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Histoire

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Cahier d'orientations

TABLE DES MATIÈRES

I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Histoire
Mission
La pédagogie des prêtres de Saint-Sulpice
Objectif de la formation
Les responsables

II. LE PROGRAMME DE FORMATION PRESBYTÉRALE
Formation humaine
Formation spirituelle
Formation intellectuelle
Formation pastorale

III. MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME DE FORMATION
Critères d'admission, d'accompagnement et d'évaluation

IV. INFORMATIONS
Procédures d'admission
Quelques adresses et téléphones à retenir
Sigles

Frais relatifs aux services du GSM

Vie communautaire

Séminaristes

Groupe-vie propédeutique
Groupe-vie intermédiaire
Groupe-vie senior
Groupe-vie des séminaristes en année pastorale
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Devenir prêtre Nos prochaines activités vocationelles :

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"Viens et Vois":

23 septembre 2011

"Come and See" Evenings:
September 17, 2010

Témoignage d'un jeune prêtre en ligne.



Viens et Vois flash
BM Source http://www.gsdm.qc.ca/mn/devenirp.htm

 

Cahier d'orientations

CAHIER D'ORIENTATIONS 

2009-2010

Grand Séminaire de Montréal

« Puis Jésus gravit la montagne et Il appelle à Lui ceux qu'Il voulait. Ils vinrent à Lui, et Il en institua Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher. » ( Mc 3, 13-14 )

Charles Langlois, p.s.s.

Le Grand Séminaire de Montréal; quel est son but?

Pastores Dabo Vobis, l’Exhortation apostolique post-synodale du Pape Jean-Paul II sur la formation des prêtres dans les circonstances actuelles, affirme que la nature profonde d’un grand séminaire est « d’être, à sa manière, une continuation, dans l’Église, de la communauté apostolique groupée autour de Jésus » (60). Et l’évangéliste Marc, décrivant l’appel des premiers apôtres, indique la visée de Jésus lui-même sur le groupe apostolique : « Puis il gravit la montagne et il appelle à lui ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui, et il en institua Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher, avec pouvoir de chasser les démons » (3, 13-14).

A
lors, pour atteindre son but, quelles doivent être les caractéristiques du Grand Séminaire de Montréal ? 

Le Grand Séminaire se doit d’abord d’être une communauté propre au discernement de l’appel à la vocation presbytérale. Comme le Seigneur Jésus continue aujourd’hui encore d’appeler ceux qu’Il veut, il importe de vérifier chez ceux qui viennent au séminaire, tant au niveau personnel qu’au niveau ecclésial, l’authenticité de l’appel.

Le Grand Séminaire s’engage également à constituer un milieu favorable à l’ « être avec » Jésus, afin que tous puissent devenir en vérité ses compagnons. L’intimité avec Lui se développe avec l’écoute attentive de sa Parole et avec l’entrée dans une réelle communion à son Mystère pascal. La vérité du lien avec le Seigneur rejaillit sur la qualité des relations au sein de la communauté du séminaire, favorisant ainsi une expérience initiale de la nécessaire communion au sein du presbyterium que Vatican II qualifie de « fraternité sacramentelle » (P.O. 8).

Enfin le Grand Séminaire offre un lieu d’apprentissage à la mission, tant celle de l’annonce de la Parole de Dieu que celle d’instaurer le Royaume de Dieu, en offrant à nos contemporains la libération dont tous ont besoin. À l’instar de Marie et des apôtres au Jour de la Pentecôte, la communauté du séminaire se prépare à accueillir l’Esprit pour assumer avec audace l’aujourd’hui de la mission de la nouvelle évangélisation.

Le présent Cahier d’orientations peut certes favoriser la réalisation du but de la communauté du Grand Séminaire. Pourtant seul l’engagement de chacun et de tous en assurera l’actualisation.

Que l’ « Esprit apostolique » nous soit donné en abondance!


Charles Langlois, p.s.s.
Recteur


TABLE DES MATIÈRES

I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Histoire
Mission
La pédagogie des prêtres de Saint-Sulpice
Objectif de la formation
Les responsables

Séminaristes et stagiaires
Conseil des directeurs
Collaborateurs

II. LE PROGRAMME DE FORMATION PRESBYTÉRALE

Formation humaine
Formation spirituelle
Formation intellectuelle
Formation pastorale

III. MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME DE FORMATION

Critères d'admission, d'accompagnement et d'évaluation

IV. INFORMATIONS

Procédures d'admission
Quelques adresses et téléphones à retenir
Sigles


LE GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL

I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le Séminaire, dans ses différentes formes, avant d'être un lieu ou un espace matériel, est un espace spirituel, un itinéraire de vie, une atmosphère qui favorise et assure un processus de formation permettant à celui qui est appelé par Dieu au sacerdoce de devenir, par le sacrement de l'Ordre, une image vivante de Jésus Christ, Tête et Pasteur de l'Église.

Pastores dabo vobis, no 42

Le processus de formation vécu au Grand Séminaire de Montréal s'articule dans un projet à quatre dimensions : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale.

En rédigeant ce Cahier d'orientations, le Grand Séminaire se propose de présenter l'objectif de chacune de ces dimensions et les moyens pour les atteindre.

Au préalable, cependant, on pourra lire un bref historique de l'Institution et connaître ses formateurs.


HISTOIRE Table des Matieres


De 1657 à 1760: au temps du Régime français

En 1657, les quatre premiers sulpiciens, trois prêtres et un diacre, arrivèrent à Ville-Marie. Ils étaient envoyés par M. Jean-Jacques Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris, à la demande réitérée de M. de Maisonneuve et de Jeanne Mance. Ils se destinaient au service pastoral des habitants de la ville, ainsi que des autochtones qui vivaient dans la région.

En 1663, les Seigneuries de l'Isle de Montréal et de Saint-Sulpice furent accordées au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris en « don onéreux » 1 , contrat que le roi Louis XIV confirma par des lettres patentes au mois de mai 1677. Le 30 octobre 1678, Mgr de Laval érigea l'actuelle paroisse Notre-Dame, « y établit une cure, laquelle il unit et annexa par le même acte à perpétuité audit séminaire de Ville-Marie, pour être desservie sous l'entière autorité des évêques de Québec, par celui desdits ecclésiastiques qui serait choisi par le supérieur dudit séminaire. Cette union a été confirmée plusieurs fois par son successeur à présent évêque de Québec, et en la confirmant, nommément par ses lettres du 30 août 1694; il a encore uni au même séminaire quatre autres cures établies en la dite Isle ès lieux appelés la Chine, la Pointe-aux-Trembles, la Pointe-de-l'Isle et la Rivière-des-Prairies, et une cinquième qu'il a jugé à propos d'établir hors de l'Isle, au lieu appelé la Côte-Saint-Sulpice » 2 .

Le 15 mai 1702, un Arrêt du Conseil d'État du Roi, suivi des lettres patentes du Roi Louis XIV au mois de juin de la même année, confirme cette dépendance des cures de Montréal du Séminaire de Ville-Marie. C'est donc ainsi que, dès 1657 jusqu'à la fin du Régime français, les Prêtres de Saint-Sulpice, établis au Séminaire de Montréal, eurent la responsabilité de trouver et de former des prêtres pour desservir les cures de la région de Montréal. Ils y arrivèrent la plupart du temps en faisant venir des prêtres de France. Ils le firent aussi en ouvrant des écoles à Montréal et en enseignant une année de latin à des jeunes qui allaient ensuite poursuivre leur formation sacerdotale au Grand Séminaire de Québec. Parmi ces professeurs de latin, préparant les jeunes à la prêtrise, on trouve les noms de MM. Guillaume Chambon, Jean-Claude Mathevet, Mathieu Guillon, Claude de Métry, Jean-Baptiste Curatteau, tous sulpiciens. Ils s'acquittèrent aussi de cette tâche en complétant la formation sacerdotale de jeunes clercs tonsurés venus de France, mais n'ayant pas terminé leur formation à la prêtrise. Une quinzaine de prêtres furent ainsi formés dans les paroisses de Montréal par des sulpiciens ayant déjà travaillé dans des séminaires français avant de devenir missionnaires en notre pays. Une fois leur formation sacerdotale complétée, l'évêque de Québec venait habituellement à Ville-Marie conférer l'ordination presbytérale à ces jeunes qui allaient desservir la population montréalaise. Dans les archives des Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, on trouve les noms d'une quinzaine de prêtres qui ont ainsi reçu une bonne partie de leur formation sacerdotale auprès des sulpiciens de Montréal du temps du Régime français.

De 1760 à 1840: à l'heure des « Régents »

Après la Conquête de 1760, le Traité de Paris de 1763 donna un an et demi aux prêtres originaires de France pour se décider à rester ici ou à retourner dans leur pays d'origine. Ceux qui retournaient en France devaient vendre leurs biens avant de partir. Deux sulpiciens seulement retournèrent en France. Il faudra attendre de nombreuses années avant que d'autres sulpiciens français ne reviennent au Canada.

Pendant une période assez longue, en plus des prêtres demeurés ici après la Conquête, il fallut donc compter uniquement sur les prêtres nés et formés chez nous pour répondre aux besoins spirituels de la population de la région de Montréal. La plupart de ces prêtres furent formés au Grand Séminaire de Québec. Mais, de 1760 à 1840, les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal (il en restait 28 en 1764) travaillèrent encore à compléter la formation sacerdotale d'un certain nombre de candidats à la prêtrise qui avaient reçu leur formation initiale au Séminaire de Québec et qu'on nommait alors « régents ». Deux sulpiciens s'illustrèrent particulièrement à ce chapitre: M. Jean-Baptiste Curatteau, arrivé au Canada en 1754 et ordonné prêtre à Montréal en 1757, et M. Jacques-Guillaume Rocque, qui travaillera 40 ans au Collège de Montréal après être débarqué au pays en 1794.

Après la Conquête de 1760, tous les biens des Prêtres de Saint-Sulpice de Paris en Nouvelle-France avaient dû être légués aux Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal. Ce transfert avait suscité quelques contestations qui entraînèrent, le 8 juin 1840, en la troisième année du règne de la reine Victoria, l'établissement d'une Charte civile intitulée: « Ordonnance pour incorporer les Ecclésiastiques du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal; - pour confirmer leur titre au Fief et Seigneurie de l'Isle de Montréal, au Fief et Seigneurie du Lac des Deux Montagnes, et au Fief et Seigneurie de St-Sulpice en cette Province... » 3 .

De 1840 à 1967: le moment des fondations

Justement, cette même année 1840, les Sulpiciens de Montréal vont se lancer dans une « autre institution d'éducation » de très grande importance. C'est l'année où Mgr Ignace Bourget, qui vient de succéder à Mgr Jean-Jacques Lartigue à la tête du diocèse de Montréal (créé par le pape Grégoire XVI le 13 mai 1836), demande aux Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal de fonder un Grand Séminaire pour la formation des futurs prêtres. Après quelques négociations, un concordat en cinq points est signé le 7 novembre 1840 entre Mgr Bourget et M. Quiblier, alors supérieur de Saint-Sulpice à Montréal. « Mgr Bourget confie au Séminaire de Saint-Sulpice ‹ pour toujours › la formation des aspirants au sacerdoce, selon les règles des Séminaires sulpiciens » 4 . C'était le début de cette importante institution de notre patrimoine national qui a formé plus de 6,000 prêtres jusqu'à ce jour.

Le 2 avril 1878, une entente est signée entre l'Université Laval et les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, faisant du Grand Séminaire de Montréal la Faculté de théologie de ladite Université. On peut lire, au numéro un (1) de cette entente: « La Faculté de Théologie du Grand Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, sera, au for civil et dans le sens propre de la ‹ Charte Royale de l'Université Laval ›, la Faculté de Théologie de ladite Université, comme sont les Facultés de Droit et de Médecine ». La sixième clause se lit comme suit:

« Ladite Faculté canonique, comme telle, sera autonome, et, sauf en ce qui est spécifié ci-dessus, elle sera indépendante soit du Visiteur, du Recteur ou du Vice-Recteur de l'Université, soit du Conseil Universitaire, soit des Règlements généraux ou des conventions spéciales dudit Conseil; elle sera sous le contrôle immédiat de l'ordinaire du Diocèse de Montréal et des supérieurs de Saint-Sulpice, et elle pourra conférer par elle-même, canoniquement, tous les degrés académiques, y compris le doctorat, avec les solennités d'usage » 5 .

