intérieure " et de former " l'esprit apostolique " de ceux
qui se destinent au ministère presbytéral. (Constitutions de la
Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, no 1).
Le Grand Séminaire accomplit sa
mission en communion étroite avec l'Église de Montréal, son Pasteur et
son presbyterium, ainsi qu'avec les autres communautés diocésaines ou
religieuses qui font confiance au charisme sulpicien. Au coeur de
l'Église diocésaine, lié à l'évêque et au presbyterium, le Grand
Séminaire veut être un signe d'espérance pour l'ensemble des fidèles.
Conformément aux nouvelles
orientations de la " Ratio" francophone de la Conférence des évêques
catholiques du Canada, approuvée par la Congrégation de l'Éducation
Catholique le 30 septembre 1999, le Séminaire offre la formation
presbytérale qui comprend les dimensions humaine, spirituelle,
intellectuelle et pastorale. Il vise ainsi, selon les indications du
décret " Optatam Totius" et de l'exhortation apostolique "
Pastores dabo vobis" , à former des pasteurs voués à la mission du
peuple de Dieu, animés dans leur ministère par l'Esprit du Christ,
Tête, Pasteur et Époux, fondés personnellement dans la foi de l'Église
et intellectuellement préparés pour l'annonce de l'Évangile à ce monde.
Dans
l'Église, étroitement unis aux évêques et en lien avec les diacres, les
prêtres rendent visible le Christ Pasteur. Ils rappellent à l'Église
qu'elle naît et reçoit sans cesse sa vie du Dieu Père et de l'Esprit du
Seigneur Jésus. Par l'imposition des mains et l'invocation de l'Esprit
Saint, ils sont marqués d'un caractère particulier qui les configure au
Christ Prêtre et Pasteur. Ils sont rendus capables, à leur rang, d'agir
au nom du Christ Tête en personne (PO 12).
Les prêtres, " en recevant l'Ordre,
ont été consacrés à Dieu d'une manière nouvelle pour être les
instruments vivants du Christ Prêtre éternel, habiletés à poursuivre au
long du temps l'action admirable par laquelle, dans sa puissance
souveraine, il a restauré la communauté humaine toute entière ". PDV
20
En
communion avec leurs frères et soeurs chrétiens, dont ils partagent la
dignité fondamentale de baptisés et dont ils promeuvent les charismes,
les prêtres portent en priorité la responsabilité de l'annonce de la
Parole et le souci de l'éducation de la foi. Par leur ministère et le
témoignage de leur vie, ils servent l'Église pour qu'elle discerne les
signes des temps et devienne Lumière au milieu des nations (LG 1). Dans une Église qui célèbre
et qui prie, les prêtres portent en eux le désir vivant et exigeant de
célébrer dans la prière, la liturgie et les sacrements, la Parole
qu'ils proclament dans leur ministère d'évangélisation. Dans une Église
qui est communion, les prêtres sont au service d'une Parole qui exige
conversion et engagement missionnaire au service de tous, en
particulier des plus pauvres.
LA PÉDAGOGIE DES
PRÊTRES
DE SAINT-SULPICE 
Depuis
plus de trois siècles, la Compagnie de Saint-Sulpice, fidèle aux
intuitions de son fondateur, Jean-Jacques Olier, a développé des
pratiques pédagogiques dans la formation des futurs pasteurs, pratiques
qui la caractérisent et qu'elle a su adapter aux besoins particuliers
des lieux et des temps. Celles qui suivent sont les plus importantes:
PRIMAUTÉ
DONNÉE À LA FORMATION SPIRITUELLE
Même
si l'objectif de toute institution de formation presbytérale est de
former des pasteurs, la tradition sulpicienne considère que la
formation
spirituelle constitue l'axe principal de la formation des prêtres. Elle
vise à former l'être même du prêtre à l'image du Christ Pasteur. C'est
autour de ce pôle intégrateur que les dimensions humaine, spirituelle,
intellectuelle et pastorale trouvent leur sens et leur unité.
L'initiation
progressive à la vie dans l'Esprit requiert, outre une conversion
continue, un accompagnement éclairé. Parce qu'il concerne l'ensemble de
la personnalité du futur prêtre et tend à l'unité de sa personne,
l'accompagnement spirituel est attentif aux multiples aspects de cette
intégration, notamment en ce qui concerne l'affectivité dans ses
diverses formes. Dans l'exercice de la direction spirituelle, la
tradition sulpicienne a toujours voulu exprimer un grand respect des
personnes et une volonté de servir leur liberté spirituelle.
UNE SEULE ET
MÊME COMMUNAUTÉ
Si
la vie au Séminaire est un apprentissage de la vie en Église et en
presbyterium, il apparaît essentiel que tous, formateurs et futurs
prêtres, partagent une même vie. La communauté du Séminaire devient
ainsi véritablement formatrice par les échanges qui s'établissent entre
éducateurs et futurs prêtres et par le partage des responsabilités
nécessaires à sa bonne marche.
UNE PRATIQUE
COLLÉGIALE DE L'AUTORITÉ
Au
sein de l'équipe des directeurs du Séminaire, même si le recteur a des
responsabilités particulières, chacun porte collégialement la charge de
la formation des futurs prêtres et prend à la majorité des voix les
décisions relatives à sa conduite. À leur niveau et selon leur
expérience, les séminaristes exercent à leur tour des responsabilités
dans les divers services nécessaires à la vie de la communauté du
Séminaire.
INITIATION À
L'ESPRIT APOSTOLIQUE
L'initiation
progressive à des tâches pastorales concrètes, dès l'entrée au
Séminaire, est sans doute une des caractéristiques les plus renouvelées
de la pédagogie sulpicienne. Elle suscite, chez les futurs prêtres, une
ouverture nouvelle à la vie des personnes, aux questions de foi et de
morale qu'elles posent, et aux grands problèmes pastoraux qu'affrontent
les prêtres et les agent(e)s de pastorale qu'ils côtoient. Il s'ensuit
une motivation nouvelle pour la prière et un regain d'intérêt pour les
études.
Si la pédagogie des prêtres de
Saint-Sulpice se caractérise par les pratiques mentionnées plus haut,
elle partage, avec d'autres institutions analogues, un même souci de
former des hommes ayant le haut niveau de connaissances philosophiques
et théologiques exigé par la mission et la situation pastorale, une
compétence qui inclut une connaissance suffisante de sciences annexes
et une conviction ferme quant à la nécessité d'une formation
permanente. Elle a aussi le souci de former des hommes capables de
fraternité entre eux et de collaboration avec d'autres ministres
ordonnés ou institués, avec des agents et agentes de pastorale
religieux ou laïcs ainsi qu'avec les autres baptisés; des hommes enfin
possédant une perception aiguë des exigences de la justice sociale et
un amour agissant pour les plus pauvres.
OBJECTIF DE
LA FORMATION 
L'objectif
de la formation est déjà consigné dans les notes précédentes. Il s'agit
de mettre en oeuvre la promesse du Seigneur : « Je vous donnerai des
pasteurs selon mon coeur » (Jr 3,15). Pour atteindre ce but, la
préoccupation majeure de la « communauté éducatrice » du séminaire est
d'assurer à la fois l'unité et l'intégration de l'ensemble de la
formation.
Puisque les divers aspects de la
formation au ministère sont non seulement interdépendants, mais
véritablement unis en profondeur, la Ratio francophone du Canada,
suivant le Concile Vatican II et l'exhortation Pastores dabo vobis,
rappelle quelques convictions comme fondements des objectifs aptes à
former:
des personnalités, fortes et libres;
des chrétiens disponibles à l'Esprit;
des croyants lucides, aimant la vérité et capables de la communiquer;
des pasteurs selon le coeur de Dieu.
(RFC
77-108)
«
La finalité pastorale doit marquer la formation spirituelle et
intellectuelle, la manière d'être et de penser du futur prêtre. Elle
doit aussi caractériser le type de responsabilité à assumer et sa
manière d'agir. Il s'agit pour lui en effet de se préparer à agir, avec
conscience et compétence, au nom et en la personne du Christ, Tête et
Pasteur, au service de l'Église mystère, communion et mission ».
(RFC 104)
Les
formateurs sont convaincus de l'importance des axes principaux
d'intégration et des étapes de progression à franchir :
L'axe
central est l'accueil et la recherche constante de l'union au Christ
Prophète, Prêtre et Pasteur. La formation spirituelle d'un futur prêtre
ne peut s'accomplir en faisant abstraction d'un appel particulier que
le
Christ lui adresse. Pour lui, marcher à la suite du Christ, ce sera
assumer le ministère et la vie d'un prêtre.
Le
Séminaire est un lieu privilégié d'articulation des différents axes de
la formation. L'équipe animatrice ne pourra jamais se départir de sa
responsabilité globale. Même si elle confie telle ou telle tâche, elle
doit assurer la liaison avec tous les lieux de formation, veiller à la
qualité du travail qui s'y fait et promouvoir l'intégration unifiée de
ces divers éléments. Les assemblées de la communauté, les groupes-vie,
les divers comités, sans oublier les évaluations font apparaître à la
conscience de chacun et de toute la communauté la nécessité de cette
unification.
La
direction spirituelle est par excellence le lieu et le moyen de cette
unification personnelle. La mission propre du directeur spirituel est
précisément à son service. Il aide le séminariste à s'engager et à
cheminer dans les différents secteurs de la formation, à y discerner
les
voies de l'Esprit pour lui et à les relier entre eux par docilité à ce
même Esprit qui l'unit à Jésus-Christ. Finalement, l'intégration engage
la responsabilité inaliénable de chacun des futurs pasteurs.
LES RESPONSABLES

SÉMINARISTES
ET STAGIAIRES
En
reconnaissant que l'Esprit Saint est le protagoniste par excellence de
leur formation, les séminaristes sont des personnes adultes
qui,
responsables de leur discernement, veulent librement se faire
accompagner par une équipe de prêtres qui les ont acceptés et avec qui
ils s'engagent à collaborer de façon personnelle, convaincue et de bon
coeur. (PDV 69)
Après
l'étude de chaque demande, sont admis au séminaire les candidats qui
ont manifesté une orientation ferme vers le ministère presbytéral et
qui
sont présentés officiellement par leur évêque, s'ils se destinent au
clergé diocésain, ou par leur supérieur majeur, s'ils appartiennent à
une famille religieuse.