Le 14 février 1920, le Gouvernement du Québec sanctionne la loi 76, constituant en corporation l'Université de Montréal. Le Grand Séminaire de Montréal devient Faculté de théologie de cette nouvelle université et conserve le pouvoir de donner le baccalauréat, la licence et le doctorat en théologie. Le 25 décembre 1924, c'est au tour de la Congrégation des Séminaires et Universités de Rome d'ériger par décret une Faculté de théologie canonique à Montréal, en l'unissant au Grand Séminaire. Le 19 mars 1925, Mgr Georges Gauthier, évêque coadjuteur de Montréal, et M. René Labelle, alors supérieur des Messieurs de Saint-Sulpice, conviennent des liens devant exister entre l'Université de Montréal, dont l'évêque est le chancelier, et la Faculté de théologie du Grand Séminaire. « La Faculté dépend de l'Archevêque de Montréal, de ses suffragants et du supérieur de Saint-Sulpice. La Faculté est indépendante du recteur et du Conseil universitaire. Cette entente assurait l'indépendance relative de la Faculté de Théologie par rapport à l'Université de Montréal et lui conférait l'appui moral de l'Église » 6 . Cette entente ressemblait beaucoup à celle qui avait uni le Grand Séminaire à l'Université Laval au siècle précédent.

De 1965 à 1967, des tractations se font entre l'archevêque de Montréal, le recteur de l'Université de Montréal, les responsables des Prêtres de Saint-Sulpice et les représentants de diverses communautés religieuses, pour repenser les statuts de la Faculté de théologie et reloger le campus de cette dernière sur les terrains même de l'Université. Simultanément, l'Université prépare le projet d'une nouvelle charte civile qui rendrait l'Université non-confessionnelle, à l'exception de sa Faculté de théologie. Le 12 août 1967, cette nouvelle charte est sanctionnée par la législature du Québec; désormais la Faculté de théologie dépendra de l'archevêque de Montréal et du Conseil de l'Université, et les Prêtres de Saint-Sulpice ne seront plus responsables du Conseil de la Faculté de théologie.

De 1967 à l'an 2000: le renouveau

Le Grand Séminaire de Montréal n'en poursuit pas moins la formation des futurs prêtres 7 . À l'automne 1967, on y dénombre encore 170 séminaristes. On y poursuit également l'enseignement de la théologie. Dès 1969 en effet, un Service des vocations d'aînés est mis sur pied. Ce Service entendait répondre aux besoins d'hommes d'âge mûr qui se destinaient à la prêtrise et qui ont besoin d'un programme d'études adapté à leur expérience de vie.

L'entrée en théologie: la propédeutique avant la lettre

En 1976, on organise, pour tous les nouveaux séminaristes, une année d'" Entrée en théologie "; cette année comporte des cours en Écriture Sainte, en Histoire du Salut, en Introduction à la spiritualité et à la philosophie. En 1977, à la demande de l'Archevêque de Montréal, Monseigneur Paul Grégoire, le Grand Séminaire recommence à offrir tous les cours du baccalauréat en théologie à la plupart de ses séminaristes. Cette formule favorise l'intégration de toutes les dimensions de la formation chez les futurs prêtres: humaine, intellectuelle, spirituelle et pastorale. C'est donc l'option éducative holistique du Grand Séminaire qui justifie de recommencer à offrir les cours du baccalauréat en théologie. Cette option est d'ailleurs partagée par un très grand nombre d'autres séminaires catholiques dans le monde (aux États-Unis on les appelle les " Free Standing Seminaries ").

Un institut affilié en théologie

La même année, le Grand Séminaire entreprend des démarches en vue de faire reconnaître son programme de théologie auprès de la Congrégation pour l'Éducation catholique ainsi qu'auprès de l'Université Pontificale du Latran (qui est l'Université du diocèse de Rome). Le 4 juillet 1979, le « Centre de formation théologique » du Grand Séminaire de Montréal reçoit son affiliation de la Faculté de théologie de l'Université du Latran et son approbation par la Congrégation pour l'Éducation catholique. Ainsi affilié à une Université mondialement reconnue, le Grand Séminaire peut à nouveau faire reconnaître partout la valeur universitaire de son baccalauréat en théologie.

Pendant toutes ces années, le Grand Séminaire accroît son influence et son rayonnement. Des futurs prêtres de nombreux diocèses de la région de Montréal, ainsi que d'un certain nombre d'autres provinces et même de pays étrangers viennent s'y former. Des communautés religieuses envoient leurs candidats étudier chez nous. Le 16 décembre 1988, devant la qualité de la formation offerte au Grand Séminaire de Montréal et à la demande du recteur de l'Université du Latran, la Congrégation pour l'Éducation catholique accorde à notre « Centre » de formation théologique l'appellation d'« Institut ». Au plan des études, nous fonctionnons d'ailleurs depuis quelques années sous le nom d'« Institut de formation théologique de Montréal », nom enregistré auprès de la province de Québec le 9 août 1995.

Un Institut affilié en philosophie

Le 4 octobre 1986, par décret de la Congrégation pour l'Éducation catholique, notre centre reçoit son affiliation de la Faculté de philosophie de l'Université du Latran. Depuis septembre de cette même année, l'Institut de formation théologique offre une deuxième année de philosophie avant les études théologiques. Ceci permet désormais d'offrir un baccalauréat « canonique » en philosophie (2 ans d'études), degré correspondant au Québec à une « majeure » en philosophie.

Un programme de formation pastorale accrédité

En juin 1994, l'Institut est devenu " membre associé " de l'ATS (Association of Theological Schools in the United States and Canada), organisme qui reconnaissait la qualité de la formation dispensée par l'Institut de formation théologique. Dans ce cadre, a été ajouté au baccalauréat en théologie le M.Div. (Master of Divinity), degré souvent requis en Amérique du Nord anglophone pour l'ordination des prêtres catholiques et des pasteurs protestants. Le 23 décembre 1994, avec l'accord de l'Université du Latran, la Congrégation pour l'Éducation catholique sanctionna ce nouveau programme que nous offrons depuis septembre 1995. Il s'agit d'une " maîtrise en théologie pastorale (M.Div.) " que peuvent obtenir les bacheliers en théologie ayant complété, au terme de leur année de stage, 45 crédits de pastorale (24 crédits de formation pratique et 21 crédits de formation théorique). Toutefois, depuis septembre 2007 le Grand Séminaire, pour des raisons financières surtout, a dû mettre un terme à cette association.

Un institut reconnu civilement

Le 20 juin 1998, par le projet de loi n0 278, le Parlement du Québec décrète que « les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal ont le pouvoir de dispenser des programmes d'enseignement de niveau universitaire et de décerner des grades, diplômes, certificats ou autres attestations d'études universitaires dans le domaine des sciences ecclésiastiques. »

Cette reconnaissance civile nous permet de faire valoir au niveau de l'État, des Universités et des Institutions qui reçoivent nos étudiants nos titres canoniques. De plus, l'octroi des bourses d'études et des prêts du Ministère de l'Éducation le sont en vertu de cette reconnaissance civile.


MISSION Table des Matieres


LA FORMATION AU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

Le Grand Séminaire de Montréal est une institution diocésaine au service de la formation des futurs prêtres.

Sa mission première est de former des hommes profondément attachés à Jésus-Christ et à son Évangile. Ils sont préparés à affronter les défis que leur présentera la vie des communautés chrétiennes et aussi à transmettre l'espérance puisée dans la Bonne Nouvelle.

L'Archevêque confie cette mission à la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice qui a été dédiée à " Jésus-Christ Souverain Prêtre ". La Compagnie porte le souci d'éduquer à la " vie intérieure " et de former " l'esprit apostolique " de ceux qui se destinent au ministère presbytéral. (Constitutions de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, no 1).

Le Grand Séminaire accomplit sa mission en communion étroite avec l'Église de Montréal, son Pasteur et son presbyterium, ainsi qu'avec les autres communautés diocésaines ou religieuses qui font confiance au charisme sulpicien. Au coeur de l'Église diocésaine, lié à l'évêque et au presbyterium, le Grand Séminaire veut être un signe d'espérance pour l'ensemble des fidèles.

Conformément aux nouvelles orientations de la " Ratio" francophone de la Conférence des évêques catholiques du Canada, approuvée par la Congrégation de l'Éducation Catholique le 30 septembre 1999, le Séminaire offre la formation presbytérale qui comprend les dimensions humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Il vise ainsi, selon les indications du décret " Optatam Totius" et de l'exhortation apostolique " Pastores dabo vobis" , à former des pasteurs voués à la mission du peuple de Dieu, animés dans leur ministère par l'Esprit du Christ, Tête, Pasteur et Époux, fondés personnellement dans la foi de l'Église et intellectuellement préparés pour l'annonce de l'Évangile à ce monde.

Dans l'Église, étroitement unis aux évêques et en lien avec les diacres, les prêtres rendent visible le Christ Pasteur. Ils rappellent à l'Église qu'elle naît et reçoit sans cesse sa vie du Dieu Père et de l'Esprit du Seigneur Jésus. Par l'imposition des mains et l'invocation de l'Esprit Saint, ils sont marqués d'un caractère particulier qui les configure au Christ Prêtre et Pasteur. Ils sont rendus capables, à leur rang, d'agir au nom du Christ Tête en personne (PO 12).

Les prêtres, " en recevant l'Ordre, ont été consacrés à Dieu d'une manière nouvelle pour être les instruments vivants du Christ Prêtre éternel, habiletés à poursuivre au long du temps l'action admirable par laquelle, dans sa puissance souveraine, il a restauré la communauté humaine toute entière ". PDV 20

En communion avec leurs frères et soeurs chrétiens, dont ils partagent la dignité fondamentale de baptisés et dont ils promeuvent les charismes, les prêtres portent en priorité la responsabilité de l'annonce de la Parole et le souci de l'éducation de la foi. Par leur ministère et le témoignage de leur vie, ils servent l'Église pour qu'elle discerne les signes des temps et devienne Lumière au milieu des nations (LG 1). Dans une Église qui célèbre et qui prie, les prêtres portent en eux le désir vivant et exigeant de célébrer dans la prière, la liturgie et les sacrements, la Parole qu'ils proclament dans leur ministère d'évangélisation. Dans une Église qui est communion, les prêtres sont au service d'une Parole qui exige conversion et engagement missionnaire au service de tous, en particulier des plus pauvres.


LA PÉDAGOGIE DES PRÊTRES DE SAINT-SULPICE Table des Matieres


Depuis plus de trois siècles, la Compagnie de Saint-Sulpice, fidèle aux intuitions de son fondateur, Jean-Jacques Olier, a développé des pratiques pédagogiques dans la formation des futurs pasteurs, pratiques qui la caractérisent et qu'elle a su adapter aux besoins particuliers des lieux et des temps. Celles qui suivent sont les plus importantes:

PRIMAUTÉ DONNÉE À LA FORMATION SPIRITUELLE

Même si l'objectif de toute institution de formation presbytérale est de former des pasteurs, la tradition sulpicienne considère que la formation spirituelle constitue l'axe principal de la formation des prêtres. Elle vise à former l'être même du prêtre à l'image du Christ Pasteur. C'est autour de ce pôle intégrateur que les dimensions humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale trouvent leur sens et leur unité.

L'initiation progressive à la vie dans l'Esprit requiert, outre une conversion continue, un accompagnement éclairé. Parce qu'il concerne l'ensemble de la personnalité du futur prêtre et tend à l'unité de sa personne, l'accompagnement spirituel est attentif aux multiples aspects de cette intégration, notamment en ce qui concerne l'affectivité dans ses diverses formes. Dans l'exercice de la direction spirituelle, la tradition sulpicienne a toujours voulu exprimer un grand respect des personnes et une volonté de servir leur liberté spirituelle.

UNE SEULE ET MÊME COMMUNAUTÉ

Si la vie au Séminaire est un apprentissage de la vie en Église et en presbyterium, il apparaît essentiel que tous, formateurs et futurs prêtres, partagent une même vie. La communauté du Séminaire devient ainsi véritablement formatrice par les échanges qui s'établissent entre éducateurs et futurs prêtres et par le partage des responsabilités nécessaires à sa bonne marche.

UNE PRATIQUE COLLÉGIALE DE L'AUTORITÉ

Au sein de l'équipe des directeurs du Séminaire, même si le recteur a des responsabilités particulières, chacun porte collégialement la charge de la formation des futurs prêtres et prend à la majorité des voix les décisions relatives à sa conduite. À leur niveau et selon leur expérience, les séminaristes exercent à leur tour des responsabilités dans les divers services nécessaires à la vie de la communauté du Séminaire.

INITIATION À L'ESPRIT APOSTOLIQUE

L'initiation progressive à des tâches pastorales concrètes, dès l'entrée au Séminaire, est sans doute une des caractéristiques les plus renouvelées de la pédagogie sulpicienne. Elle suscite, chez les futurs prêtres, une ouverture nouvelle à la vie des personnes, aux questions de foi et de morale qu'elles posent, et aux grands problèmes pastoraux qu'affrontent les prêtres et les agent(e)s de pastorale qu'ils côtoient. Il s'ensuit une motivation nouvelle pour la prière et un regain d'intérêt pour les études.

Si la pédagogie des prêtres de Saint-Sulpice se caractérise par les pratiques mentionnées plus haut, elle partage, avec d'autres institutions analogues, un même souci de former des hommes ayant le haut niveau de connaissances philosophiques et théologiques exigé par la mission et la situation pastorale, une compétence qui inclut une connaissance suffisante de sciences annexes et une conviction ferme quant à la nécessité d'une formation permanente. Elle a aussi le souci de former des hommes capables de fraternité entre eux et de collaboration avec d'autres ministres ordonnés ou institués, avec des agents et agentes de pastorale religieux ou laïcs ainsi qu'avec les autres baptisés; des hommes enfin possédant une perception aiguë des exigences de la justice sociale et un amour agissant pour les plus pauvres.


OBJECTIF DE LA FORMATION Table des Matieres


L'objectif de la formation est déjà consigné dans les notes précédentes. Il s'agit de mettre en oeuvre la promesse du Seigneur : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon coeur » (Jr 3,15). Pour atteindre ce but, la préoccupation majeure de la « communauté éducatrice » du séminaire est d'assurer à la fois l'unité et l'intégration de l'ensemble de la formation.

Puisque les divers aspects de la formation au ministère sont non seulement interdépendants, mais véritablement unis en profondeur, la Ratio francophone du Canada, suivant le Concile Vatican II et l'exhortation Pastores dabo vobis, rappelle quelques convictions comme fondements des objectifs aptes à former:

des personnalités, fortes et libres;

des chrétiens disponibles à l'Esprit;

des croyants lucides, aimant la vérité et capables de la communiquer;

des pasteurs selon le coeur de Dieu.

(RFC 77-108)

« La finalité pastorale doit marquer la formation spirituelle et intellectuelle, la manière d'être et de penser du futur prêtre. Elle doit aussi caractériser le type de responsabilité à assumer et sa manière d'agir. Il s'agit pour lui en effet de se préparer à agir, avec conscience et compétence, au nom et en la personne du Christ, Tête et Pasteur, au service de l'Église mystère, communion et mission ».

(RFC 104)

Les formateurs sont convaincus de l'importance des axes principaux d'intégration et des étapes de progression à franchir :

L'axe central est l'accueil et la recherche constante de l'union au Christ Prophète, Prêtre et Pasteur. La formation spirituelle d'un futur prêtre ne peut s'accomplir en faisant abstraction d'un appel particulier que le Christ lui adresse. Pour lui, marcher à la suite du Christ, ce sera assumer le ministère et la vie d'un prêtre.

Le Séminaire est un lieu privilégié d'articulation des différents axes de la formation. L'équipe animatrice ne pourra jamais se départir de sa responsabilité globale. Même si elle confie telle ou telle tâche, elle doit assurer la liaison avec tous les lieux de formation, veiller à la qualité du travail qui s'y fait et promouvoir l'intégration unifiée de ces divers éléments. Les assemblées de la communauté, les groupes-vie, les divers comités, sans oublier les évaluations font apparaître à la conscience de chacun et de toute la communauté la nécessité de cette unification.

La direction spirituelle est par excellence le lieu et le moyen de cette unification personnelle. La mission propre du directeur spirituel est précisément à son service. Il aide le séminariste à s'engager et à cheminer dans les différents secteurs de la formation, à y discerner les voies de l'Esprit pour lui et à les relier entre eux par docilité à ce même Esprit qui l'unit à Jésus-Christ. Finalement, l'intégration engage la responsabilité inaliénable de chacun des futurs pasteurs.


LES RESPONSABLES Table des Matieres


SÉMINARISTES ET STAGIAIRES

En reconnaissant que l'Esprit Saint est le protagoniste par excellence de leur formation, les séminaristes sont des personnes adultes qui, responsables de leur discernement, veulent librement se faire accompagner par une équipe de prêtres qui les ont acceptés et avec qui ils s'engagent à collaborer de façon personnelle, convaincue et de bon coeur. (PDV 69)

Après l'étude de chaque demande, sont admis au séminaire les candidats qui ont manifesté une orientation ferme vers le ministère presbytéral et qui sont présentés officiellement par leur évêque, s'ils se destinent au clergé diocésain, ou par leur supérieur majeur, s'ils appartiennent à une famille religieuse.

Le Séminaire assure la responsabilité de l'ensemble de la formation, des séminaristes. Certains sont aux études philosophiques et théologiques, résident au Grand Séminaire et vivent en communauté. Celle-ci est un lieu de vie fraternelle et d'apprentissage des relations existant au sein d'un presbyterium et d'une communauté ecclésiale. Elle est aussi le lieu où s'unifie la formation. Les séminaristes sont appelés à y vivre la prise en charge responsable de leur formation et à collaborer aux divers services qui la structurent.

D'autres, qui ont complété en partie ou en totalité leur formation initiale au Séminaire, résident dans une communauté paroissiale pour y accomplir une année de pastorale ou un stage pastoral avant leur ordination presbytérale. Pour le diocèse de Montréal et d'autres diocèses qui font appel à son expérience, le Séminaire regroupe ces candidats dans un service particulier (Service de pastorale) et leur offre un programme adapté de rencontres, de cours et de sessions destiné à assurer de façon plus immédiate leur formation au ministère.

CONSEIL DES DIRECTEURS

Au service des futurs prêtres, le Conseil des directeurs, animé par le recteur, a collégialement la responsabilité du Séminaire. Le Conseil comprend à la fois des prêtres de Saint-Sulpice et des prêtres diocésains. Le Conseil des directeurs est responsable des futurs prêtres durant toute la durée de leur formation, tant au moment des études et de résidence au Séminaire qu'au moment de leur stage pastoral en paroisse, avant l'ordination au presbytérat. À chaque année, la liste des membres de ce Conseil est soumise à l'approbation de l'Archevêque de Montréal.

Les membres du Conseil se partagent les tâches d'animation, de direction spirituelle et d'enseignement. Cette façon de faire répond à un réel souci d'assurer l'unité de la formation presbytérale et de favoriser l'intégration de ses différentes dimensions par chacun des futurs prêtres, dans une visée pastorale authentique.

Les directeurs reconnaissent l'autorité première de l'évêque dans la préparation de ses futurs prêtres et collaborent volontiers avec lui.

LISTE DES DIRECTEURS POUR L'ANNÉE 2009 - 2010

Messieurs,

Charles Langlois, p.s.s., recteur
Michel Rodrigue
, p.s.s.
Robert Gauthier, p.s.s.
Jaroslaw Kaufmann, p.s.s.
Bertrand Montpetit, prêtre


Candidat à Saint-Sulpice en formation

Christian Pichette, prêtre



COLLABORATEURS

Avec les membres de l'équipe des directeurs, le Séminaire bénéficie de la collaboration de nombreux professeurs, prêtres, religieuses, laïcs hommes et femmes, choisis pour leur compétence intellectuelle et la qualité de leur engagement pastoral ou apostolique. Outre les directeurs et les professeurs, un personnel qualifié, formé de prêtres, et de laïcs, assume la responsabilité des divers services nécessaires à l'existence et au progrès de l'institution: économat, bibliothèque, divers secrétariats, cuisine, entretien, etc.

Pour permettre aux séminaristes de s'initier progressivement au ministère presbytéral, des insertions pastorales supervisées sont organisées tout au long de leur temps de formation (avant et après l'année de pastorale). À travers cette présence en paroisse ou dans d'autres milieux, grâce aux contacts avec des personnes responsables qu'ils voient vivre et agir, ils acquièrent une mentalité et des habiletés de pasteurs. Cet apprentissage doit beaucoup aux prêtres-tuteurs sur le terrain, mais aussi aux divers agents et agentes de pastorale qui oeuvrent au sein des communautés chrétiennes. Au contact de ces communautés, les futurs pasteurs apprennent à vivre et à collaborer en Église avec leurs frères et soeurs.

« La formation humaine et spirituelle des prêtres touche en profondeur et façonne puissamment ses capacités d'aimer; elle oriente et développe non moins fortement les capacités de penser… La recherche active de la vérité sur le mystère de Dieu et de l'homme conduira à la sagesse qui fait des maîtres, comme la participation au ministère presbytéral l'exige ».

Ratio RFC, 2000, no. 93


II. LE PROGRAMME DE FORMATION PRESBYTÉRALE

Le candidat qui se présente au Séminaire vient se préparer à un ministère spécifique qui engage entièrement son être et sa vie. Grâce à la formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale qui lui est offerte, le séminariste s'entraîne à devenir un homme de communion ecclésiale.


FORMATION HUMAINE Table des Matieres


La formation humaine constitue le fondement de toute la formation au presbytérat.

Le prêtre, appelé à être « l'image vivante » de Jésus-Christ, Tête et Pasteur de l'Église, doit chercher à refléter en lui-même, dans la mesure du possible, la perfection humaine, qui resplendit dans le Fils de Dieu fait homme et qui transparaît avec une singulière efficacité dans ses attitudes avec les autres, comme les évangélistes les présentent (PDV 43).

C'est dans cette perspective que le Grand Séminaire de Montréal veut aider le candidat dans le processus de maturation individuelle et sociale nécessaire au don de sa vie à la manière de Jésus Christ. Favoriser la recherche de lucidité sur soi-même et d'unité dans toutes les dimensions de sa vie, la faculté de prendre des décisions libres et responsables et la capacité de construire et d'entretenir des relations interpersonnelles ajustées constituent le but fondamental du programme de formation humaine.

L'accompagnement personnalisé

La variété des cheminements des candidats au presbytérat demande un accompagnement plus adapté à la situation de chacun. Divers instruments servent à atteindre cet objectif.

L'accompagnateur spirituel

L'accompagnement spirituel est un des grands moyens qui soutiennent la marche vers Dieu et la maintiennent dans la dépendance de l'Esprit Saint et de son Église.

RAP

Chaque séminariste choisit un directeur spirituel parmi les membres de l'équipe des directeurs. Il établit avec lui le rythme des rencontres, normalement à chaque deux ou trois semaines. Avec lui, il fait une relecture de son vécu à la lumière de la foi et des exigences de son projet vocationnel pour découvrir les attentes du Seigneur sur lui.

Un accompagnement spirituel fructueux requiert une relation humaine de liberté et de respect avec un climat de confiance, d'ouverture et de discrétion. Au Conseil de la maison, un directeur ne prend jamais la parole lorsqu'il s'agit d'un de ses dirigés.

L'accompagnateur au for externe

L'accompagnement " au for externe " constitue un moyen privilégié de croissance au plan humain. Il permet au séminariste d'affiner son regard sur lui-même, en relation avec les autres, dans une perspective de croissance personnelle et communautaire.

RAP

Chaque séminariste se voit désigner un accompagnateur au for externe. L'accompagnateur prend l'initiative de rencontrer régulièrement le séminariste, habituellement à chaque mois, afin de partager avec lui différentes observations extérieures et de faire une révision à partir du projet d'étape (cf. ci-après). Vécues dans le dialogue, ces rencontres sont également l'occasion pour le candidat de partager une préoccupation particulière qu'il porte (et qui est de nature publique).

Le projet d'étape

Le projet d'étape est un instrument de croissance personnelle très important. Pour qu'il soit réaliste et efficace, le séminariste élabore ce projet en dialogue avec son accompagnateur spirituel et l'accompagnateur au for externe à partir des données de sa propre évaluation, de celles du rapport psychologique, de l'évaluation des directeurs, de celle des personnes-ressources de son milieu d'insertion pastorale et des richesses de sa propre personnalité. Pour assurer l'efficacité de ce projet, il y a révision périodique du projet avec l'accompagnateur spirituel et l'accompagnateur au for externe.