Le Séminaire assure la responsabilité
de l'ensemble de la formation, des séminaristes. Certains sont aux
études philosophiques et théologiques, résident au Grand Séminaire et
vivent en communauté. Celle-ci est un lieu de vie fraternelle et
d'apprentissage des relations existant au sein d'un presbyterium et
d'une communauté ecclésiale. Elle est aussi le lieu où s'unifie la
formation. Les séminaristes sont appelés à y vivre la prise en charge
responsable de leur formation et à collaborer aux divers services qui
la structurent.
D'autres, qui ont complété en partie
ou en totalité leur formation initiale au Séminaire, résident dans une
communauté paroissiale pour y accomplir une année de pastorale ou un
stage pastoral avant leur ordination presbytérale. Pour le diocèse de
Montréal et d'autres diocèses qui font appel à son expérience, le
Séminaire regroupe ces candidats dans un service particulier (Service
de pastorale) et leur offre un programme adapté de rencontres, de cours
et de sessions destiné à assurer de façon plus immédiate leur formation
au ministère.
CONSEIL DES
DIRECTEURS
Au
service des futurs prêtres, le Conseil des directeurs, animé par le
recteur, a collégialement la responsabilité du Séminaire. Le Conseil
comprend à la fois des prêtres de Saint-Sulpice et des prêtres
diocésains. Le Conseil des directeurs est responsable des futurs
prêtres
durant toute la durée de leur formation, tant au moment des études et
de
résidence au Séminaire qu'au moment de leur stage pastoral en paroisse,
avant l'ordination au presbytérat. À chaque année, la liste des membres
de ce Conseil est soumise à l'approbation de l'Archevêque de Montréal.
Les
membres du Conseil se partagent les tâches d'animation, de direction
spirituelle et d'enseignement. Cette façon de faire répond à un réel
souci d'assurer l'unité de la formation presbytérale et de favoriser
l'intégration de ses différentes dimensions par chacun des futurs
prêtres, dans une visée pastorale authentique.
Les
directeurs reconnaissent l'autorité première de l'évêque dans la
préparation de ses futurs prêtres et collaborent volontiers avec lui.
LISTE
DES DIRECTEURS POUR L'ANNÉE 2009 - 2010
Messieurs,
Charles Langlois, p.s.s., recteur
Michel Rodrigue, p.s.s.
Robert Gauthier, p.s.s.
Jaroslaw Kaufmann, p.s.s.
Bertrand Montpetit, prêtre
Candidat à Saint-Sulpice en formation
Christian Pichette, prêtre
|
COLLABORATEURS
Avec les membres de l'équipe des
directeurs, le Séminaire bénéficie de la collaboration de nombreux
professeurs, prêtres, religieuses, laïcs hommes et femmes, choisis pour
leur compétence intellectuelle et la qualité de leur engagement
pastoral ou apostolique. Outre les directeurs et les professeurs, un
personnel qualifié, formé de prêtres, et de laïcs, assume la
responsabilité des divers services nécessaires à l'existence et au
progrès de l'institution: économat, bibliothèque, divers secrétariats,
cuisine, entretien, etc.
Pour permettre aux séminaristes de
s'initier progressivement au ministère presbytéral, des insertions
pastorales supervisées sont organisées tout au long de leur temps de
formation (avant et après l'année de pastorale). À travers cette
présence en paroisse ou dans d'autres milieux, grâce aux contacts avec
des personnes responsables qu'ils voient vivre et agir, ils acquièrent
une mentalité et des habiletés de pasteurs. Cet apprentissage doit
beaucoup aux prêtres-tuteurs sur le terrain, mais aussi aux divers
agents et agentes de pastorale qui oeuvrent au sein des communautés
chrétiennes. Au contact de ces communautés, les futurs pasteurs
apprennent à vivre et à collaborer en Église avec leurs frères et
soeurs.
« La formation
humaine et spirituelle des prêtres touche en profondeur et façonne
puissamment ses capacités d'aimer; elle oriente et développe non moins
fortement les capacités de penser… La recherche active de la vérité sur
le mystère de Dieu et de l'homme conduira à la sagesse qui fait des
maîtres, comme la participation au ministère presbytéral l'exige ».
Ratio
RFC, 2000, no. 93
II. LE
PROGRAMME DE FORMATION PRESBYTÉRALE
Le
candidat qui se présente au Séminaire vient se préparer à un ministère
spécifique qui engage entièrement son être et sa vie. Grâce à la
formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale qui lui est
offerte, le séminariste s'entraîne à devenir un homme de communion
ecclésiale.
FORMATION HUMAINE

La
formation humaine constitue le fondement de toute la formation au
presbytérat.
Le
prêtre, appelé à être « l'image vivante » de Jésus-Christ, Tête et
Pasteur de l'Église, doit chercher à refléter en lui-même, dans la
mesure du possible, la perfection humaine, qui resplendit dans le Fils
de Dieu fait homme et qui transparaît avec une singulière efficacité
dans ses attitudes avec les autres, comme les évangélistes les
présentent
(PDV 43).
C'est dans cette perspective que le
Grand Séminaire de Montréal veut aider le candidat dans le processus de
maturation individuelle et sociale nécessaire au don de sa vie à la
manière de Jésus Christ. Favoriser la recherche de lucidité sur
soi-même et d'unité dans toutes les dimensions de sa vie, la faculté de
prendre des décisions libres et responsables et la capacité de
construire et d'entretenir des relations interpersonnelles ajustées
constituent le but fondamental du programme de formation humaine.
L'accompagnement personnalisé
La
variété des cheminements des candidats au presbytérat demande un
accompagnement plus adapté à la situation de chacun. Divers instruments
servent à atteindre cet objectif.
L'accompagnateur spirituel
L'accompagnement
spirituel est un des grands moyens qui soutiennent la marche vers Dieu
et la maintiennent dans la dépendance de l'Esprit Saint et de son
Église.
RAP
Chaque séminariste choisit un directeur
spirituel
parmi les membres de l'équipe des directeurs. Il établit avec lui le
rythme des rencontres, normalement à chaque deux ou trois semaines.
Avec lui, il fait une relecture de son vécu à la lumière de la foi et
des exigences de son projet vocationnel pour découvrir les attentes du
Seigneur sur lui.
Un accompagnement spirituel
fructueux requiert une relation
humaine
de liberté et de respect avec un climat de confiance, d'ouverture et de
discrétion. Au Conseil de la maison, un directeur ne prend jamais la
parole lorsqu'il s'agit d'un de ses dirigés.
L'accompagnateur au for externe
L'accompagnement " au for externe "
constitue un moyen privilégié de croissance au plan humain. Il permet
au séminariste d'affiner son regard sur lui-même, en relation avec les
autres, dans une perspective de croissance personnelle et
communautaire.
RAP
Chaque séminariste se voit désigner
un accompagnateur au for externe.
L'accompagnateur prend l'initiative de rencontrer régulièrement le
séminariste, habituellement à chaque mois, afin de partager avec lui
différentes observations extérieures et de faire une révision à partir
du projet d'étape (cf. ci-après). Vécues dans le dialogue, ces
rencontres sont également l'occasion pour le candidat de partager une
préoccupation particulière qu'il porte (et qui est de nature publique).
Le projet
d'étape
Le projet d'étape est un instrument
de croissance personnelle très important. Pour qu'il soit réaliste et
efficace, le séminariste élabore ce projet en dialogue avec son
accompagnateur spirituel et l'accompagnateur au for externe à partir
des données de sa propre évaluation, de celles du rapport
psychologique, de l'évaluation des directeurs, de celle des
personnes-ressources de son milieu d'insertion pastorale et des
richesses de sa propre personnalité. Pour assurer l'efficacité de ce
projet, il y a révision périodique du projet avec l'accompagnateur
spirituel et l'accompagnateur au for externe.
RAP
À
partir de la deuxième année de philosophie, durant le premier mois de
l'année scolaire, chaque étudiant construit un projet pour l'année
dans lequel il établit ses objectifs personnels pour chacune des
composantes de sa vie et les moyens adéquats pour les atteindre.
Les
évaluations
Pour
aider la prise en charge individuelle et ainsi permettre un meilleur
discernement de sa vocation, le séminariste est appelé à mesurer le
chemin parcouru au cours de sa formation par les diverses évaluations
qui lui sont demandées. Le directeur spirituel joue évidemment un rôle
important dans cette tâche. Mais c'est aussi le Conseil des directeurs
qui doit effectuer un travail de discernement. Il doit vérifier les
aptitudes de chacun, tenir compte de la façon dont est vécue
l'articulation des divers pôles de la formation et juger des progrès
faits en ce domaine.
RAP
Au cours de l'année, plusieurs
rencontres entre le séminariste et son accompagnateur au for externe
servent à préparer l'évaluation écrite
de fin d'année. Un texte est soumis au Conseil pour y être complété.
Cette évaluation est alors transmise par le recteur au candidat
lui-même ainsi qu'à son évêque ou son supérieur majeur.
Lors
de la demande d'un ministère ou d'un ordre, une autre
évaluation est préparée. Lorsqu'il s'agit d'une demande à un ordre
(diaconat ou presbytérat), les prêtres et les laïques qui sont en liens
avec le candidat sont aussi consultés.
La
décision du retrait d'un séminariste fait suite à un vote majoritaire
du Conseil lors de deux réunions différentes. Entre les deux votes, le
recteur (et s'il le juge opportun, avec d'autres membres du Conseil),
après avoir entendu le séminariste et communiqué avec son évêque,
présente l'état de la question au Conseil qui peut entériner les votes
précédents ou proposer une autre solution. Le Conseil vote une deuxième
fois et le résultat majoritaire est considéré alors comme définitif.
Sessions de
formation humaine
Le programme de formation humaine
prévoit des sessions de formation humaine. Animées par des
personnes-ressources compétentes, psychologues et psychothérapeutes,
ces sessions visent à outiller les séminaristes dans l'acquisition de
l'autonomie personnelle et la croissance dans la maturité et la liberté
au service du Peuple de Dieu.
RAP
Le programme des sessions de formation
humaine comporte quatre années.
Les sessions de l'année propédeutique vise à introduire au
développement humain intégral de la personne.
Celles des trois autres années touchent les notions de célibat, de
liberté intérieure, leadership et collaboration.