RAP 8

À partir de la deuxième année de philosophie, durant le premier mois de l'année scolaire, chaque étudiant construit un projet pour l'année dans lequel il établit ses objectifs personnels pour chacune des composantes de sa vie et les moyens adéquats pour les atteindre.


Les évaluations

Pour aider la prise en charge individuelle et ainsi permettre un meilleur discernement de sa vocation, le séminariste est appelé à mesurer le chemin parcouru au cours de sa formation par les diverses évaluations qui lui sont demandées. Le directeur spirituel joue évidemment un rôle important dans cette tâche. Mais c'est aussi le Conseil des directeurs qui doit effectuer un travail de discernement. Il doit vérifier les aptitudes de chacun, tenir compte de la façon dont est vécue l'articulation des divers pôles de la formation et juger des progrès faits en ce domaine.

RAP

Au cours de l'année, plusieurs rencontres entre le séminariste et son accompagnateur au for externe servent à préparer l'évaluation écrite de fin d'année. Un texte est soumis au Conseil pour y être complété. Cette évaluation est alors transmise par le recteur au candidat lui-même ainsi qu'à son évêque ou son supérieur majeur.

Lors de la demande d'un ministère ou d'un ordre, une autre évaluation est préparée. Lorsqu'il s'agit d'une demande à un ordre (diaconat ou presbytérat), les prêtres et les laïques qui sont en liens avec le candidat sont aussi consultés.

La décision du retrait d'un séminariste fait suite à un vote majoritaire du Conseil lors de deux réunions différentes. Entre les deux votes, le recteur (et s'il le juge opportun, avec d'autres membres du Conseil), après avoir entendu le séminariste et communiqué avec son évêque, présente l'état de la question au Conseil qui peut entériner les votes précédents ou proposer une autre solution. Le Conseil vote une deuxième fois et le résultat majoritaire est considéré alors comme définitif.

Sessions de formation humaine

Le programme de formation humaine prévoit des sessions de formation humaine. Animées par des personnes-ressources compétentes, psychologues et psychothérapeutes, ces sessions visent à outiller les séminaristes dans l'acquisition de l'autonomie personnelle et la croissance dans la maturité et la liberté au service du Peuple de Dieu.

RAP

Le programme des sessions de formation humaine comporte quatre années.

Les sessions de l'année propédeutique vise à introduire au développement humain intégral de la personne.

Celles des trois autres années touchent les notions de célibat, de liberté intérieure, leadership et collaboration.

D'une durée de 20 heures chacune, ces sessions sont données les vendredis après-midi (propédeutique) et les samedis (autres années).

Autres ressources

Le futur prêtre peut enfin compter sur différentes ressources (cours, aide psychologique, sessions pastorales d'animation et d'intégration, etc.) qui sont destinées à favoriser certains aspects de son fonctionnement personnel.

RAP

Chaque candidat au presbytérat, dans le cadre de son admission au Séminaire, est appelé à passer un test psychologique afin de lui aider à approfondir les motivations véritables de sa vocation.

Le Service de pastorale offre des sessions d'animation et d'intégration des diverses activités pastorales par lesquelles les séminaristes acquièrent et intègrent diverses aptitudes et attitudes pertinentes à leur futur ministère.

Un soutien financier peut être offert au séminariste qui, selon l'avis du Conseil, a besoin d'une aide psychologique ou d'un accompagnement de croissance particulier.

La vie communautaire

L'esprit général de la formation au Grand Séminaire est de reprendre autant que possible ce partage de vie qui a existé au sein du groupe des Apôtres; l'interaction des séminaristes entre eux avec les prêtres formateurs demeure un élément capital de la formation presbytérale. La vie au sein d'une communauté véritablement éducatrice est un lieu important d'intégration et d'expérimentation concrète des divers éléments de la formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Loin de prétendre reproduire la vie quotidienne d'un prêtre diocésain, la vie au séminaire constitue un lieu privilégié où le futur prêtre peut révéler et développer les attitudes fondamentales d'une vie en relation avec d'autres. Cette vie communautaire s'exprime dans le quotidien à deux niveaux: celui de la grande communauté et celui des groupes-vie.

RAP

La communauté du Séminaire, comme école apostolique d'Évangile, regroupe tous les séminaristes et les directeurs dans le partage de la plupart des activités de la vie quotidienne: prière, repas, études, loisirs. « Les membres de la communauté sont liés par une amitié et une charité profondes, pour constituer dans la joie une vraie famille » (PDV 42. 60).

Pour faciliter un partage fraternel plus profond et favoriser la croissance de chacun, la communauté du Séminaire est répartie en différents groupes-vie, formés de séminaristes appartenant à des niveaux académiques différents. Les candidats de première année forment le groupe-vie propédeutique; ceux qui ont complété l'expérience de l'année pastorale constituent un groupe-vie particulier; les autres peuvent se distribuer, selon le nombre, dans un ou plusieurs groupes-vie d'approfondissement. Tout en partageant les activités quotidiennes de la grande communauté, les groupes-vie jouissent d'une certaine autonomie pour d'autres activités (prière, partages spirituels et autres, retraites, loisirs, locaux). Un prêtre choisi parmi les directeurs est nommé par le recteur pour animer chacun de ces groupes et accompagner les membres comme accompagnateur au for externe.

À cause de sa situation géographique et ecclésiale, le Grand Séminaire reçoit de nombreux visiteurs du diocèse, des diocèses environnants, de la province, du pays et même de l'étranger. Cela constitue une richesse exceptionnelle dont les séminaristes peuvent profiter pour leur enrichissement personnel. Ce contexte particulier de leur Séminaire les incite également à cultiver en eux le sens de l'accueil des personnes dans leurs différenceset à se placer au service des hôtes en facilitant leur séjour.

À l'occasion, les séminaristes reçoivent des membres de leur famille ou des amis pour un repas ou un bref séjour; ils sont invités à les présenter aux responsables de la maison et à trouver avec eux les aménagements financiers qui respecteront les exigences de la justice et le sens de l'accueil.

Pour conserver au Séminaire son caractère de résidence et respecter la vie personnelle des séminaristes, les visites aux troisième, quatrième et cinquième étages ne sont habituellement pas permises. Les personnes qui désirent rencontrer l'un ou l'autre séminariste peuvent le faire dans les locaux du rez-de-chaussée ou du deuxième étage (salles de classe, parloirs...)

Les comités et services

Plusieurs comités et services impliquant des séminaristes et des directeurs assurent le bon fonctionnement de la communauté du Séminaire. Les séminaristes y sont soit élus par leurs confrères, soit nommés par le Conseil des directeurs. Ce travail en comités révèle au séminariste l'originalité de sa participation et l'habilite à une meilleure collaboration dans un travail en équipe.

RAP

Le Comité de coordination (COCO) a pour tâche de veiller à la coordination et la planification des activités des divers comités du Séminaire. Il sert aussi de lien entre le Conseil de direction et les séminaristes. Il est formé d'un ou deux représentants élus de chaque groupe-vie et d'un ou deux membres du Conseil de direction nommés par le recteur.

Divers autres comités touchant à la liturgie, à la culture, aux missions, à la vie étudiante, aux sports, etc., sollicitent la collaboration des étudiants pour le mieux-être de la communauté.

Pour ceux qui viennent vivre dans une communauté le premier temps est presque toujours un temps idyllique: tout est parfait. Ils semblent incapables de voir les défauts; ils ne voient que les qualités. Tout est merveilleux; tout est beau; ils ont l'impression d'être entourés de saints, de héros ou d'êtres exceptionnels qui sont tout ce qu'ils voudraient être.

Puis vient le temps de la déception, généralement lié à une période de fatigue, à un sentiment de solitude, au mal du pays, à un échec quelque part, à une frustration par rapport à l'autorité. Durant ce temps de « dépression » tout devient ténébreux; ils ne voient plus alors que les défauts des autres et de la communauté; tout les agace. Ils ont l'impression d'être entourés d'hypocrites qui ne pensent qu'à la loi, au règlement, aux structures ou qui, au contraire, sont totalement désorganisés et incompétents. La vie devient insupportable.

Plus ils ont, dans un premier temps, idéalisé la communauté et mis les responsables sur un piédestal, plus le désenchantement est grand. Des hauteurs on tombe dans les précipices. S'ils arrivent à passer ce deuxième temps, ils entrent dans le troisième, celui du réalisme et de l'engagement vrai, celui de l'alliance. Les membres de la communauté ne sont ni des saints ni des diables, mais des personnes, chacune étant un mélange de bien et de mal, de ténèbres et de lumière, mais chacune étant aussi en train de grandir, chacune vivant une espérance. C'est à ce moment-là qu'ils s'enracinent. La communauté n'est ni dans les hauteurs ni dans les bas-fonds mais elle est là sur la terre et ils sont prêts à marcher avec elle et en elle. Ils acceptent les autres et la communauté tels qu'ils sont; ils ont confiance que tous ensemble ils peuvent grandir vers quelque chose de plus beau. "

Jean Vanier, la communauté lieu du pardon et de la fête, Éd. Fleurus/Bellarmin, Paris/Montréal 1979, p. 40-41.




FORMATION SPIRITUELLE Table des Matieres


La formation spirituelle donnée au Séminaire cherche à construire l'homme intérieur (Ép 3, 16; 2 Co 4, 16) du futur pasteur, par l'assimilation au Christ, prophète, prêtre et pasteur de son peuple. L'accent est mis sur l'enracinement dans la foi en Jésus-Christ, la recherche de l'union constante avec lui, la communion à ses sentiments filiaux à l'égard de son Père et à son amour pour l'humanité, dans la docilité à l'Esprit Saint.

« C'est par la voie de l'intériorité qu'on s'ouvre à la dimension spirituelle, à la soif d'absolu qui habite le coeur de chaque personne. La recherche d'une réponse à cette soif et les directions suivies façonnent en profondeur les traits d'une personnalité. »

Ratio, RFC, 2000 no. 87

Une telle formation requiert une initiation progressive et un développement continu qui s'appuient sur la pratique régulière de l'oraison, la familiarité avec l'Écriture Sainte, la vie liturgique, la fréquentation des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, la fraternité, la direction spirituelle, dans l'ouverture à l'universalité de la mission.

Sainteté au quotidien

Selon Vatican II (PO 12), le prêtre doit rechercher la sainteté dans et par l'exercice de son ministère tout entier. « C'est l'exercice loyal, inlassable, de leurs fonctions dans l'Esprit du Christ qui est pour les prêtres, le moyen authentique d'arriver à la sainteté » (PO 13). De cette perspective, explicitée par Jean-Paul II dans Pastores dabo vobis (19-33), les séminaristes s'imprègnent déjà, de telle sorte que toute leur vie (prière, étude, engagement pastoral, partage fraternel, horaire...) constitue le lieu réel de leur apprentissage de la sainteté.

Oraison, récollections et retraites

Toute vie chrétienne, et a fortiori celle du prêtre, suppose nécessairement des moments prolongés d'intimité personnelle avec le Christ. Les séminaristes approfondissent cette dimension déterminante par la pratique quotidienne de l'oraison et des temps privilégiés de récollection. Ils apprennent ainsi la gratuité de la contemplation et ils s'habituent à réviser périodiquement leur vie devant Dieu.

« qu'ils (séminaristes) apprennent à chercher le Christ dans une médiation fidèle de la Parole de Dieu, dans une communion active aux très saints mystères de l'Église, en premier lieu dans l'Eucharistie et l'Office divin »

Ratio RDC, 2000 no. 90

RAP

Durant la première année de Séminaire, les nouveaux séminaristes sont invités à faire l'apprentissage du silence, de la méditation régulière sous différentes formes, de l'écoute prolongée de la Parole. La formation qu'ils y acquièrent facilite, dans les années suivantes, le colloque intime avec le Christ.

D'autres éléments favorisent l'indispensable atmosphère de recueillement: l'absence de téléviseur personnel, l'utilisation de locaux communautaires pour les rencontres, etc. Chacun est invité à respecter l'intériorité de ses confrères.

Au cours de chaque année, les séminaristes sont appelés à vivre, en groupe ou même individuellement, des temps plus courts de récollection et, à la fin de l'année, un temps plus long de retraite, soit au Séminaire, soit dans des lieux où existe une communauté priante.

Parole de Dieu

À la source de toute prière personnelle et communautaire se trouve la Parole de Dieu qui établit un dialogue avec l'humanité. Fort de cette conviction fondamentale de la foi, le Séminaire favorise l'amour et la familiarité avec la Parole de Dieu, de telle sorte que les séminaristes puissent la goûter personnellement (Ps 33; Ap 10, 8-9) et s'habilitent aussi à la prêcher avec joie et compétence.

RAP

Les séminaristes, spécialement ceux de la première année, méditent régulièrement la Parole de Dieu selon les méthodes connues. Des partages réguliers sur l'Évangile leur permettent aussi de communier aux échos que la Parole suscite dans le coeur des autres.

La formation académique comporte des cours de théologie, d'Écriture Sainte qui assurent l'accès au sens littéral et spirituel des textes sacrés. Le cours de Patrologie vise pour sa part à laisser découvrir l'exégèse spirituelle des Pères.

À l'occasion, les séminaristes de théologie peuvent aussi commenter la Parole de Dieu au cours de célébrations, acquérant ainsi une expérience profitable pour leur futur ministère.

Dans les sessions pastorales, ils bénéficient de sessions de formation plus directe sur l'homilétique, s'habilitant davantage à la proclamation publique et à la prédication de la Parole de Dieu.

Vie liturgique

La liturgie constitue un lieu fondamental pour l'expérience spirituelle chrétienne; c'est là qu'est annoncé et célébré le mystère de la foi, que les croyants sont rassemblés autour du Christ toujours vivant. La célébration de l'Eucharistie apparaît donc comme le sommet de chaque jour (PDV 48); le rétablissement ou le perfectionnement de la communion au Christ et aux frères s'approfondit dans le sacrement de la Réconciliation; le sens de la mission universelle se nourrit de la contemplation du Christ; la prière de la Liturgie des heures prolonge dans le temps la louange et l'intercession qui habitent le coeur du Christ et de son Église. Le Séminaire accorde ainsi à la vie liturgique une grande importance pratique.

RAP

L'Eucharistie est célébrée à chaque jour. Elle rassemble toute la communauté à la grande chapelle le lundi et le mercredi à 17h00, le mardi et le jeudi à 7h30. Le vendredi, la liturgie eucharistique est célébrée à l'intérieur des groupes-vie.

Un temps d'adoration du Saint-Sacrement est organisé le jeudi soir de 19h00 à 20h15. Tous sont cordialement invités à y participer.

Le sacrement du pardon est habituellement célébré de façon individuelle, en lien avec l'accompagnement spirituel. L'Avent et le Carême comportent également une célébration communautaire.

Chaque jour, matin et soir, la communauté célèbre la liturgie des Laudes et des Vêpres. Le lundi et le mercredi, les Laudes sont célébrées à 7h30, dans la grande chapelle; les Vêpres relèvent plutôt des groupes-vie (19h00, lundi, mercredi et jeudi). Le mardi, à 19h00, toute la communauté se réunit pour les Vêpres, suivies d'une pratique de chant.

Les séminaristes sont encouragés à intégrer progressivement l'office des Lectures, du Milieu du jour et des Complies, de manière privée ou en groupe.

La communauté souligne les temps forts de l'année liturgique: l'Avent, le Carême et le Temps pascal. En plus des célébrations communautaires du Pardon, des récollections accompagnent normalement ces périodes. Le Triduum pascal est célébré dans les paroisses, sauf pour les séminaristes de première année qui le célèbrent habituellement avec une communauté priante.

Tout en ayant un souci de fidélité aux prescriptions liturgiques de l'Église, les équipes de liturgie cherchent à exploiter au maximum la variété et la créativité encouragées par le Concile Vatican II. Les célébrations sont habituellement accompagnées de musique et de chant; une chorale rehausse la beauté des célébrations liturgiques plus solennelles.

DÉVOTION À MARIE ET AUX SAINTS

La dévotion à la Vierge Marie occupe une place importante au Séminaire; les apôtres et les saints pasteurs suscitent un intérêt particulier.

RAP

Les heures principales de la Liturgie des heures comportent toujours, à la conclusion, une brève hymne en l'honneur de la Sainte Vierge.

Les fêtes mariales sont soulignées spécialement, surtout celle du 21 novembre, Présentation de Marie, patronne du Séminaire.

Les séminaristes sont invités à la récitation quotidienne du chapelet.

FRATERNITÉ SACRAMENTELLE

L'ordination presbytérale, comme l'a rappelé Vatican II (PO 8), fait entrer le prêtre dans une fraternité sacramentelle qui le lie à tous les autres prêtres dans l'Église, comme collaborateurs de l'ordre épiscopal, en vue de l'accomplissement de la mission apostolique. De plus, le contexte actuel de l'Église amène le prêtre à oeuvrer pastoralement en coresponsabilité avec des chrétiens et des chrétiennes.

Puisqu'on ne peut pas improviser cette nécessaire mentalité de communion, les séminaristes doivent s'y éveiller concrètement dès le Séminaire par leur expérience de la vie communautaire. Les projets qu'ils préparent et portent avec d'autres, les missions demandées par l'autorité, les occasions innombrables où ils exercent leurs propres charismes et accueillent ceux des autres, voilà autant de facteurs qui habilitent déjà à incarner, dans leur vécu, l'unité de charité qu'ils devront poursuivre dans leur ministère sacerdotal.

RAP

Chaque séminariste participe à différents comités (liturgie, études, sport, culture...) et assure ainsi plusieurs services nécessaires au bon fonctionnement du Séminaire.

L'insertion pastorale, durant les études de théologie, ainsi que l'année de pastorale et le stage pastoral, permet aux séminaristes d'approfondir leur service ecclésial; travaillant sous la direction d'un agent de pastorale ou directeur de projet, ils apprennent à connaître et à reconnaître les différents intervenants laïcs, dans le respect de leurs personnalités et de leurs charismes.

Pour sa part, l'Archevêque rencontre à l'occasion les séminaristes. D'autres contacts existent au niveau des régions pastorales avec les curés de paroisse et certains intervenants dans l'un ou l'autre secteur de la pastorale. Les Évêques et les prêtres des différents diocèses sont toujours cordialement invités et accueillis avec joie au Séminaire.

DIRECTION SPIRITUELLE

Afin d'assurer la nécessaire intégration de toute la personnalité de chacun des candidats au presbytérat, le Séminaire accorde une importance primordiale à la direction spirituelle. Cette relation suivie d'un séminariste avec un prêtre vise la docilité à l'Esprit Saint qui est, en définitive, le seul véritable directeur. Comme témoin de l'Esprit de Jésus, le guide spirituel aide le candidat à découvrir, tout au long de son cheminement, les attentes du Seigneur sur sa vie, à se questionner et finalement à intégrer les différents éléments de sa formation.

RAP

Le séminariste est amené à choisir son accompagnateur spirituel parmi les membres du Conseil du Grand Séminaire.
Il le rencontre régulièrement aux deux ou trois semaines; c'est avec lui habituellement qu'il célèbre le sacrement du Pardon.
Le secret total entoure la direction spirituelle qui se distingue nettement de l'accompagnement au for externe.
Parmi ses attributions, le recteur du Grand Séminaire assure l'animation spirituelle de l'ensemble de la communauté.
  • ENSEIGNEMENT DE LA SPIRITUALITÉ

Les séminaristes bénéficient d'une formation plus systématique sur de nombreux aspects de l'expérience spirituelle. Dans la grande variété des spiritualités proposées à leurs contemporains, ils apprennent à discerner plus précisément les valeurs essentielles et permanentes de toute vie chrétienne.

RAP

Des cours académiques portent sur l'expérience chrétienne fondamentale, sa structure, les courants, les maîtres; l'initiation à la prière personnelle et liturgique, la spiritualité spécifique du pasteur, les valeurs du silence, de l'ascèse, de l'obéissance, de la pauvreté, du célibat et la charité pastorale sont également scrutées. Un séminaire de synthèse offre aux finissants en théologie une révision sur les axes principaux de la spiritualité et une amorce pour une habilitation en accompagnement spirituel.

La conférence hebdomadaire du recteur touche des thèmes spirituels importants et l'analyse de situations concrètes de la vie quotidienne des prêtres ou des séminaristes. À ce même horaire, à l'occasion, des conférenciers invités abordent des thèmes spirituels ou des expériences particulières.

Le contenu essentiel de la formation spirituelle dans un cheminement déterminé vers le sacerdoce est bien exprimé dans le décret conciliaire Optatam totius:

La formation spirituelle [...] sera donnée de telle façon que les séminaristes soient préparés à vivre dans la communion continuelle et familière avec le Père, par son Fils Jésus Christ, dans l'Esprit Saint. Destinés à être conformés au Christ prêtre par la sainte ordination, ils s'habitueront à lui être attachés comme des amis dans l'intimité de toute leur vie. Qu'ils vivent son mystère pascal de façon à savoir initier à ce mystère le peuple qui leur sera confié. On leur apprendra à chercher le Christ dans une méditation fidèle de la Parole de Dieu, dans une communion active aux très saints mystères de l'Église, en premier lieu dans l'Eucharistie et l'office divin. Ils le chercheront dans l'évêque qui les envoie et dans les hommes auxquels ils sont envoyés, surtout les pauvres, les petits, les malades, les pécheurs et les incroyants. Avec une confiance filiale, ils aimeront et honoreront la bienheureuse Vierge Marie, que le Christ Jésus mourant sur la croix donna comme mère à son disciple. OT 8

PDV 45



FORMATION INTELLECTUELLE Table des Matieres


Le Grand Séminaire de Montréal, par son programme d'études et ses normes académiques, veut réaliser l'idéal proposé par le document Optatam totius:

« Toute l'éducation des séminaristes doit tendre à faire d'eux, sur le modèle de Notre-Seigneur Jésus Christ, maître, prêtre et pasteur, de véritables pasteurs d'âmes » (no 4).

Tenant compte que la formation à être maître met en relief la dimension intellectuelle, et que celle-ci est intimement reliée aux autres aspects, car si la " formation humaine et spirituelle du prêtre touche en profondeur et façonne puissamment ses capacités d'aimer; elle oriente et développe non moins fortement les capacités de penser. " (RFSN, n. 93).

Conscient des défis propres à notre temps, concernant la société et l'Église, alors que " parmi les traits caractéristiques de notre contexte, on peut noter, d'une part, sur le plan culturel, le pluralisme idéologique, l'indifférence religieuse, la défiance à l'égard de la capacité de la raison de rejoindre la vérité objective et universelle, la mentalité scientifique. D'autre part, sur le plan ecclésial, l'urgence de l'éducation des adultes, le pluralisme théologique, les quêtes spirituelles diversifiées exigent une aptitude particulière au discernement critique. " (RFSN, n. 94).

Ainsi, plus particulièrement, le contexte actuel justifie, comme l'affirme la Conférence des évêques catholiques du Canada, la " nature même du ministère du prêtre exige qu'il reçoive une solide formation philosophique et théologique dans un monde complexe et en changement rapide " (RFN, n. 94).

Cette formation, pour porter de véritables fruits de sagesse humaine et chrétienne et de discernement pastoral, doit se faire en harmonie avec les différents autres aspects de la formation du séminariste. C'est pourquoi il est jugé important que l'intégration des multiples dimensions de la formation du futur pasteur s'accomplisse dans une même institution, en tenant compte des exigences spécifiques de la formation intellectuelle.

LES PERSONNES

Pour que les études préparent vraiment le futur pasteur à relever les nombreux défis du ministère pastoral aujourd'hui, certaines conditions sont posées aux professeurs et aux étudiants.

On attend des professeurs la compétence nécessaire pour assurer un enseignement de grande qualité. À l'Institut de formation théologique de Montréal, les professeurs ont acquis leur spécialisation dans de nombreuses universités, tant européennes que nord-américaines. L'implication des professeurs-prêtres dans des ministères variés à l'intérieur de leur diocèse, ainsi que la présence d'un personnel laïc et religieux, masculin et féminin, contribue de façon significative à développer la dimension pastorale des études. Les professeurs cherchent à établir avec les étudiants des relations personnalisées, ce qui se manifeste de différentes façons, particulièrement dans la direction des travaux. Le corps professoral aide à la vie et à la croissance de l'Institut grâce à l'apport de chacun à l'Assemblée des professeurs.

Quelques professeurs sont inscrits à la Société Canadienne de Théologie (SCT) et participent à l'assemblée annuelle de ce regroupement de théologiens. Certains sont aussi membres de la Société québécoise pour l'étude de la religion (SQER). De façon spécifique, les professeurs d'Écriture Sainte participent à l'Association Catholique des Études Bibliques au Canada (ACEBAC), et les professeurs d'histoire appartiennent à la Société canadienne d'histoire de l'Église catholique (SCHEC). Quant aux spécialistes en droit canonique, ils ont leur propre association, soit la Société canadienne de droit canonique (SCDC).