D'une durée de 20 heures chacune, ces sessions sont données les
vendredis après-midi (propédeutique) et les samedis (autres années).
Autres
ressources
Le
futur prêtre peut enfin compter sur différentes ressources (cours, aide
psychologique, sessions pastorales d'animation et d'intégration, etc.)
qui sont destinées à favoriser certains aspects de son fonctionnement
personnel.
RAP
Chaque
candidat au presbytérat, dans le cadre de son admission au Séminaire,
est appelé à passer un test psychologique afin de lui aider à
approfondir les motivations véritables de sa vocation.
Le Service de pastorale
offre des sessions d'animation et d'intégration des diverses activités
pastorales par lesquelles les séminaristes acquièrent et intègrent
diverses aptitudes et attitudes pertinentes à leur futur ministère.
Un
soutien financier peut être offert au séminariste qui, selon l'avis du
Conseil, a besoin d'une aide psychologique ou d'un accompagnement de
croissance particulier.
La vie
communautaire
L'esprit général de la formation au
Grand Séminaire est de reprendre autant que possible ce partage de vie
qui a existé au sein du groupe des Apôtres; l'interaction des
séminaristes entre eux avec les prêtres formateurs demeure un élément
capital de la formation presbytérale. La vie au sein d'une communauté
véritablement éducatrice est un lieu important d'intégration et
d'expérimentation concrète des divers éléments de la formation humaine,
spirituelle, intellectuelle et pastorale. Loin de prétendre reproduire
la vie quotidienne d'un prêtre diocésain, la vie au séminaire constitue
un lieu privilégié où le futur prêtre peut révéler et développer les
attitudes fondamentales d'une vie en relation avec d'autres. Cette vie
communautaire s'exprime dans le quotidien à deux niveaux: celui de la
grande communauté et celui des groupes-vie.
RAP
La communauté du Séminaire,
comme école apostolique d'Évangile,
regroupe tous les séminaristes et les directeurs dans le partage de la
plupart des activités de la vie quotidienne: prière, repas, études,
loisirs. « Les membres de la communauté sont liés par une amitié et une
charité profondes, pour constituer dans la joie une vraie famille »
(PDV
42. 60).
Pour
faciliter un partage fraternel plus profond et favoriser la croissance
de chacun, la communauté du Séminaire est répartie en différents groupes-vie,
formés de séminaristes appartenant à des niveaux académiques
différents. Les candidats de première année forment le groupe-vie
propédeutique; ceux qui ont complété l'expérience de l'année pastorale
constituent un groupe-vie particulier; les autres peuvent se
distribuer, selon le nombre, dans un ou plusieurs groupes-vie
d'approfondissement. Tout en partageant les activités quotidiennes de
la grande communauté, les groupes-vie jouissent d'une certaine
autonomie pour d'autres activités (prière, partages spirituels et
autres, retraites, loisirs, locaux). Un prêtre choisi parmi les
directeurs est nommé par le recteur pour animer chacun de ces
groupes et accompagner les membres comme accompagnateur au for
externe.
À
cause de sa situation géographique et ecclésiale, le Grand Séminaire
reçoit de nombreux visiteurs du diocèse, des diocèses environnants, de
la province, du pays et même de l'étranger. Cela constitue une richesse
exceptionnelle dont les séminaristes peuvent profiter pour leur
enrichissement personnel. Ce contexte particulier de leur Séminaire les
incite également à cultiver en eux le sens de l'accueil des
personnes dans leurs différenceset à se placer au service des hôtes en
facilitant leur séjour.
À
l'occasion, les séminaristes reçoivent des membres de leur famille ou
des amis pour un repas ou un bref séjour; ils sont invités à
les
présenter aux responsables de la maison et à trouver avec eux les
aménagements financiers qui respecteront les exigences de la justice et
le sens de l'accueil.
Pour conserver au Séminaire son
caractère de résidence et respecter la vie personnelle des
séminaristes, les visites aux troisième, quatrième et cinquième
étages
ne sont habituellement pas permises. Les personnes qui désirent
rencontrer l'un ou l'autre séminariste peuvent le faire dans les locaux
du rez-de-chaussée ou du deuxième étage (salles de classe, parloirs...)
Les comités et
services
Plusieurs comités et services
impliquant des séminaristes et des directeurs assurent le bon
fonctionnement de la communauté du Séminaire. Les séminaristes y sont
soit élus par leurs confrères, soit nommés par le Conseil des
directeurs. Ce travail en comités révèle au séminariste l'originalité
de sa participation et l'habilite à une meilleure collaboration dans un
travail en équipe.
RAP
Le Comité de coordination (COCO)
a pour tâche de
veiller à la coordination et la planification des activités des divers
comités du Séminaire. Il sert aussi de lien entre le Conseil de
direction et les séminaristes. Il est formé d'un ou deux représentants
élus de chaque groupe-vie et d'un ou deux membres du Conseil de
direction nommés par le recteur.
Divers
autres comités touchant à la liturgie, à la culture, aux missions,
à
la vie étudiante, aux sports, etc., sollicitent la collaboration des
étudiants pour le mieux-être de la communauté.
Pour
ceux qui viennent vivre dans une communauté le premier temps est
presque toujours un temps idyllique: tout est parfait. Ils semblent
incapables de voir les défauts; ils ne voient que les qualités. Tout
est
merveilleux; tout est beau; ils ont l'impression d'être entourés de
saints, de héros ou d'êtres exceptionnels qui sont tout ce qu'ils
voudraient être.
Puis
vient le temps de la déception, généralement lié à une période de
fatigue, à un sentiment de solitude, au mal du pays, à un échec quelque
part, à une frustration par rapport à l'autorité. Durant ce temps de «
dépression » tout devient ténébreux; ils ne voient plus alors que les
défauts des autres et de la communauté; tout les agace. Ils ont
l'impression d'être entourés d'hypocrites qui ne pensent qu'à la loi,
au
règlement, aux structures ou qui, au contraire, sont totalement
désorganisés et incompétents. La vie devient insupportable.
Plus
ils ont, dans un premier temps, idéalisé la communauté et mis les
responsables sur un piédestal, plus le désenchantement est grand. Des
hauteurs on tombe dans les précipices. S'ils arrivent à passer ce
deuxième temps, ils entrent dans le troisième, celui du réalisme et de
l'engagement vrai, celui de l'alliance. Les membres de la communauté ne
sont ni des saints ni des diables, mais des personnes, chacune étant un
mélange de bien et de mal, de ténèbres et de lumière, mais chacune
étant aussi en train de grandir, chacune vivant une espérance. C'est à
ce moment-là qu'ils s'enracinent. La communauté n'est ni dans les
hauteurs ni dans les bas-fonds mais elle est là sur la terre et ils
sont prêts à marcher avec elle et en elle. Ils acceptent les autres et
la communauté tels qu'ils sont; ils ont confiance que tous ensemble ils
peuvent grandir vers quelque chose de plus beau. "
Jean
Vanier, la communauté lieu du pardon et de la fête, Éd.
Fleurus/Bellarmin, Paris/Montréal 1979, p. 40-41.
FORMATION SPIRITUELLE

La
formation spirituelle donnée au Séminaire cherche à construire l'homme
intérieur (Ép 3, 16; 2 Co 4, 16) du futur pasteur, par
l'assimilation au Christ, prophète, prêtre et pasteur de son peuple.
L'accent est mis sur l'enracinement dans la foi en Jésus-Christ, la
recherche de l'union constante avec lui, la communion à ses sentiments
filiaux à l'égard de son Père et à son amour pour l'humanité, dans la
docilité à l'Esprit Saint.
«
C'est par la voie de l'intériorité qu'on s'ouvre à la dimension
spirituelle, à la soif d'absolu qui habite le coeur de chaque personne.
La recherche d'une réponse à cette soif et les directions suivies
façonnent en profondeur les traits d'une personnalité. »
Ratio,
RFC, 2000 no. 87
Une
telle formation requiert une initiation progressive et un développement
continu qui s'appuient sur la pratique régulière de l'oraison, la
familiarité avec l'Écriture Sainte, la vie liturgique, la fréquentation
des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, la fraternité,
la direction spirituelle, dans l'ouverture à l'universalité de la
mission.
Sainteté au
quotidien
Selon
Vatican II (PO 12), le prêtre doit rechercher la sainteté dans
et
par l'exercice de son ministère tout entier. « C'est l'exercice loyal,
inlassable, de leurs fonctions dans l'Esprit du Christ qui est pour les
prêtres, le moyen authentique d'arriver à la sainteté » (PO 13).
De cette perspective, explicitée par Jean-Paul II dans Pastores
dabo
vobis (19-33), les séminaristes s'imprègnent déjà, de telle sorte
que toute leur vie (prière, étude, engagement pastoral, partage
fraternel, horaire...) constitue le lieu réel de leur apprentissage de
la sainteté.
Oraison,
récollections et retraites
Toute
vie chrétienne, et a fortiori celle du prêtre, suppose nécessairement
des moments prolongés d'intimité personnelle avec le Christ. Les
séminaristes approfondissent cette dimension déterminante par la
pratique quotidienne de l'oraison et des temps privilégiés de
récollection. Ils apprennent ainsi la gratuité de la contemplation et
ils s'habituent à réviser périodiquement leur vie devant Dieu.
«
qu'ils (séminaristes) apprennent à chercher le Christ dans une
médiation
fidèle de la Parole de Dieu, dans une communion active aux très saints
mystères de l'Église, en premier lieu dans l'Eucharistie et l'Office
divin »
Ratio
RDC, 2000 no. 90
RAP
Durant
la première année de Séminaire, les nouveaux séminaristes sont invités
à faire l'apprentissage du silence, de la méditation régulière sous
différentes formes, de l'écoute prolongée de la Parole. La
formation qu'ils y acquièrent facilite, dans les années suivantes, le
colloque intime avec le Christ.
D'autres
éléments favorisent l'indispensable atmosphère de recueillement:
l'absence de téléviseur personnel, l'utilisation de locaux
communautaires pour les rencontres, etc. Chacun est invité à respecter
l'intériorité de ses confrères.
Au cours de chaque année, les
séminaristes sont appelés à vivre, en groupe ou même individuellement,
des temps plus courts de récollection et, à la fin de
l'année, un temps plus long de retraite, soit au Séminaire,
soit dans des lieux où existe une communauté priante.