Pour leur part, les étudiants, pour être admis à l'Institut de formation théologique de Montréal, doivent avoir obtenu le diplôme d'études collégiales (DÉC) du Ministère de l'Éducation du Québec ou fait preuve d'une formation scolaire équivalente. Selon la politique en usage au Québec, peuvent aussi être admis, au jugement de la direction du Service des études, les candidats qui ont 21 ans et plus et qui ont été sur le marché du travail pendant au moins deux ans.

Il est demandé aux étudiants de répondre aux exigences d'une vie intellectuelle qui les prépare à leurs tâches de pasteurs. Ceci implique de leur part une présence assidue et active aux cours, un nombre suffisant d'heures d'étude pour une intégration progressive des différentes matières reçues, une utilisation des ressources qu'offre la bibliothèque, et des lectures complémentaires reliées aux disciplines enseignées.

LES PROGRAMMES

Le programme de formation intellectuelle au Grand Séminaire comprend trois axes.

Le programme de philosophie, d'une durée de deux ans, s'efforce de répondre en priorité aux besoins d'une formation de base en ce domaine, tout en intégrant les éléments d'une formation humaine, spirituelle, et d'initiation aux études théologiques. C'est pourquoi on retrouve, autour des grandes questions de philosophie, des cours de spiritualité, de théologie fondamentale, de liturgie et d'Écriture Sainte.

Le programme de théologie met l'accent sur l'acquisition d'une vue d'ensemble et structurée de la théologie, nécessaire à l'exercice du ministère presbytéral. D'une durée de quatre ans, ce cours mène à l'obtention du baccalauréat en théologie après trois ans, et à la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.), au terme d'une quatrième année, durant laquelle se fait le stage pastoral supervisé. Pendant les trois premières années, à l'intérieur de chaque session, un équilibre est recherché entre Écriture Sainte, liturgie, histoire de l'Église, dogmatique, sacramentaire, morale et spiritualité. Le triennat se termine par un séminaire qui permet à l'étudiant de faire une synthèse de la théologie.

Un programme de formation pastorale, réparti tout au long des années d'études en théologie, favorise un apprentissage d'habiletés en pastorale kérygmatique, hodégétique et sacramentaire. Ce programme comprend un volet théorique, consistant principalement en sessions offertes à chaque mois de mai, et un volet pratique, consistant en insertions pastorales (pendant les années d'études au Grand Séminaire), en une année pastorale (qui se situe après la première année de théologie) et en une année de stage pastoral (qui a lieu, elle, après la troisième année de théologie). Ainsi, le séminariste reçoit une double formation, pratique et théorique.

RAP

Chaque année scolaire se répartit en deux sessions d'une durée de 15 semaines chacune. L'enseignement est principalement offert sous forme de cours magistraux avec l'appui de séminaires.

Chaque année, un programme des études, publié par les soins du Service des études, présente le calendrier et la liste des cours offerts aux étudiants, ainsi que les normes pédagogiques en vigueur durant l'année scolaire. Pour avoir plus d'informations, on peut consulter le site WEB à l'adresse suivante : www.gsdm.qc.ca

LES STRUCTURES

Le Conseil du Grand Séminaire (Recteur et directeurs) est l'instance décisionnelle de l'Institut de formation théologique de Montréal. Il en établit les grandes orientations, et il en supervise les différentes dimensions (économique, pédagogique et professionnelle). En relation avec le Conseil du Grand Séminaire, le Comité de direction du Service des études, assure le fonctionnement régulier de l'Institut. Constituée des professeurs qui oeuvrent au sein de l'Institut, l'Assemblée des professeurs participe à l'élaboration et à la révision des normes pédagogiques relatives aux cours, tandis qu'un Comité pédagogique pense et organise, deux fois par année, des activités pour le ressourcement pédagogique des professeurs. De plus, un Comité des études (COMET) réunit la direction des études et des représentants des étudiants. Ces différents organismes ont pour tâche principale de réviser régulièrement le programme des études tout en s'assurant que son niveau universitaire soit maintenu et respecté.

RAP

La direction et les professeurs de l'Institut se réunissent au moins trois fois par année pour traiter de ses orientations, du renouvellement de ses programmes et de toute autre question d'ordre pédagogique.

Le Comité de direction du Service des études, composé du directeur du Service des études, de la directrice adjointe, des directeurs de département (philosophie, théologie, pastorale), tous nommés par le Recteur, assure le fonctionnement régulier de l'Institut.

Le Comité pédagogique, composé du directeur du Service des études, de la directrice adjointe, des directeurs de département et de deux représentants élus par l'Assemblée des professeurs pour une durée de deux ans, assure le soutien et la promotion de la vie intellectuelle de l'Institut.

Le Comité des études (COMET) est un organisme qui a pour but de favoriser un dialogue efficace entre les professeurs et les étudiants sur toutes les questions d'étude ou de pédagogie. Cinq étudiants élus par leurs pairs, ainsi que le Directeur des Études, la directrice adjointe et les directeurs de département composent ce comité consultatif.

LE RAYONNEMENT DE L'IFTM

Un bulletin de liaison, L'Entre deux tours, publié deux fois par année, fait connaître la vie de l'Institut et de ses membres auprès d'organismes divers et d'individus concernés et intéressés par la formation des prêtres. L'Association des Anciens du Grand Séminaire de Montréal publie à l'intérieur de L'Entre deux tours son bulletin intitulé Le Séminaire; la Fondation du Grand Séminaire fait de même en publiant deux pages pour mieux se faire connaître.

L'organisation occasionnelle de colloques et de conférences avec la participation des professeurs de l'Institut, de proches collaborateurs et d'invités spéciaux, permet une contribution de l'IFTM dans des questions concernant la vie en Église et en société.

Notons que depuis 1986 le Grand Séminaire de Montréal a organisé huit colloques de théologie, toujours suivis de la publication des Actes de ces colloques dans la collection " Communauté et ministères ", chez Bellarmin: 1986, " La mission des laïcs "; 1988, " Les prêtres pour quelle mission? "; 1990, " Québec: terre d'évangile? "; 1992, " Histoire, notre avenir "; 1994, " La famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui "; 1996, " Thérèse de Lisieux, cent ans plus tard "; 2001, " Thérèse de Lisieux, une parole pour aujourd'hui "; 2004, " L'Église vit de l'Eucharistie ". Depuis 1993, l'Institut de formation théologique de Montréal organise des séries de conférences publiques sur des sujets religieux d'actualité. Quatre conférences ont eu lieu sur le Catéchisme de l'Église catholique, deux conférences sur l'encyclique Veritatis Splendor, deux sur l'euthanasie et le suicide assisté, trois sur les nullités de mariage, deux sur les synodes diocésains, une sur les anges et les démons et une autre sur les nouvelles religions. À l'automne 1996, deux conférences ont porté sur le thème de la confessionnalité scolaire. De plus, au printemps 2000, dans le cadre de l'année jubilaire, on a tenu un panel sur l'Eucharistie. Au cours de l'année académique 2000-2001 deux conférences publiques ont été organisées, l'une s'intitulant " Le sacrement du pardon est-il en pénitence? " et l'autre " Le génome humain: enjeux et perspectives ".

À cela s'ajoute (depuis 1996) la mise sur pied du Service d'Éducation des Adultes qui est au service des laïcs en offrant à ceux qui souhaitent un ressourcement, des cours en pastorale familiale, en spiritualité et en théologie pouvant conduire à l'obtention d'un certificat dans chacun de ces domaines. Le certificat en pastorale familiale est le fruit de la collaboration avec l'Office de la famille du diocèse de Montréal; de plus, les candidats au diaconat permanent du diocèse de Montréal (depuis 2001) poursuivent le programme du certificat en théologie.

Enfin, concernant le rayonnement de l'IFTM, les laïcs qui le désirent peuvent (depuis 1993) suivre les cours de philosophie et de théologie destinés aux séminaristes, tout en sachant que la vocation première et primordiale de l'Institut est la formation des prêtres.

STATUTS ET DIPLÔMES

L'Institut de formation théologique de Montréal relève de la Congrégation pour l'Éducation catholique. Depuis 1979, il est affilié à l'Université Pontificale du Latran. De 1988 à 2007, l'Institut a été membre de l'Association for Theological Field Education (ATFE). Depuis 1992, l'Institut est aussi membre de la Catholic Association for Theological Field Education (CATFE).

L'Institut de formation théologique de Montréal accorde aux futurs prêtres : un baccalauréat canonique en philosophie, un baccalauréat canonique en théologie, une maîtrise en théologie pastorale (M.Div.), ainsi que des diplômes adaptés aux acquis des candidats et à leur situation : certificat en philosophie, baccalauréat civil en théologie, etc.

RAP

Le baccalauréat canonique en philosophie, correspondant à une majeure civile en philosophie, est attribué à l'étudiant qui a répondu aux exigences d'études des deux années de philosophie de l'Institut. Ce programme comporte 60 crédits.

Le baccalauréat canonique en théologie s'obtient après avoir réussi le programme des trois premières années de théologie. Ce programme comporte 93 crédits.

La maîtrise en théologie pastorale (M.Div.) de l'Université du Latran se poursuit parallèlement avec les études du baccalauréat canonique en théologie. Elle comporte 45 crédits spécifiques: 21 crédits de formation pastorale théorique et 24 crédits de formation pastorale pratique. Seuls les futurs prêtres poursuivent ce programme.

LES SERVICES

Le Grand Séminaire de Montréal a une bibliothèque spécialisée en théologie et en philosophie qui compte plus de 125 000 volumes et quelque 175 périodiques. Trois personnes compétentes, dont une documentaliste, sont au service des usagers pour les aider à compléter leurs recherches et pour assurer une utilisation optimale des ressources.

Un secrétariat général et un secrétariat des études sont à la disposition du personnel enseignant et des étudiants.



FORMATION PASTORALE Table des Matieres


Le but du programme de formation pastorale est de permettre au futur pasteur de se familiariser avec le ministère et la vie du prêtre diocésain et d'acquérir la mentalité et le coeur d'un pasteur. Par l'étude et les activités pastorales, le futur prêtre intègre son savoir, développe des habiletés pastorales et s'approprie progressivement une identité ministérielle.

LA FORMATION PASTORALE THÉORIQUE

À la fin de chaque année universitaire, et pour une période de deux semaines, des sessions de pastorale sont offertes par une équipe de professeurs spécialisés. Durant ses années de philosophie, le séminariste suit quelques sessions de pastorales. Mais, dès la fin de la première année de théologie, et jusqu'à la fin de son stage en paroisse, le séminariste participe à des sessions qui l'initient progressivement à son futur ministère d'annonce de la Parole, de rassemblement et de service de la communauté chrétienne, et de sanctification du Peuple de Dieu.
Pour obtenir la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.)
, le futur prêtre devra accumuler 21 crédits de formation pastorale théorique tout au long de ses années d'étude.

LA FORMATION PASTORALE PAR L'ACTION

L'action pastorale elle-même est un lieu de formation " théologique " si elle répond à trois conditions: (1) que cette action constitue un projet stable et d'assez longue durée dans un milieu donné; (2) que cette action pastorale soit accompagnée, supervisée et évaluée par des tuteurs et accompagnateurs compétents; (3) qu'une réflexion théologique, individuelle et communautaire, permette au futur prêtre de bien identifier dans son agir pastoral la présence, les appels et l'action de Dieu.

À l'I.F.T.M., en plus des insertions pastorales non créditées que les séminaristes effectuent dès la deuxième année de philosophie dans différents contextes pastoraux (milieu hospitalier, pastorale sociale, pastorale jeunesse, transmission de la foi etc.), la formation pastorale par l'action comporte deux volets majeurs:

  • l'année pastorale et le stage pastoral. Dans chacun des cas, les séminaristes sont impliqués à temps plein dans une paroisse ou une unité paroissiale de leur diocèse respectif.
  • Pour obtenir la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.), le futur prêtre devra cumuler, tout au long de ses années d'études 24 crédits de formation pastorale par l'action.