Parole de Dieu
À
la source de toute prière personnelle et communautaire se trouve la
Parole de Dieu qui établit un dialogue avec l'humanité. Fort de cette
conviction fondamentale de la foi, le Séminaire favorise l'amour et la
familiarité avec la Parole de Dieu, de telle sorte que les séminaristes
puissent la goûter personnellement (Ps 33; Ap 10, 8-9)
et
s'habilitent aussi à la prêcher avec joie et compétence.
RAP
Les
séminaristes, spécialement ceux de la première année, méditent
régulièrement la Parole de Dieu selon les méthodes connues. Des partages
réguliers sur l'Évangile leur permettent aussi de communier aux
échos que la Parole suscite dans le coeur des autres.
La
formation académique comporte des cours de théologie,
d'Écriture
Sainte qui assurent l'accès au sens littéral et spirituel des textes
sacrés. Le cours de Patrologie vise pour sa part à laisser découvrir
l'exégèse spirituelle des Pères.
À
l'occasion, les séminaristes de théologie peuvent aussi commenter
la
Parole de Dieu au cours de célébrations, acquérant ainsi une
expérience profitable pour leur futur ministère.
Dans
les sessions pastorales, ils bénéficient de sessions de formation
plus directe sur l'homilétique, s'habilitant davantage à la
proclamation publique et à la prédication de la Parole de Dieu.
Vie liturgique
La
liturgie constitue un lieu fondamental pour l'expérience spirituelle
chrétienne; c'est là qu'est annoncé et célébré le mystère de la foi,
que
les croyants sont rassemblés autour du Christ toujours vivant. La
célébration de l'Eucharistie apparaît donc comme le sommet de chaque
jour (PDV 48); le rétablissement ou le perfectionnement de la
communion au Christ et aux frères s'approfondit dans le sacrement de la
Réconciliation; le sens de la mission universelle se nourrit de la
contemplation du Christ; la prière de la Liturgie des heures prolonge
dans le temps la louange et l'intercession qui habitent le coeur du
Christ et de son Église. Le Séminaire accorde ainsi à la vie liturgique
une grande importance pratique.
RAP
L'Eucharistie
est célébrée à chaque jour. Elle rassemble toute la communauté à la
grande chapelle le lundi et le mercredi à 17h00, le mardi et le jeudi à
7h30. Le vendredi, la liturgie eucharistique est célébrée à l'intérieur
des groupes-vie.
Un temps d'adoration du
Saint-Sacrement est organisé le jeudi soir de 19h00 à 20h15. Tous
sont cordialement invités à y participer.
Le sacrement du pardon est
habituellement célébré de façon
individuelle, en lien avec l'accompagnement spirituel. L'Avent et le
Carême comportent également une célébration communautaire.
Chaque jour, matin et soir, la
communauté célèbre la liturgie des Laudes et des Vêpres.
Le lundi et le mercredi, les Laudes sont célébrées à 7h30, dans la
grande chapelle; les Vêpres relèvent plutôt des groupes-vie (19h00,
lundi, mercredi et jeudi). Le mardi, à 19h00, toute la communauté se
réunit pour les Vêpres, suivies d'une pratique de chant.
Les
séminaristes sont encouragés à intégrer progressivement l'office des
Lectures, du Milieu du jour et des Complies, de
manière privée ou en groupe.
La communauté souligne les temps
forts de l'année liturgique: l'Avent, le Carême et le Temps pascal.
En plus des célébrations communautaires du Pardon, des récollections
accompagnent normalement ces périodes. Le Triduum pascal
est célébré dans les paroisses, sauf pour les séminaristes de première
année qui le célèbrent habituellement avec une communauté priante.
Tout
en ayant un souci de fidélité aux prescriptions liturgiques de
l'Église, les équipes de liturgie cherchent à exploiter au
maximum la variété et la créativité encouragées par le Concile Vatican
II. Les célébrations sont habituellement accompagnées de musique et de
chant; une chorale rehausse la beauté des célébrations liturgiques plus
solennelles.
DÉVOTION À
MARIE ET AUX SAINTS
La
dévotion à la Vierge Marie occupe une place importante au Séminaire;
les
apôtres et les saints pasteurs suscitent un intérêt particulier.
RAP
Les
heures principales de la Liturgie des heures comportent
toujours, à la conclusion, une brève hymne en l'honneur de la Sainte
Vierge.
Les fêtes
mariales sont soulignées spécialement, surtout celle du 21
novembre, Présentation
de Marie, patronne du Séminaire.
Les
séminaristes sont invités à la récitation quotidienne du chapelet.
FRATERNITÉ
SACRAMENTELLE
L'ordination
presbytérale, comme l'a rappelé Vatican II (PO 8), fait entrer
le
prêtre dans une fraternité sacramentelle qui le lie à tous les autres
prêtres dans l'Église, comme collaborateurs de l'ordre épiscopal, en
vue
de l'accomplissement de la mission apostolique. De plus, le contexte
actuel de l'Église amène le prêtre à oeuvrer pastoralement en
coresponsabilité avec des chrétiens et des chrétiennes.
Puisqu'on
ne peut pas improviser cette nécessaire mentalité de communion, les
séminaristes doivent s'y éveiller concrètement dès le Séminaire par
leur
expérience de la vie communautaire. Les projets qu'ils préparent et
portent avec d'autres, les missions demandées par l'autorité, les
occasions innombrables où ils exercent leurs propres charismes et
accueillent ceux des autres, voilà autant de facteurs qui habilitent
déjà à incarner, dans leur vécu, l'unité de charité qu'ils devront
poursuivre dans leur ministère sacerdotal.
RAP
Chaque
séminariste participe à différents comités (liturgie, études,
sport, culture...) et assure ainsi plusieurs services nécessaires au
bon
fonctionnement du Séminaire.
L'insertion pastorale,
durant les études de théologie, ainsi que l'année de pastorale et le
stage pastoral, permet aux séminaristes d'approfondir leur service
ecclésial; travaillant sous la direction d'un agent de pastorale ou
directeur de projet, ils apprennent à connaître et à reconnaître les
différents intervenants laïcs, dans le respect de leurs personnalités
et de leurs charismes.
Pour
sa part, l'Archevêque rencontre à l'occasion les séminaristes.
D'autres contacts existent au niveau des régions pastorales
avec
les curés de paroisse et certains intervenants dans l'un ou l'autre
secteur de la pastorale. Les Évêques et les prêtres des différents
diocèses sont toujours cordialement invités et accueillis avec joie
au Séminaire.
DIRECTION
SPIRITUELLE
Afin
d'assurer la nécessaire intégration de toute la personnalité de chacun
des candidats au presbytérat, le Séminaire accorde une importance
primordiale à la direction spirituelle. Cette relation suivie d'un
séminariste avec un prêtre vise la docilité à l'Esprit Saint qui est,
en
définitive, le seul véritable directeur. Comme témoin de l'Esprit de
Jésus, le guide spirituel aide le candidat à découvrir, tout au long de
son cheminement, les attentes du Seigneur sur sa vie, à se questionner
et finalement à intégrer les différents éléments de sa formation.
RAP
Le séminariste est amené à choisir son
accompagnateur spirituel parmi les membres du Conseil du Grand
Séminaire.
Il le rencontre régulièrement aux deux ou trois semaines;
c'est avec lui habituellement qu'il célèbre le sacrement du Pardon.
Le secret total entoure la direction spirituelle qui se
distingue nettement de l'accompagnement au for externe.
Parmi ses attributions, le recteur du Grand Séminaire assure l'animation
spirituelle de l'ensemble de la communauté.
Les
séminaristes bénéficient d'une formation plus systématique sur de
nombreux aspects de l'expérience spirituelle. Dans la grande variété
des
spiritualités proposées à leurs contemporains, ils apprennent à
discerner plus précisément les valeurs essentielles et permanentes de
toute vie chrétienne.
RAP
Des cours
académiques portent sur l'expérience chrétienne fondamentale, sa
structure, les courants, les maîtres; l'initiation à la prière
personnelle et liturgique, la spiritualité spécifique du pasteur, les
valeurs du silence, de l'ascèse, de l'obéissance, de la pauvreté, du
célibat et la charité pastorale sont également scrutées. Un séminaire
de
synthèse offre aux finissants en théologie une révision sur les axes
principaux de la spiritualité et une amorce pour une habilitation en
accompagnement spirituel.
La
conférence hebdomadaire du recteur touche des thèmes spirituels
importants et l'analyse de situations concrètes de la vie quotidienne
des prêtres ou des séminaristes. À ce même horaire, à l'occasion, des
conférenciers invités abordent des thèmes spirituels ou des expériences
particulières.
Le contenu
essentiel de la formation spirituelle dans un cheminement déterminé
vers
le sacerdoce est bien exprimé dans le décret conciliaire Optatam
totius:
La formation
spirituelle [...] sera donnée de telle façon que les séminaristes
soient
préparés à vivre dans la communion continuelle et familière avec le
Père, par son Fils Jésus Christ, dans l'Esprit Saint. Destinés à être
conformés au Christ prêtre par la sainte ordination, ils s'habitueront
à
lui être attachés comme des amis dans l'intimité de toute leur vie.
Qu'ils vivent son mystère pascal de façon à savoir initier à ce mystère
le peuple qui leur sera confié. On leur apprendra à chercher le Christ
dans une méditation fidèle de la Parole de Dieu, dans une communion
active aux très saints mystères de l'Église, en premier lieu dans
l'Eucharistie et l'office divin. Ils le chercheront dans l'évêque qui
les envoie et dans les hommes auxquels ils sont envoyés, surtout les
pauvres, les petits, les malades, les pécheurs et les incroyants. Avec
une confiance filiale, ils aimeront et honoreront la bienheureuse
Vierge
Marie, que le Christ Jésus mourant sur la croix donna comme mère à son
disciple. OT 8
PDV 45
FORMATION INTELLECTUELLE 
Le
Grand Séminaire de Montréal, par son programme d'études et ses normes
académiques, veut réaliser l'idéal proposé par le document Optatam
totius:
«
Toute l'éducation des séminaristes doit tendre à faire d'eux, sur le
modèle de Notre-Seigneur Jésus Christ, maître, prêtre et pasteur, de
véritables pasteurs d'âmes » (no 4).