LA FORMATION PASTORALE : UN PROGRAMME POUR TOUS

La formation pastorale demeure l'un des quatre axes fondamentaux de la formation presbytérale pour tous les candidats. Les autres axes étant les formations humaine, spirituelle, et intellectuelle. Ainsi, même les séminaristes qui ne désirent pas poursuivre l'obtention de la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.) devront participer tous les ans aux insertions pastorales, au programme de l'année pastorale et aux sessions de pastorale du mois de mai. Toute cette formation vise à aider le futur prêtre à mieux réfléchir sur son expérience pastorale et à mieux l'intégrer, pour développer de plus en plus l'intelligence et le coeur du pasteur.

LES INSERTIONS PASTORALES NON CRÉDITÉES

Les insertions pastorales commencent dès la deuxième année de philosophie et se poursuivent jusqu'à la fin de la troisième et dernière année de théologie. Elles comportent environ quatre heures de travail pastoral par semaine vécues dans différents contextes pastoraux.

Ainsi, durant la deuxième année de philosophie, nous demandons au futur prêtre de vivre une expérience pastorale auprès des malades dans un hôpital ou un centre hospitalier de soins de longues durées. Puis, lors la première année de théologie, le séminariste vivra un projet d'insertion dans le domaine de la pastorale sociale. Durant sa deuxième et sa troisième année de théologie, le futur prêtre continuera d'être impliqué dans l'unité paroissiale où il aura vécu son année pastorale. On lui demandera alors de choisir, en deuxième année de théologie, un projet relié à la pastorale jeunesse, à la préparation au mariage ou encore à la pastorale auprès des personnes seules et en troisième année de théologie, un projet portant sur la pastorale liturgique, l'éducation de la foi des adultes ou le catéchuménat.

Les séances de supervision

Durant l'insertion pastorale, avec en arrière plan son contrat d'apprentissage et de service, le futur prêtre rédige des réflexions pastorales (études de cas, événements significatifs, etc.). Ces documents serviront de matière pour la rencontre avec le tuteur et celle avec l'accompagnateur de pastorale.

RAP

Durant l'année, chaque séminariste, à partir de Théo I, est invité à présenter, selon son niveau, une ou deux réflexions théologiques en groupe et à participer activement aux présentations des autres. Les façons d'aborder ce thème peuvent varier, mais le but est toujours celui de reconnaître la présence de Dieu dans son agir pastoral. Cette expérience permet au futur prêtre de perfectionner ses habiletés pastorales.

Les évaluations

Chaque insertion pastorale est évaluée. Une évaluation informelle est faite tout au long de l'expérience, durant les séances de supervision. Le tuteur et l'accompagnateur de pastorale qui sont responsables du séminariste se rencontrent au début du trimestre. Durant le trimestre, il y a aussi d'autres occasions où tuteur et accompagnateur de pastorale peuvent se rencontrer ou communiquer par téléphone.

RAP

À la fin de chaque insertion pastorale, l'accompagnateur reçoit du tuteur une évaluation écrite de l'insertion.

L'ANNÉE PASTORALE

L'année universitaire 2005-2006 a permis une réforme considérable du programme de la maîtrise en théologie pastorale (M.Div.) par l'introduction, après la première année d'études en théologie, d'une année pastorale en paroisse.

Durant l'année pastorale, le séminariste aura l'occasion de discerner, de vérifier dans le " concret " de la vie paroissiale sa capacité et son désir de vivre la réalité d'un prêtre diocésain. À travers cette année, c'est aussi l'église locale qui sera appelée à se prononcer sur la capacité du candidat à éventuellement exercer le ministère presbytéral.

Dans un premier temps, l'année pastorale est une période de formation pendant laquelle le séminariste se familiarise avec le milieu d'intervention qu'est la paroisse, par l'observation et l'analyse de l'environnement et des différentes sphères d'activités de celle-ci. Dans un deuxième temps, le séminariste sera appelé à exercer une responsabilité pastorale afin de vérifier et de confirmer la pertinence de son geste pastoral. Ce séjour en paroisse permet donc au séminariste d'observer, de " problématiser " , de porter une réflexion pastorale et théologique et de planifier quelques interventions pastorales.

Cette année pastorale sera aussi l'occasion de poursuivre des objectifs de l'ordre des attitudes, des habiletés, et des connaissances. Plusieurs objectifs doivent être atteints à la fin du stage :
  1. Décrire les diverses composantes du milieu choisi et l'influence de chacune à l'intérieur d'une action pastorale;
  2. Se situer personnellement à l'intérieur d'une telle expérience;
  3. Manifester des attitudes professionnelles (respect des personnes, sens des responsabilités etc.);
  4. Manifester des habiletés en animation dans le secteur d'intervention choisi;
  5. Manifester une capacité de travailler en équipe avec d'autres pasteurs et les laïcs engagés;
  6. Développer une capacité à gérer et résoudre des conflits. La méthode praxéologique sera utilisée pour permettre une réflexion critique sur la pratique professionnelle du futur pasteur.

Durant l'année pastorale, le séminariste colligera dans un journal ses questions, émotions, réflexions et évaluations des différentes expériences vécues. De plus, il construira tout au long de l'année, un dossier qui contiendra la synthèse des observations colligées; les grandes problématiques rencontrées et leur analyse de même que plusieurs réflexions pastorales et théologiques qui s'inspireront de l'Évangile, de la Tradition et des sciences humaines et sociales. Un nombre de 12 crédits/année sera allouée pour ce dossier.

MODALITÉS DE FONCTIONNEMENT

À tous les mois, le séminariste reviendra durant trois jours à l'Institut de formation théologique pour vivre une journée laboratoire lui permettant de relire l'expérience vécue et deux journées de formation portant sur différents thèmes. Cette démarche fait partie des
12 crédits de formation nécessaire à l'élaboration de son dossier de stage. De plus, trois sessions de formation créditées de 1.5 crédits chacune pour un total de 4.5 crédits s'intègreront à la grille horaire de l'année :
PL 7-2624 Attitudes pastorales de Jésus ; PL 7-2534 Leadership chrétien et gestion des conflits et PL 7-2552 Discernement dans l'action pastorale.

LE STAGE PASTORAL

Après avoir terminé le baccalauréat en théologie, le futur prêtre entreprendra un stage d'intégration à temps plein orienté sur l'exercice de la pastorale et la consolidation de l'identité comme pasteur et éventuellement comme prêtre. L'accent sera mis sur l'intervention pastorale et la pratique du ministère diaconal s'il y a lieu. Idéalement, le stagiaire continuera son implication dans le même milieu que lors de son année pastorale.

Au terme des études en philosophie et en théologie, ce stage veut permettre à l'étudiant d'intégrer les éléments de sa réflexion et de ses apprentissages, d'exercer son sens critique sur l'action et sur lui-même ainsi que d'évaluer sa maîtrise des compétences nécessaires dans l'exercice de responsabilités pastorales.

En collaboration avec son tuteur (le curé) et son accompagnateur (du Grand Séminaire), le stagiaire verra à remplir un contrat d'apprentissage qui l'engage à participer aux différentes composantes de la vie pastorale : l'administration, la catéchèse, la liturgie et les sacrements. De plus, le stagiaire devra identifier un projet pastoral où il pourrait s'impliquer.

Tout comme durant l'année pastorale, le stage d'intégration permet au stagiaire, de s'habiliter à une interprétation théologique et pastorale de sa pratique. Les objectifs suivants sont donc maintenus :
  1. Se situer personnellement à l'intérieur d'une telle expérience de stage;
  2. Manifester des attitudes professionnelles (respect des personnes, sens des responsabilités etc.);
  3. Manifester des habiletés en animation dans le secteur d'intervention choisi;
  4. Manifester une capacité de travailler en équipe avec d'autres pasteurs et les laïcs engagés;
  5. Développer une capacité à gérer et résoudre des conflits. La méthode praxéologique sera utilisée pour permettre une réflexion critique sur la pratique professionnelle du futur pasteur.
Durant l'année, le stagiaire participera à deux semaines de formation qui seront des temps d'échange autour d'un thème avec des personnes ressources soit : Reconnaissance des charismes dans la communauté et évangélisation (novembre 2009); Session sur le pardon (mars 2010).

Un travail synthèse d'intégration en Théologie pastorale pratique de quarante pages sera remis à la fin de l'année académique du candidat au presbytérat.

ÉVALUATION

Au moins une fois par année, au mois d'avril, ou quand un ministère ou un ordre est demandé, le stagiaire est évalué par un groupe de laïcs et par l'équipe pastorale. Une dizaine de laïcs sont choisis par le tuteur, en consultation avec le stagiaire. Le responsable du SFPS ou son adjoint ainsi que l'accompagnateur du stagiaire rencontrent ce groupe en paroisse. Ces hommes et ces femmes, d'âges différents, ayant des liens variés avec le stagiaire, évaluent ses progrès, tenant compte de son contrat d'apprentissage et de service, et des critères plus généraux d'évaluation d'un futur prêtre.

Si le candidat est évalué en fin d'année ou en lien avec la demande d'un ministère, le tuteur est invité à se joindre au Conseil des directeurs pour réviser et évaluer ses progrès. Si le candidat demande un ministère ordonné (diaconat ou presbytérat), le tuteur et les autres prêtres sont invités à se joindre à quelques directeurs du Séminaire pour former un Conseil d'appel. La rencontre a lieu au Grand Séminaire même et elle est présidée par le recteur. Ensemble, ils évaluent le cheminement du stagiaire et présentent un vote appuyant ou non sa demande.

REMISE DE L'ÉVALUATION

Le rapport écrit de l'évaluation annuelle est remis oralement au stagiaire par le responsable du Service de pastorale. S'il y a demande d'un ministère ou d'un ordre, le rapport écrit de l'évaluation est remis oralement au candidat par le recteur du Séminaire. Dans les deux cas, les rapports écrits sont acheminés à son évêque.

III. MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME

Le candidat au presbytérat qui entre au Séminaire aura à franchir trois étapes importantes avant l'ordination. Il devra:

répondre aux critères d'admission;
entrer en formation presbytérale : première année d'appropriation;
développer des habiletés pastorales.

RÉPONDRE AUX CRITÈRES D'ADMISSION

Une grille comprenant une liste de critères permettra au futur séminariste de mieux se connaître. Elle servira aussi d'instrument aux responsables du Séminaire pour admettre, accompagner et évaluer les candidats.


CRITÈRES D'ADMISSION, D'ACCOMPAGNEMENT ET D'ÉVALUATION Table des Matieres


1. MATURITÉ HUMAINE

autonomie

Vérifier :

Ses rapports avec sa famille : son père, sa mère, ses frères et soeurs;
Sa capacité d'adaptation, en portant une attention particulière aux années plus récentes;
Sa capacité de prendre sa vie en main : a-t-il travaillé? A-t-il fait preuve de persévérance dans les emplois qu'il a occupés? S'est-il épanoui dans ses milieux de travail?
Sa capacité d'intériorité;
Sa liberté dans la prise en charge quotidienne des responsabilités inhérentes à son projet de vie;
Ses possibles fragilités à l'alcool, la drogue, la sexualité;
Sa capacité de se remettre en question;
Son lien avec l'autorité.

réalisme

Vérifier :

Sa connaissance de lui-même : ses forces, ses limites;
Sa capacité de s'accepter lui-même, tel qu'il est; d'accepter les autres;
Son jugement : peut-il relativiser ce qui lui arrive? Fait-il la part des choses?
Exprime-t-il des opinions nuancées sur les personnes et les événements?

sexualité intégrée

Vérifier :

Sa capacité d'aimer : de créer des liens durables;
Sa capacité d'aimer les personnes des deux sexes; d'âges, de cultures et de conditions diverses;
Sa capacité de vivre de manière chaste sa condition de célibataire.

sociabilité

Vérifier :

Sa capacité d'écoute, sa discrétion;
Sa capacité de s'intégrer dans un groupe;
Son initiative, son sens du service : a-t-il fait du bénévolat?
Son leadership dans la prise en charge de responsabilités;
S'il possède un casier judiciaire.

capacité intellectuelle

Vérifier :

Ses résultats académiques aux niveaux secondaire, collégial et universitaire;
Ses aptitudes et son intérêt pour des études universitaires;
Ses centres d'intérêt autres que les études;
Son goût pour la lecture.

hygiène mentale et physique

Vérifier :

Son état de santé;
S'il a souffert de maladies nerveuses ou de dépressions;
S'il existe des maladies héréditaires dans sa famille;
Sa capacité de planifier ses activités;
Sa capacité de s'accorder des moments de détente;
La place qu'il réserve aux loisirs et aux sports.