Tenant compte que la formation à être
maître met en relief la dimension intellectuelle, et que celle-ci est
intimement reliée aux autres aspects, car si la " formation humaine et
spirituelle du prêtre touche en profondeur et façonne puissamment ses
capacités d'aimer; elle oriente et développe non moins fortement les
capacités de penser. " (RFSN, n. 93).
Conscient des défis propres à notre
temps, concernant la société et l'Église, alors que " parmi les traits
caractéristiques de notre contexte, on peut noter, d'une part, sur le
plan culturel, le pluralisme idéologique, l'indifférence religieuse, la
défiance à l'égard de la capacité de la raison de rejoindre la vérité
objective et universelle, la mentalité scientifique. D'autre part, sur
le plan ecclésial, l'urgence de l'éducation des adultes, le pluralisme
théologique, les quêtes spirituelles diversifiées exigent une aptitude
particulière au discernement critique. " (RFSN, n. 94).
Ainsi, plus particulièrement, le
contexte actuel justifie, comme l'affirme la Conférence des évêques
catholiques du Canada, la " nature même du ministère du prêtre exige
qu'il reçoive une solide formation philosophique et théologique dans un
monde complexe et en changement rapide " (RFN, n. 94).
Cette
formation, pour porter de véritables fruits de sagesse humaine et
chrétienne et de discernement pastoral, doit se faire en harmonie avec
les différents autres aspects de la formation du séminariste. C'est
pourquoi il est jugé important que l'intégration des multiples
dimensions de la formation du futur pasteur s'accomplisse dans une même
institution, en tenant compte des exigences spécifiques de la formation
intellectuelle.
LES PERSONNES
Pour
que les études préparent vraiment le futur pasteur à relever les
nombreux défis du ministère pastoral aujourd'hui, certaines conditions
sont posées aux professeurs et aux étudiants.
On attend des professeurs la
compétence nécessaire pour assurer un enseignement de grande qualité. À
l'Institut de formation théologique de Montréal,
les professeurs ont acquis leur spécialisation dans de nombreuses
universités, tant européennes que nord-américaines. L'implication des
professeurs-prêtres dans des ministères variés à l'intérieur de leur
diocèse, ainsi que la présence d'un personnel laïc et religieux,
masculin et féminin, contribue de façon significative à développer la
dimension pastorale des études. Les professeurs cherchent à établir
avec les étudiants des relations personnalisées, ce qui se manifeste de
différentes façons, particulièrement dans la direction des travaux. Le
corps professoral aide à la vie et à la croissance de l'Institut grâce
à l'apport de chacun à l'Assemblée des professeurs.
Quelques professeurs sont inscrits à
la Société Canadienne de Théologie (SCT)
et participent à l'assemblée annuelle de ce regroupement de
théologiens. Certains sont aussi membres de la Société québécoise
pour l'étude de la religion (SQER). De façon spécifique, les
professeurs d'Écriture Sainte participent à l'Association Catholique
des Études Bibliques au Canada (ACEBAC), et les professeurs
d'histoire appartiennent à la Société canadienne d'histoire de
l'Église catholique (SCHEC). Quant aux spécialistes en droit
canonique, ils ont leur propre association, soit la Société
canadienne de droit canonique (SCDC).
Pour
leur part, les étudiants, pour être admis à l'Institut de formation
théologique de Montréal, doivent avoir obtenu le diplôme d'études
collégiales (DÉC) du Ministère de l'Éducation du Québec
ou
fait preuve d'une formation scolaire équivalente. Selon la politique en
usage au Québec, peuvent aussi être admis, au jugement de la direction
du Service des études, les candidats qui ont 21 ans et plus et
qui ont été sur le marché du travail pendant au moins deux ans.
Il
est demandé aux étudiants de répondre aux exigences d'une vie
intellectuelle qui les prépare à leurs tâches de pasteurs. Ceci
implique
de leur part une présence assidue et active aux cours, un nombre
suffisant d'heures d'étude pour une intégration progressive des
différentes matières reçues, une utilisation des ressources qu'offre la
bibliothèque, et des lectures complémentaires reliées aux disciplines
enseignées.
LES PROGRAMMES
Le
programme de formation intellectuelle au Grand Séminaire comprend trois
axes.
Le
programme de philosophie, d'une durée de deux ans, s'efforce de
répondre
en priorité aux besoins d'une formation de base en ce domaine, tout en
intégrant les éléments d'une formation humaine, spirituelle, et
d'initiation aux études théologiques. C'est pourquoi on retrouve,
autour
des grandes questions de philosophie, des cours de spiritualité, de
théologie fondamentale, de liturgie et d'Écriture Sainte.
Le
programme de théologie met l'accent sur l'acquisition d'une vue
d'ensemble et structurée de la théologie, nécessaire à l'exercice du
ministère presbytéral. D'une durée de quatre ans, ce cours mène à
l'obtention du baccalauréat en théologie après trois ans, et à la
maîtrise en théologie pastorale (M.Div.), au terme d'une quatrième
année, durant laquelle se fait le stage pastoral supervisé. Pendant les
trois premières années, à l'intérieur de chaque session, un équilibre
est recherché entre Écriture Sainte, liturgie, histoire de l'Église,
dogmatique, sacramentaire, morale et spiritualité. Le triennat se
termine par un séminaire qui permet à l'étudiant de faire une synthèse
de la théologie.
Un programme de formation pastorale,
réparti tout au long des années d'études en théologie, favorise un
apprentissage d'habiletés en pastorale kérygmatique, hodégétique et
sacramentaire. Ce programme comprend un volet théorique, consistant
principalement en sessions offertes à chaque mois de mai, et un volet
pratique, consistant en insertions pastorales (pendant les années
d'études au Grand Séminaire), en une année pastorale (qui se situe
après la première année de théologie) et en une année de stage pastoral
(qui a lieu, elle, après la troisième année de théologie). Ainsi, le
séminariste reçoit une double formation, pratique et théorique.
RAP
Chaque
année scolaire se répartit en deux sessions d'une durée de 15
semaines chacune. L'enseignement est principalement offert sous forme
de
cours magistraux avec l'appui de séminaires.
Chaque année, un programme des
études,
publié par les soins du Service des études, présente le calendrier et
la liste des cours offerts aux étudiants, ainsi que les normes
pédagogiques en vigueur durant l'année scolaire. Pour avoir plus
d'informations, on peut consulter le site WEB à l'adresse suivante :
www.gsdm.qc.ca
LES STRUCTURES
Le
Conseil
du Grand Séminaire (Recteur et directeurs) est l'instance
décisionnelle de l'Institut de formation théologique de Montréal.
Il en établit les grandes orientations, et il en supervise les
différentes dimensions (économique, pédagogique et professionnelle). En
relation avec le Conseil du Grand Séminaire, le Comité de
direction du Service des études, assure le fonctionnement régulier
de
l'Institut. Constituée des professeurs qui oeuvrent au sein de
l'Institut, l'Assemblée des professeurs participe à
l'élaboration
et à la révision des normes pédagogiques relatives aux cours, tandis
qu'un Comité pédagogique pense et organise, deux fois par
année,
des activités pour le ressourcement pédagogique des professeurs. De
plus, un Comité des études (COMET) réunit la direction
des
études et des représentants des étudiants. Ces différents organismes
ont
pour tâche principale de réviser régulièrement le programme des études
tout en s'assurant que son niveau universitaire soit maintenu et
respecté.
RAP
La
direction et les professeurs de l'Institut se réunissent au moins
trois fois par année pour traiter de ses orientations, du
renouvellement
de ses programmes et de toute autre question d'ordre pédagogique.
Le Comité de direction du
Service des études, composé du directeur du Service des
études,
de la directrice adjointe, des directeurs de département (philosophie,
théologie, pastorale), tous nommés par le Recteur, assure le
fonctionnement régulier de l'Institut.
Le
Comité pédagogique, composé du directeur du Service des
études, de la directrice adjointe, des directeurs de département et
de deux représentants élus par l'Assemblée des professeurs pour une
durée de deux ans, assure le soutien et la promotion de la vie
intellectuelle de l'Institut.
Le Comité des études
(COMET)
est un organisme qui a pour but de favoriser un dialogue efficace entre
les professeurs et les étudiants sur toutes les questions d'étude ou de
pédagogie. Cinq étudiants élus par leurs pairs, ainsi que le Directeur
des Études, la directrice adjointe et les directeurs de département
composent ce comité consultatif.
LE RAYONNEMENT DE L'IFTM
Un bulletin de liaison, L'Entre
deux tours,
publié deux fois par année, fait connaître la vie de l'Institut et de
ses membres auprès d'organismes divers et d'individus concernés et
intéressés par la formation des prêtres. L'Association des Anciens du
Grand Séminaire de Montréal publie à l'intérieur de L'Entre deux tours
son bulletin intitulé Le Séminaire; la Fondation du Grand Séminaire
fait de même en publiant deux pages pour mieux se faire connaître.
L'organisation occasionnelle de colloques et de conférences avec la
participation des professeurs de l'Institut, de proches collaborateurs
et d'invités spéciaux, permet une contribution de l'IFTM dans des
questions concernant la vie en Église et en société.
Notons que depuis 1986 le Grand
Séminaire de Montréal a organisé huit colloques de théologie, toujours
suivis de la publication des Actes de ces colloques dans la collection
" Communauté et ministères ", chez Bellarmin: 1986, " La mission des
laïcs "; 1988, " Les prêtres pour quelle mission? "; 1990, " Québec:
terre d'évangile? "; 1992, " Histoire, notre avenir "; 1994, " La
famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui "; 1996, " Thérèse de
Lisieux, cent ans plus tard "; 2001, " Thérèse de Lisieux, une parole
pour aujourd'hui "; 2004, " L'Église vit de l'Eucharistie ". Depuis
1993, l'Institut de formation théologique de Montréal organise des
séries de conférences publiques sur des sujets religieux d'actualité.
Quatre conférences ont eu lieu sur le Catéchisme de l'Église
catholique, deux conférences sur l'encyclique Veritatis Splendor,
deux sur l'euthanasie et le suicide assisté, trois sur les nullités de
mariage, deux sur les synodes diocésains, une sur les anges et les
démons et une autre sur les nouvelles religions. À l'automne 1996, deux
conférences ont porté sur le thème de la confessionnalité scolaire. De
plus, au printemps 2000, dans le cadre de l'année jubilaire, on a tenu
un panel sur l'Eucharistie. Au cours de l'année académique 2000-2001
deux conférences publiques ont été organisées, l'une s'intitulant " Le
sacrement du pardon est-il en pénitence? " et l'autre " Le
génome humain: enjeux et perspectives ".
À
cela s'ajoute (depuis 1996) la mise sur pied du Service d'Éducation des
Adultes qui est au service des laïcs en offrant à ceux qui souhaitent
un
ressourcement, des cours en pastorale familiale, en spiritualité et en
théologie pouvant conduire à l'obtention d'un certificat dans chacun de
ces domaines. Le certificat en pastorale familiale est le fruit de la
collaboration avec l'Office de la famille du diocèse de Montréal; de
plus, les candidats au diaconat permanent du diocèse de Montréal
(depuis 2001) poursuivent le programme du certificat en théologie.
Enfin, concernant le rayonnement de l'IFTM, les laïcs qui le désirent
peuvent (depuis 1993) suivre les cours de philosophie et de théologie
destinés aux séminaristes, tout en sachant que la vocation première et
primordiale de l'Institut est la formation des prêtres.
STATUTS ET
DIPLÔMES
L'Institut de formation théologique de Montréal
relève de la Congrégation pour l'Éducation catholique. Depuis
1979, il est affilié à l'Université Pontificale du Latran. De
1988 à 2007, l'Institut a été membre de l'Association for
Theological Field Education (ATFE). Depuis 1992, l'Institut est
aussi membre de la Catholic Association for Theological Field
Education (CATFE).
L'Institut de formation théologique de Montréal accorde aux
futurs prêtres : un baccalauréat canonique en philosophie, un
baccalauréat canonique en théologie, une maîtrise en théologie
pastorale (M.Div.), ainsi que des diplômes adaptés aux acquis des
candidats et à leur situation : certificat en philosophie, baccalauréat
civil en théologie, etc.
RAP
Le baccalauréat canonique en
philosophie, correspondant à une
majeure civile en philosophie, est attribué à l'étudiant qui a répondu
aux exigences d'études des deux années de philosophie de l'Institut. Ce
programme comporte 60 crédits.
Le baccalauréat canonique en
théologie s'obtient après avoir
réussi
le programme des trois premières années de théologie. Ce programme
comporte 93 crédits.
La maîtrise en théologie
pastorale (M.Div.) de
l'Université du Latran se poursuit parallèlement avec les études du
baccalauréat canonique en théologie. Elle comporte 45 crédits
spécifiques: 21 crédits de formation pastorale théorique et 24 crédits
de formation pastorale pratique. Seuls les futurs prêtres poursuivent
ce programme.
LES SERVICES
Le
Grand Séminaire de Montréal a une bibliothèque spécialisée en théologie
et en philosophie qui compte plus de 125 000 volumes et quelque 175
périodiques. Trois personnes compétentes, dont une documentaliste, sont
au service des usagers pour les aider à compléter leurs recherches et
pour assurer une utilisation optimale des ressources.
Un
secrétariat général et un secrétariat des études sont à la disposition
du personnel enseignant et des étudiants.
FORMATION PASTORALE 
Le but du programme de formation
pastorale est de permettre au futur pasteur de se familiariser avec le
ministère et la vie du prêtre diocésain et d'acquérir la mentalité et
le coeur d'un pasteur. Par l'étude et les activités pastorales, le
futur prêtre intègre son savoir, développe des habiletés pastorales et
s'approprie progressivement une identité ministérielle.
LA FORMATION
PASTORALE THÉORIQUE
À la fin de chaque année
universitaire, et pour une période de deux semaines, des sessions de
pastorale sont offertes par une équipe de professeurs spécialisés.
Durant ses années de philosophie, le séminariste suit quelques sessions
de pastorales. Mais, dès la fin de la première année de théologie, et
jusqu'à la fin de son stage en paroisse, le séminariste participe à des
sessions qui l'initient progressivement à son futur ministère d'annonce
de la Parole, de rassemblement et de service de la communauté
chrétienne, et de sanctification du Peuple de Dieu.
Pour obtenir
la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.),
le futur prêtre devra accumuler 21 crédits de
formation pastorale théorique tout au long de ses années d'étude.
LA FORMATION
PASTORALE PAR L'ACTION
L'action pastorale elle-même est un
lieu de formation " théologique " si elle répond à trois conditions:
(1) que cette action constitue un projet stable et d'assez longue durée
dans un milieu donné; (2) que cette action pastorale soit accompagnée,
supervisée et évaluée par des tuteurs et accompagnateurs compétents;
(3) qu'une réflexion théologique, individuelle et communautaire,
permette au futur prêtre de bien identifier dans son agir pastoral la
présence, les appels et l'action de Dieu.
À l'I.F.T.M., en plus des insertions
pastorales non créditées
que les séminaristes effectuent dès la deuxième année de philosophie
dans différents contextes pastoraux (milieu hospitalier, pastorale
sociale, pastorale jeunesse, transmission de la foi etc.), la formation
pastorale par l'action comporte deux volets majeurs:
- l'année pastorale et le stage pastoral.
Dans chacun des cas, les séminaristes sont impliqués à temps plein dans
une paroisse ou une unité paroissiale de leur diocèse respectif.
- Pour obtenir la maîtrise en théologie pastorale
(M.Div.), le futur prêtre devra cumuler, tout au long de ses années
d'études 24 crédits de formation pastorale par l'action.
LA FORMATION
PASTORALE : UN PROGRAMME POUR TOUS
La formation pastorale demeure l'un
des quatre axes fondamentaux de la formation presbytérale pour tous les
candidats. Les autres axes étant les formations humaine, spirituelle,
et intellectuelle. Ainsi, même les séminaristes qui ne désirent pas
poursuivre l'obtention de la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.)
devront participer tous les ans aux insertions pastorales, au programme
de l'année pastorale et aux sessions de pastorale du mois de mai. Toute
cette formation vise à aider le futur prêtre à mieux réfléchir sur son
expérience pastorale et à mieux l'intégrer, pour développer de plus en
plus l'intelligence et le coeur du pasteur.
LES INSERTIONS
PASTORALES NON CRÉDITÉES
Les insertions pastorales commencent
dès la deuxième année de philosophie et se poursuivent jusqu'à la fin
de la troisième et dernière année de théologie. Elles comportent
environ quatre heures de travail pastoral par semaine vécues dans
différents contextes pastoraux.
Ainsi, durant la deuxième année de philosophie, nous demandons au futur
prêtre de vivre une expérience pastorale auprès des malades dans un
hôpital ou un centre hospitalier de soins de longues durées. Puis, lors
la première année de théologie, le séminariste vivra un projet
d'insertion dans le domaine de la pastorale sociale. Durant sa deuxième
et sa troisième année de théologie, le futur prêtre continuera d'être
impliqué dans l'unité paroissiale où il aura vécu son année pastorale.
On lui demandera alors de choisir, en deuxième année de théologie, un
projet relié à la pastorale jeunesse, à la préparation au mariage ou
encore à la pastorale auprès des personnes seules et en troisième année
de théologie, un projet portant sur la pastorale liturgique,
l'éducation de la foi des adultes ou le catéchuménat.
Les séances de
supervision
Durant l'insertion pastorale, avec en
arrière plan son contrat d'apprentissage et de service, le futur prêtre
rédige des réflexions pastorales (études de cas, événements
significatifs, etc.). Ces documents serviront de matière pour la
rencontre avec le tuteur et celle avec l'accompagnateur de
pastorale.
RAP
Durant
l'année, chaque séminariste, à partir de Théo I, est invité à
présenter, selon son niveau, une ou deux réflexions théologiques en
groupe et à participer activement aux présentations des autres. Les
façons d'aborder ce thème peuvent varier, mais le but est toujours
celui
de reconnaître la présence de Dieu dans son agir pastoral. Cette
expérience permet au futur prêtre de perfectionner ses habiletés
pastorales.
Les évaluations
Chaque
insertion pastorale est évaluée. Une évaluation informelle est faite
tout au long de l'expérience, durant les séances de supervision. Le tuteur
et l'accompagnateur de pastorale qui sont responsables du
séminariste se rencontrent au début du trimestre. Durant le trimestre,
il y a aussi d'autres occasions où tuteur et accompagnateur
de pastorale peuvent se rencontrer ou communiquer par téléphone.
RAP
À
la fin de chaque insertion pastorale, l'accompagnateur reçoit du
tuteur
une évaluation écrite de l'insertion.
L'ANNÉE PASTORALE
L'année
universitaire 2005-2006 a permis une réforme considérable du programme
de la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.) par l'introduction,
après la première année d'études en théologie, d'une année pastorale en
paroisse.
Durant l'année pastorale, le séminariste aura l'occasion de discerner,
de vérifier dans le " concret " de la vie paroissiale sa capacité et
son désir de vivre la réalité d'un prêtre diocésain. À travers cette
année, c'est aussi l'église locale qui sera appelée à se prononcer sur
la capacité du candidat à éventuellement exercer le ministère
presbytéral.
Dans un premier temps, l'année pastorale est une période de formation
pendant laquelle le séminariste se familiarise avec le milieu
d'intervention qu'est la paroisse, par l'observation et l'analyse de
l'environnement et des différentes sphères d'activités de celle-ci.
Dans un deuxième temps, le séminariste sera appelé à exercer une
responsabilité pastorale afin de vérifier et de confirmer la pertinence
de son geste pastoral. Ce séjour en paroisse permet donc au séminariste
d'observer, de " problématiser " , de porter une réflexion pastorale et
théologique et de planifier quelques interventions pastorales.
Cette année pastorale sera aussi l'occasion de poursuivre des objectifs
de l'ordre des attitudes, des habiletés, et des connaissances.
Plusieurs objectifs doivent être atteints à la fin du stage :
- Décrire les diverses composantes du milieu choisi
et l'influence de chacune à l'intérieur d'une action pastorale;
- Se situer personnellement à l'intérieur d'une
telle expérience;
- Manifester des attitudes professionnelles (respect
des personnes, sens des responsabilités etc.);
- Manifester des habiletés en animation dans le
secteur d'intervention choisi;
- Manifester une capacité de travailler en équipe
avec d'autres pasteurs et les laïcs engagés;
- Développer une capacité à gérer et résoudre des
conflits. La méthode praxéologique sera utilisée pour permettre
une réflexion critique sur la pratique professionnelle du futur pasteur.