2. EXPÉRIENCE CHRÉTIENNE

vie théologale

A-t-il vécu une conversion?
Quelle place la personne du Christ occupe-t-elle dans sa vie?
Quelle est sa pratique des sacrements de l'eucharistie et de la réconciliation?
Sa vie de prière trouve-t-elle écho dans sa vie au quotidien?

engagement chrétien

Est-il impliqué dans une communauté chrétienne?
A-t-il fait partie d'une association religieuse en dehors de l'Église catholique?
A-t-il été membre d'un groupe de prière, d'un mouvement apostolique ou d'un organisme paroissial?

3. VOCATION PRESBYTÉRALE

intériorité des motivations

Comment a-t-il perçu l'appel de Dieu au tout début?
Comment sa motivation pour cette vocation a-t-elle évolué?
Des signes extérieurs l'ont-ils confirmé dans son orientation?
Pourquoi désire-t-il devenir prêtre?
Comment pense-t-il intégrer le célibat dans l'ensemble de sa vie?
Dans quels ministères surtout se voit-il exercer son ministère presbytéral?

ENTRER EN FORMATION PRESBYTÉRALE : l'ANNÉE PROPÉDEUTIQUE

Les séminaristes qui débutent au Séminaire se joignent, quel que soit leur âge, à un même groupe-vie. De profils différents, ils se complètent et s'enrichissent mutuellement.

La première année en est une de mise en route sur le chemin de la formation presbytérale. Elle veut amener le séminariste à une prise en charge de plus en plus grande de sa propre formation.

Le programme de cette première année comprend quatre étapes, dites propédeutiques ou d'introduction, que le séminariste doit franchir :

  1. Reconnaître l'appel du Seigneur qui l'invite à le suivre comme baptisé;

  2. Découvrir chez lui les dons, les charismes de l'Esprit qui permettront de répondre à cet appel baptismal;

  3. Discerner plus profondément son rôle dans l'Église : laïc, prêtre;

  4. Approfondir son appel à la vocation de prêtre diocésain grâce à l'ensemble des dimensions de la formation du Séminaire : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale; grâce aussi à la vie communautaire, tant dans son groupe-vie que dans la grande communauté.

Compte tenu précisément de la diversité des profils qu'ils présentent, les nouveaux candidats d'aujourd'hui exigent un accompagnement personnalisé qui répond le plus justement possible à leurs attentes et à leurs besoins. Deux prêtres alors accompagnent chacun des séminaristes, un directeur spirituel et un accompagnateur au for externe, qui l'aident dans sa formation spirituelle et humaine.

  • développer des habiletés pastorales

Un certain nombre de critères permettront enfin de vérifier le développement des habiletés pastorales que le séminariste sera appelé à exercer dans des activités pastorales, depuis son entrée au Séminaire, de même que dans une année pastorale à temps plein, après la 1ère année de théologie, et un stage pastoral effectué après ses études théologiques.

mentalité pastorale

  • Capacité de créativité;
  • Capacité de bâtir des projets pastoraux, à partir des besoins perçus dans l'exercice de sa créativité pastorale, capacité de surpasser le superficiel, l'arbitraire pour chercher plutôt à explorer la profondeur des valeurs religieuses qu'il véhicule et des dynamismes humains, individuels et collectifs, qu'il touche;
  • Souci de compétence professionnelle;
  • Savoir se situer dans une perspective d'éducation permanente;
  • Ouverture missionnaire;
  • Savoir conserver le souci d'approfondir la connaissance et l'assimilation personnelle de la Révélation qu'il a charge de transmettre; souci de perfectionnement dans l'apprentissage et dans l'usage des instruments pastoraux à sa disposition; savoir s'arrêter pour réfléchir théologiquement sur son action et pour l'évaluer loyalement, en vue d'un progrès continuel dans l'accomplissement de son service pastoral;
  • Au-delà d'un cercle de bons chrétiens, savoir demeurer ouvert à l'ensemble de la communauté chrétienne;
  • Capacité de travailler auprès des distants, des non-catholiques, des incroyants;
  • Perspective eschatologique;
  • Une foi en Jésus le Christ ressuscité qui donne cette conviction que tout effort pour bâtir un monde meilleur contribue à l'avènement du Royaume;
  • Devant les lenteurs d'un Royaume qui se bâtit quotidiennement, devant les échecs possibles d'un travail pastoral, savoir ressourcer sans cesse son espérance en Jésus ressuscité qui déjà assure la victoire finale.

aptitudes de fonctionnement

Animation

Comme animateur, savoir discerner les charismes des personnes, susciter des collaborations; capacité d'amener un groupe à découvrir ses propres possibilités et à les actualiser; capacité de cheminer avec un groupe sans chercher à lui imposer une activité préconçue.

Capacité de soutenir avec persévérance son action auprès d'un groupe, de maintenir ce dernier dans un mouvement de croissance, de le disposer à faire son auto-évaluation périodique, de poursuivre des objectifs cohérents.

Aptitude à animer la vie chrétienne d'un groupe, particulièrement dans la liturgie de l'assemblée dominicale.

Counselling pastoral

Une attitude qui inspire la confiance des individus, de sorte que ceux-ci soient portés à le consulter pour discuter avec lui de leurs problèmes personnels.

Compte tenu de l'âge du futur prêtre et des circonstances dans lesquelles il a vécu, une foi assez personnalisée pour qu'il puisse apporter une aide spirituelle de quelque valeur aux personnes qui le consultent individuellement.

Savoir reconnaître l'importance de ce type de service pastoral pour toutes catégories de personnes.

Aptitude à la collaboration

Avoir fait l'expérience du travail en équipe, en vue de rendre service à une communauté chrétienne particulière.



IV. INFORMATIONS



PROCÉDURES D'ADMISSION
Table des Matieres


Chacune des étapes de la formation presbytérale comporte un double mouvement: une démarche concrète et libre du candidat ainsi que la ratification ecclésiale de son cheminement. Le stade de l'admission du séminariste au Grand Séminaire comporte ce double mouvement. Il se fait selon trois phases bien distinctes.

démarches préliminaires

Les démarches peuvent varier selon les situations. Nous décrivons ici la procédure habituelle pour le diocèse de Montréal. Dans le cas d'autres diocèses, il se peut que plusieurs des étapes aient été franchies au niveau local, avant la rencontre avec les autorités du Séminaire.

Pour se vivre dans des conditions idéales, ce processus peut s'échelonner sur une période assez longue, souvent un an. Il est donc opportun que le candidat participe au groupe " Viens et vois " et au " Week-end vocationnel " qu'organise la Pastorale des vocations. Dès qu'il a une idée assez précise, il peut entrer en contact avec le recteur du Grand Séminaire de Montréal.

Il y a habituellement deux entrevues, une avec le recteur et une autre avec un des directeurs de la maison. Aux termes de ces entrevues, le candidat est invité à fournir le nom de quelques prêtres ou autres personnes qui peuvent témoigner à son sujet.

S'il y a lieu de poursuivre la démarche, le recteur procédera à l'ouverture d'un dossier. Une fois constitué, le dossier demeure la propriété du Séminaire. Le candidat devra notamment :

Remplir un formulaire de demande d'admission;

Fournir l'original de son extrait de baptême (avec confirmation) récent de 3 mois;

Remettre un relevé officiel détaillé des notes du secondaire, du collégial et d'études universitaires, s'il y a lieu;

Rédiger une courte autobiographie dans laquelle il soulignera les motifs qui le motivent à vouloir être prêtre;

Présenter un certificat médical;

    • Fournir trois (3) photos passeport récentes; six (6) pour Montréal.

    • Présenter une lettre de demande d'admission à l'évêque ou au supérieur majeur.

C'est également au cours de cette période que le candidat rencontrera un psychologue. L'examen psychologique veut aider le candidat à cheminer vers plus de vérité envers lui-même, à mieux se connaître, à mieux élucider sa propre vocation. Un rapport écrit de cet examen, remis au recteur du Grand Séminaire, permet aux directeurs de mieux accompagner le candidat au long de chacune des étapes de sa formation.

appréciation d'un comité

Le candidat sera ensuite convoqué par le recteur à un comité d'admission composé de trois prêtres. Après cette entrevue, le comité remet à l'évêque ou au supérieur majeur du candidat un rapport de cette rencontre avec les recommandations pertinentes concernant l'admission du candidat: acceptation, refus ou remise à plus tard de l'entrée au Séminaire. Dans ce dernier cas, on proposera au candidat un mode d'accompagnement approprié.

intervention de l'évêque ou du supérieur majeur

Dans les jours qui suivent, le candidat reçoit une réponse écrite de son évêque ou de son supérieur à qui appartient l'ultime décision. Une copie de cette lettre est transmise au recteur du Grand Séminaire.

À travers toutes ces formalités qui peuvent paraître complexes au premier regard, les directeurs du séminaire recherchent, chez les candidats au ministère presbytéral, les trois caractéristiques suivantes :

une personnalité suffisamment mûre et équilibrée;

une certaine expérience de la vie chrétienne et même apostolique;

l'intention droite de soumettre à l'Église le discernement de leur vocation à devenir prêtre.



QUELQUES ADRESSES ET TÉLÉPHONES À RETENIR Table des Matieres


Le Grand Séminaire de Montréal
Institut de formation théologique de Montréal
2065, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3H 1G6
Canada

Téléphone : (514) 935-1169
Télécopieur : (514) 935-5497

Courriels:
Information générale : info@gsdm.qc.ca
Recteur : recteur@gsdm.qc.ca
Bibliothèque : biblio@bgsdm.qc.ca
Internet : www.gsdm.qc.ca

Téléphones:
Recteur : (514) 935-1169
Service académique : (514) 935-1169 poste 217
Service de pastorale : (514) 935-1169 poste 218
Services administratifs : (514) 935-1169 poste 203 ou 215
Secrétariat général : (514) 935-1169 poste 214
Bibliothèque : (514) 935-1169 poste 219


SIGLES Table des Matieres



LG : Constitution Lumen Gentium du Concile Vatican II (1964) Constitution dogmatique sur l'Église

M.Div. : Master of Divinity

PDV : Pastores dabo vobis – Jean-Paul II (1992) Exhortation apostolique postsynodale Je vous donnerai des pasteurs

PO : Décret Presbyterorum Ordinis du Concile Vatican II (1965) Décret sur le ministère et la vie des prêtres

RFSN (RDC ; RFC ; RFN) : La formation des futurs prêtres – Ratio Formationis Sacerdotalis Nationalis – C.E.C.C. 2000

SFPS : Service des futurs prêtres en stage

  • 1 Les dettes de la Compagnie de Montréal, jusque-là propriétaire de la Seigneurie de l'Isle de Montréal, s'élevaient à plus de 100,000 livres tournois que M. de Bretonvilliers, alors supérieur des Prêtres de Saint-Sulpice de Paris, paya avec ses revenus familiaux.
  • 2 « Arrêt du Conseil d'État du Roi », 15 mai 1702, dans Édits, Ordonnances Royaux, Déclarations et Arrêts du Conseil d'État du Roi concernant le Canada, Québec, E. R. Fréchette, 1854, pp. 296-297.
  • 3 Ordonnances faites et passées par son excellence le Gouverneur général et le Conseil spécial pour les affaires de la Province du Bas-Canada, (Continuation du Volume cinquième), Québec, Imprimés par John Charlton Fisher et William Kemble, Imprimeur des Lois de Sa Très-Excellente Majesté la Reine, Anno Domini, 1840, p.151.
  • 4 M. Bruno Harel, p.s.s., « Le Grand Séminaire de 1840 à 1940: une période d'établissement et de rayonnement », dans Le Grand Séminaire de Montréal, 1840-1990, Montréal, Le Grand Séminaire de Montréal, 1990, p.63.
  • 5 Document manuscrit original signé, Archives du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal.
  • 6 M. Bruno Harel, p.s.s., op. cit., p.126.
  • 7 Il peut être bon de noter ici que le « Grand Séminaire de Montréal » possède une charte civile en vertu des dispositions de la troisième partie de la Loi sur les compagnies du Québec, en date du 7 mai 1963.
  • 8 L'expression RAP désigne une règle d'application pratique.
BM Source http://www.gsdm.qc.ca/mn/gsdm_corientations.htm

© 2003-2012 Grand Séminaire de Montréal. Tous droits réservés. Photo coin supérieur droit: La pêche miraculeuse, oeuvre de Jeanne et Louis Auclair. Réalisation
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