Durant l'année pastorale, le séminariste colligera dans un journal ses
questions, émotions, réflexions et évaluations des différentes
expériences vécues. De plus, il construira tout au long de l'année, un
dossier qui contiendra la synthèse des observations colligées; les
grandes problématiques rencontrées et leur analyse de même que
plusieurs réflexions pastorales et théologiques qui s'inspireront de
l'Évangile, de la Tradition et des sciences humaines et sociales. Un
nombre de 12 crédits/année sera allouée pour ce dossier.
MODALITÉS DE
FONCTIONNEMENT
À tous les mois, le séminariste
reviendra durant trois jours à l'Institut de formation théologique pour
vivre une journée laboratoire lui permettant de relire
l'expérience vécue et deux journées de formation portant sur
différents thèmes. Cette démarche fait partie des
12 crédits de formation nécessaire à l'élaboration de son dossier de
stage. De plus, trois sessions de formation créditées de 1.5 crédits
chacune pour un total de 4.5 crédits s'intègreront à la grille
horaire de l'année :
PL 7-2624 Attitudes pastorales de Jésus ; PL 7-2534 Leadership
chrétien et gestion des conflits et PL 7-2552 Discernement dans
l'action pastorale.
LE STAGE
PASTORAL
Après
avoir terminé le baccalauréat en théologie, le futur prêtre
entreprendra un stage d'intégration à temps plein orienté sur
l'exercice de la pastorale et la consolidation de l'identité comme
pasteur et éventuellement comme prêtre. L'accent sera mis sur
l'intervention pastorale et la pratique du ministère diaconal s'il y a
lieu. Idéalement, le stagiaire continuera son implication dans le même
milieu que lors de son année pastorale.
Au terme des études en philosophie et en théologie, ce stage veut
permettre à l'étudiant d'intégrer les éléments de sa réflexion et de
ses apprentissages, d'exercer son sens critique sur l'action et sur
lui-même ainsi que d'évaluer sa maîtrise des compétences nécessaires
dans l'exercice de responsabilités pastorales.
En collaboration avec son tuteur (le curé) et son accompagnateur (du
Grand Séminaire), le stagiaire verra à remplir un contrat
d'apprentissage
qui l'engage à participer aux différentes composantes de la vie
pastorale : l'administration, la catéchèse, la liturgie et les
sacrements. De plus, le stagiaire devra identifier un projet
pastoral où il pourrait s'impliquer.
Tout comme durant l'année pastorale, le stage d'intégration permet au
stagiaire, de s'habiliter à une interprétation théologique et pastorale
de sa pratique. Les objectifs suivants sont donc maintenus :
- Se situer personnellement à l'intérieur d'une
telle expérience de stage;
- Manifester des attitudes professionnelles (respect
des personnes, sens des responsabilités etc.);
- Manifester des habiletés en animation dans le
secteur d'intervention choisi;
- Manifester une capacité de travailler en équipe
avec d'autres pasteurs et les laïcs engagés;
- Développer une capacité à gérer et résoudre des
conflits. La méthode praxéologique sera utilisée pour
permettre une réflexion critique sur la pratique professionnelle du
futur pasteur.
Durant l'année, le stagiaire participera à deux
semaines de formation qui seront des temps d'échange autour d'un
thème avec des personnes ressources soit : Reconnaissance des
charismes dans la communauté et évangélisation (novembre 2009); Session
sur le pardon (mars 2010).
Un travail synthèse d'intégration en Théologie pastorale pratique de
quarante pages sera remis à la fin de l'année académique du candidat au
presbytérat.
ÉVALUATION
Au
moins une fois par année, au mois d'avril, ou quand un ministère ou un
ordre est demandé, le stagiaire est évalué par un groupe de laïcs et
par l'équipe pastorale. Une dizaine de laïcs sont choisis par le tuteur,
en consultation avec le stagiaire. Le responsable du SFPS ou
son adjoint ainsi que l'accompagnateur du
stagiaire rencontrent ce groupe en paroisse. Ces hommes et ces femmes,
d'âges différents, ayant des liens variés avec le stagiaire, évaluent
ses progrès, tenant compte de son contrat d'apprentissage et
de service, et des critères plus généraux d'évaluation d'un futur
prêtre.
Si le candidat est évalué en fin d'année ou en lien avec la demande
d'un ministère, le tuteur est
invité à se joindre au Conseil des directeurs pour réviser et évaluer
ses progrès. Si le candidat demande un ministère ordonné (diaconat ou
presbytérat), le tuteur et les autres prêtres sont invités à
se joindre à quelques directeurs du Séminaire pour former un Conseil
d'appel.
La rencontre a lieu au Grand Séminaire même et elle est présidée par le
recteur. Ensemble, ils évaluent le cheminement du stagiaire et
présentent un vote appuyant ou non sa demande.
REMISE DE
L'ÉVALUATION
Le rapport écrit de l'évaluation annuelle est remis
oralement au stagiaire par le responsable du Service de pastorale.
S'il y a demande d'un ministère ou d'un ordre, le rapport écrit de
l'évaluation est remis oralement au candidat par le recteur du
Séminaire. Dans les deux cas, les rapports écrits sont acheminés à son
évêque.
III.
MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME
Le
candidat au presbytérat qui entre au Séminaire aura à franchir trois
étapes importantes avant l'ordination. Il devra:
répondre
aux critères d'admission;
entrer
en formation presbytérale : première année d'appropriation;
développer
des habiletés pastorales.
RÉPONDRE
AUX CRITÈRES D'ADMISSION
Une grille comprenant une liste de critères permettra au futur
séminariste de mieux se connaître. Elle servira aussi d'instrument aux
responsables du Séminaire pour admettre, accompagner et évaluer les
candidats.
CRITÈRES
D'ADMISSION, D'ACCOMPAGNEMENT ET D'ÉVALUATION 
1.
MATURITÉ HUMAINE
autonomie
Vérifier
:
Ses
rapports avec sa famille : son père, sa mère, ses frères et soeurs;
Sa
capacité d'adaptation, en portant une attention particulière aux années
plus récentes;
Sa
capacité de prendre sa vie en main : a-t-il travaillé? A-t-il fait
preuve de persévérance dans les emplois qu'il a occupés? S'est-il
épanoui dans ses milieux de travail?
Sa
capacité d'intériorité;
Sa
liberté dans la prise en charge quotidienne des responsabilités
inhérentes à son projet de vie;
Ses
possibles fragilités à l'alcool, la drogue, la sexualité;
Sa
capacité de se remettre en question;
Son
lien avec l'autorité.
réalisme
Vérifier
:
Sa
connaissance de lui-même : ses forces, ses limites;
Sa
capacité de s'accepter lui-même, tel qu'il est; d'accepter les autres;
Son
jugement : peut-il relativiser ce qui lui arrive? Fait-il la part des
choses?
Exprime-t-il
des opinions nuancées sur les personnes et les événements?
sexualité
intégrée
Vérifier
:
Sa
capacité d'aimer : de créer des liens durables;
Sa
capacité d'aimer les personnes des deux sexes; d'âges, de cultures et
de
conditions diverses;
Sa
capacité de vivre de manière chaste sa condition de célibataire.
sociabilité
Vérifier
:
Sa
capacité d'écoute, sa discrétion;
Sa
capacité de s'intégrer dans un groupe;
Son
initiative, son sens du service : a-t-il fait du bénévolat?
Son
leadership dans la prise en charge de responsabilités;
S'il
possède un casier judiciaire.
capacité
intellectuelle
Vérifier
:
Ses
résultats académiques aux niveaux secondaire, collégial et
universitaire;
Ses
aptitudes et son intérêt pour des études universitaires;
Ses
centres d'intérêt autres que les études;
Son
goût pour la lecture.
hygiène
mentale et physique
Vérifier
:
Son
état de santé;
S'il
a souffert de maladies nerveuses ou de dépressions;
S'il
existe des maladies héréditaires dans sa famille;
Sa
capacité de planifier ses activités;
Sa
capacité de s'accorder des moments de détente;
La
place qu'il réserve aux loisirs et aux sports.
2.
EXPÉRIENCE CHRÉTIENNE
vie
théologale
A-t-il
vécu une conversion?
Quelle
place la personne du Christ occupe-t-elle dans sa vie?
Quelle
est sa pratique des sacrements de l'eucharistie et de la
réconciliation?
Sa
vie de prière trouve-t-elle écho dans sa vie au quotidien?
engagement
chrétien
Est-il
impliqué dans une communauté chrétienne?
A-t-il
fait partie d'une association religieuse en dehors de l'Église
catholique?
A-t-il
été membre d'un groupe de prière, d'un mouvement apostolique ou d'un
organisme paroissial?
3.
VOCATION PRESBYTÉRALE
intériorité
des motivations
Comment
a-t-il perçu l'appel de Dieu au tout début?
Comment
sa motivation pour cette vocation a-t-elle évolué?
Des signes
extérieurs l'ont-ils confirmé dans son orientation?
Pourquoi
désire-t-il devenir prêtre?
Comment
pense-t-il intégrer le célibat dans l'ensemble de sa vie?
Dans
quels ministères surtout se voit-il exercer son ministère presbytéral?
ENTRER EN
FORMATION PRESBYTÉRALE : l'ANNÉE PROPÉDEUTIQUE
Les
séminaristes qui débutent au Séminaire se joignent, quel que soit leur
âge, à un même groupe-vie. De profils différents, ils se complètent et
s'enrichissent mutuellement.
La
première année en est une de mise en route sur le chemin de la
formation
presbytérale. Elle veut amener le séminariste à une prise en charge de
plus en plus grande de sa propre formation.
Le programme de cette première année
comprend quatre étapes, dites propédeutiques ou d'introduction, que le
séminariste doit franchir :
-
Reconnaître
l'appel du Seigneur qui l'invite à le suivre comme baptisé;
-
Découvrir
chez lui les dons, les charismes de l'Esprit qui permettront de
répondre à cet appel baptismal;
-
Discerner
plus profondément son rôle dans l'Église : laïc, prêtre;
-
Approfondir
son appel à la vocation de prêtre diocésain grâce à l'ensemble des
dimensions de la formation du Séminaire : humaine, spirituelle,
intellectuelle et pastorale; grâce aussi à la vie communautaire, tant
dans son groupe-vie que dans la grande communauté.
Compte tenu précisément de la
diversité des profils qu'ils présentent, les nouveaux candidats
d'aujourd'hui exigent un accompagnement personnalisé qui répond le plus
justement possible à leurs attentes et à leurs besoins. Deux prêtres
alors accompagnent chacun des séminaristes, un directeur spirituel et
un accompagnateur au for externe, qui l'aident dans sa formation
spirituelle et humaine.
Un certain nombre de critères
permettront enfin de vérifier le développement des habiletés pastorales
que le séminariste sera appelé à exercer dans des activités pastorales,
depuis son entrée au Séminaire, de même que dans une année pastorale à
temps plein, après la 1ère année de théologie, et un stage pastoral
effectué après ses études théologiques.
mentalité
pastorale
- Capacité de créativité;
- Capacité de bâtir des projets pastoraux, à partir
des besoins
perçus dans l'exercice de sa créativité pastorale, capacité de
surpasser
le superficiel, l'arbitraire pour chercher plutôt à explorer la
profondeur des valeurs religieuses qu'il véhicule et des dynamismes
humains, individuels et collectifs, qu'il touche;
- Souci de compétence professionnelle;
- Savoir se situer dans une perspective d'éducation
permanente;
- Ouverture missionnaire;
- Savoir conserver le souci d'approfondir la
connaissance et
l'assimilation personnelle de la Révélation qu'il a charge de
transmettre; souci de perfectionnement dans l'apprentissage et dans
l'usage des instruments pastoraux à sa disposition; savoir s'arrêter
pour réfléchir théologiquement sur son action et pour l'évaluer
loyalement, en vue d'un progrès continuel dans l'accomplissement de son
service pastoral;
- Au-delà d'un cercle de bons chrétiens, savoir
demeurer ouvert
à l'ensemble de la communauté chrétienne;
- Capacité de travailler auprès des distants, des
non-catholiques, des incroyants;
- Perspective eschatologique;
- Une foi en Jésus le Christ ressuscité qui donne
cette
conviction que tout effort pour bâtir un monde meilleur contribue à
l'avènement du Royaume;
- Devant les lenteurs d'un Royaume qui se bâtit
quotidiennement, devant les échecs possibles d'un travail pastoral,
savoir ressourcer sans cesse son espérance en Jésus ressuscité qui déjà
assure la victoire finale.
aptitudes de
fonctionnement
Animation
Comme animateur, savoir discerner les charismes des personnes, susciter
des collaborations; capacité d'amener un groupe à découvrir ses propres
possibilités et à les actualiser; capacité de cheminer avec un groupe
sans chercher à lui imposer une activité préconçue.
Capacité de soutenir avec persévérance son action auprès d'un groupe,
de
maintenir ce dernier dans un mouvement de croissance, de le disposer à
faire son auto-évaluation périodique, de poursuivre des objectifs
cohérents.
Aptitude à animer la vie chrétienne d'un groupe, particulièrement dans
la liturgie de l'assemblée dominicale.
Counselling
pastoral
Une attitude qui inspire la confiance des individus, de sorte que
ceux-ci soient portés à le consulter pour discuter avec lui de leurs
problèmes personnels.
Compte tenu de l'âge du futur prêtre et des circonstances dans
lesquelles il a vécu, une foi assez personnalisée pour qu'il puisse
apporter une aide spirituelle de quelque valeur aux personnes qui le
consultent individuellement.
Savoir reconnaître l'importance de ce type de service pastoral pour
toutes catégories de personnes.
Aptitude
à la collaboration
Avoir fait l'expérience du travail en équipe, en vue de rendre service
à
une communauté chrétienne particulière.
IV.
INFORMATIONS
PROCÉDURES
D'ADMISSION 
Chacune
des étapes de la formation presbytérale comporte un double mouvement:
une démarche concrète et libre du candidat ainsi que la ratification
ecclésiale de son cheminement. Le stade de l'admission du séminariste
au
Grand Séminaire comporte ce double mouvement. Il se fait selon trois
phases bien distinctes.
démarches préliminaires
Les
démarches peuvent varier selon les situations. Nous décrivons ici la
procédure habituelle pour le diocèse de Montréal. Dans le cas d'autres
diocèses, il se peut que plusieurs des étapes aient été franchies au
niveau local, avant la rencontre avec les autorités du Séminaire.
Pour se vivre dans des conditions
idéales, ce processus peut s'échelonner sur une période assez longue,
souvent un an. Il est donc opportun que le candidat participe au groupe
" Viens et vois " et au " Week-end vocationnel " qu'organise la
Pastorale des vocations. Dès qu'il a une idée assez précise, il peut
entrer en contact avec le recteur du Grand Séminaire de Montréal.
Il
y a habituellement deux entrevues, une avec le recteur et une autre
avec
un des directeurs de la maison. Aux termes de ces entrevues, le
candidat
est invité à fournir le nom de quelques prêtres ou autres personnes qui
peuvent témoigner à son sujet.
S'il
y a lieu de poursuivre la démarche, le recteur procédera à l'ouverture
d'un dossier. Une fois constitué, le dossier demeure la propriété du
Séminaire. Le candidat devra notamment :
Remplir
un formulaire de demande d'admission;
Fournir
l'original de son extrait de baptême (avec confirmation) récent de 3
mois;
Remettre
un relevé officiel détaillé des notes du secondaire, du collégial et
d'études universitaires, s'il y a lieu;
Rédiger
une courte autobiographie dans laquelle il soulignera les motifs qui le
motivent à vouloir être prêtre;
Présenter
un certificat médical;
C'est également au cours de cette période que le candidat rencontrera
un
psychologue. L'examen psychologique veut aider le candidat à cheminer
vers plus de vérité envers lui-même, à mieux se connaître, à mieux
élucider sa propre vocation. Un rapport écrit de cet examen, remis au
recteur du Grand Séminaire, permet aux directeurs de mieux accompagner
le candidat au long de chacune des étapes de sa formation.
appréciation d'un comité
Le
candidat sera ensuite convoqué par le recteur à un comité
d'admission
composé de trois prêtres. Après cette entrevue, le comité remet à
l'évêque ou au supérieur majeur du candidat un rapport de cette
rencontre avec les recommandations pertinentes concernant l'admission
du
candidat: acceptation, refus ou remise à plus tard de l'entrée au
Séminaire. Dans ce dernier cas, on proposera au candidat un mode
d'accompagnement approprié.
intervention de l'évêque ou
du supérieur majeur
Dans
les jours qui suivent, le candidat reçoit une réponse écrite de son
évêque ou de son supérieur à qui appartient l'ultime décision. Une
copie
de cette lettre est transmise au recteur du Grand Séminaire.
À
travers toutes ces formalités qui peuvent paraître complexes au premier
regard, les directeurs du séminaire recherchent, chez les candidats au
ministère presbytéral, les trois caractéristiques suivantes :
une
personnalité suffisamment mûre et équilibrée;
une
certaine expérience de la vie chrétienne et même apostolique;
l'intention
droite de soumettre à l'Église le discernement de leur vocation à
devenir prêtre.
QUELQUES ADRESSES ET
TÉLÉPHONES À RETENIR 
Le Grand Séminaire de Montréal
Institut de formation théologique de Montréal
2065, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3H 1G6
Canada
Téléphone
: (514) 935-1169
Télécopieur : (514) 935-5497
Courriels:
Information générale : info@gsdm.qc.ca
Recteur : recteur@gsdm.qc.ca
Bibliothèque : biblio@bgsdm.qc.ca
Internet : www.gsdm.qc.ca
Téléphones:
Recteur : (514) 935-1169
Service académique : (514) 935-1169 poste 217
Service de pastorale : (514) 935-1169 poste 218
Services administratifs : (514) 935-1169 poste 203 ou 215
Secrétariat général : (514) 935-1169 poste 214
Bibliothèque : (514) 935-1169 poste 219
SIGLES 
LG
: Constitution Lumen Gentium
du Concile
Vatican II (1964) Constitution dogmatique sur l'Église
M.Div.
: Master of Divinity
PDV : Pastores dabo vobis –
Jean-Paul II
(1992) Exhortation apostolique postsynodale Je vous donnerai
des pasteurs
PO
: Décret Presbyterorum Ordinis
du Concile Vatican II (1965) Décret sur le ministère et la vie
des
prêtres
RFSN
(RDC ; RFC ; RFN) : La formation des futurs
prêtres – Ratio Formationis Sacerdotalis Nationalis –
C.E.C.C. 2000
SFPS
: Service des futurs prêtres en stage
- Les dettes de la Compagnie de Montréal,
jusque-là
propriétaire de la Seigneurie de l'Isle de Montréal, s'élevaient à plus
de 100,000 livres tournois que M. de Bretonvilliers, alors supérieur
des
Prêtres de Saint-Sulpice de Paris, paya avec ses revenus familiaux.
- « Arrêt du Conseil d'État du Roi », 15
mai 1702,
dans Édits,
Ordonnances Royaux, Déclarations et Arrêts du Conseil d'État du Roi
concernant le Canada, Québec, E. R. Fréchette, 1854, pp. 296-297.
- Ordonnances faites et passées par son
excellence le
Gouverneur général et le Conseil spécial pour les affaires de la
Province du Bas-Canada, (Continuation du Volume cinquième), Québec,
Imprimés par John Charlton Fisher et William Kemble, Imprimeur des Lois
de Sa Très-Excellente Majesté la Reine, Anno Domini, 1840, p.151.
- M. Bruno Harel, p.s.s., « Le Grand
Séminaire de
1840 à 1940:
une période d'établissement et de rayonnement », dans Le Grand
Séminaire de Montréal, 1840-1990, Montréal, Le Grand Séminaire de
Montréal, 1990, p.63.
- Document manuscrit original signé, Archives
du
Séminaire
de Saint-Sulpice de Montréal.
- M. Bruno Harel, p.s.s., op.
cit.,
p.126.
- Il peut être bon de noter ici que le «
Grand
Séminaire de
Montréal » possède une charte civile en vertu des dispositions de la
troisième partie de la Loi sur les compagnies du Québec, en date du 7
mai 1963.
- L'expression RAP
désigne une règle d'application pratique.
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