Histoire
Le Grand Séminaire de Montréal fut fondé en 1840 par les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal à la demande de Monseigneur Ignace Bourget, évêque du diocèse de Montréal. C'est un Grand séminaire de droit diocésain. Cependant, depuis sa fondation, il a toujours accueilli aussi des séminaristes venant des diocèses de la région de Montréal, du Canada et des États-Unis. Le Grand Séminaire a compté et compte encore parmi ses étudiants des scolastiques de diverses communautés religieuses.
Le Grand Séminaire de Montréal est régi par le recteur et son Conseil. Le Conseil des directeurs est responsable des séminaristes durant toute leur formation, c'est-à-dire durant leurs études et leur résidence au Grand Séminaire, ainsi que durant leur stage pastoral en paroisse avant leur ordination au diaconat ou au presbytérat.
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| Grand Séminaire de Montréal |
Une tradition universitaire plus que centenaire
En 1878, le Grand Séminaire de Montréal devint le siège de la Faculté de théologie. Cette Faculté fut d'abord rattachée à l'Université Laval de Québec. En 1925, elle obtint son statut canonique à titre de Faculté de théologie de l'Université de Montréal; elle était déjà reconnue civilement au nombre des Facultés de l'Université de Montréal depuis 1920. Bien que la Faculté de théologie fut toujours mentionnée dans la liste des Facultés de l'Université de Montréal, elle continua d'avoir son siège au Grand Séminaire jusqu'en 1967.
En 1967, pressée par l'évolution rapide de la société québécoise et à l'occasion de réformes générales du système d'éducation au Québec, l'Université de Montréal obtint une nouvelle Charte. En même temps, toutes les fonctions de la Faculté de théologie, soit l'administration et l'enseignement, furent totalement intégrées à l'Université de Montréal. Par ce transfert du siège de la Faculté, se trouvait facilité l'accès aux études théologiques et aux grades universitaires à une plus grande variété d'étudiants et étudiantes, laïcs et religieux. Pour sa part, le Grand Séminaire de Montréal continuera de se spécialiser dans la formation des futurs prêtres.
Fondation d'un Service de vocations d'aînés
En 1969, le Grand Séminaire se dota d'un Service de vocations d'aînés. Ce Service répond aux besoins de personnes d'âges variés qui ont connu un cheminement de vie souvent riche, mais une préparation scolaire inégale. Ces personnes appellent un milieu de formation global à la fois exigeant et souple, capable de tenir compte du rythme de chacun.
Mise sur pied d'une Année d'entrée
En 1976, le Conseil du Grand Séminaire organisa une année d'entrée en théologie. Déjà, les étudiants qui se présentaient avaient normalement obtenu un diplôme d'études collégiales qui comportait deux années d'études philosophiques obligatoires à raison de trois heures par semaine durant quatre semestres. Cependant, il est apparu aux directeurs du Grand Séminaire que la formation philosophique des candidats demandait à être complétée. Aussi le Service des études du Séminaire a-t-il alors introduit des cours de philosophie au programme de l'entrée en théologie.
Devant le nombre accru de demandes d'inscriptions de séminaristes de tous âges aux cours de théologie du Service des vocations d'aînés, ces cours ont été réorganisés de façon à correspondre au nombre de crédits requis dans un programme de baccalauréat en théologie.
Un Institut affilié à l'Université pontificale du Latran en théologie
Le 4 juillet 1979, le Centre de formation théologique du Grand Séminaire de Montréal reçoit son affiliation de la Faculté de théologie de l'Université pontificale du Latran dont le siège est à Rome. Ainsi les étudiants qui satisfont aux exigences d'études requises peuvent recevoir le baccalauréat en théologie de cette Faculté.
Le 18 janvier 1989, sur la recommandation de son Excellence Mgr Pietro Rossano, alors recteur du Latran, la Congrégation pour l'éducation catholique a érigé en Institut le Centre de formation théologique du Grand Séminaire. Au plan des études, le Grand Séminaire fonctionne désormais sous le nom d'Institut de formation théologique de Montréal, nom enregistré dans la province de Québec en 1995. Cette distinction plus nette entre le Grand Séminaire, lieu de formation presbytérale, et l'Institut de formation théologique de Montréal, lieu de formation intellectuelle en philosophie et en théologie, nous a permis d'accueillir plusieurs laïcs parmi nos étudiants depuis 1993.
Notons que depuis 1980, les étudiants qui suivent leurs cours à l'Institut de formation théologique de Montréal sont reconnus admissibles aux prêts et bourses du Service d'aide aux étudiants du ministère de l'Éducation de la province de Québec. Toutes les provinces canadiennes assurent également une aide financière à leurs étudiants qui poursuivent une formation à l'Institut de formation théologique de Montréal.
Un Institut affilié à l'Université pontificale du Latran en philosophie
Depuis septembre 1986, l'Institut offre une deuxième année de philosophie avant les études théologiques. Les cours de ces deux années de philosophie ne sont pas une reprise de ceux du cégep, bien qu'ils puissent traiter de questions déjà abordées à ce niveau. Tant par les objectifs poursuivis que par les méthodes pédagogiques employées, ils se situent au niveau des études supérieures. Ils visent à approfondir le contact de l'étudiant avec les grands philosophes qui ont marqué la pensée humaine au long de son histoire, tout en aidant l'étudiant à dégager une vision cohérente de l'homme et du monde qui l'entoure.
Un lieu de formation pastorale
Depuis la fin des années soixante, les futurs prêtres du Grand Séminaire de Montréal ont commencé à passer quelques heures par semaine dans un lieu d'insertion pastorale (paroissial ou autre), répondant ainsi à un souhait du Concile Vatican II qui demandait que dès leurs études théologiques les séminaristes soient initiés au travail pastoral (cf. O.T. 21). Par la suite, des sessions de pastorale offertes au mois de mai et un temps de stage de pastorale paroissiale à temps plein (après les études théologiques) sont venus compléter cette formation. Ces dernières années, nous avons particulièrement soigné l'accompagnement, la supervision et l'évaluation de ces activités pastorales ainsi que la réflexion théologique qui doit accompagner une telle formation.
En juin 1994, nous sommes devenus
membre associé de l'Association of Theological Schools in the
United States and Canada (ou ATS). Il s'agit du plus important
regroupement d'écoles théologiques en Amérique du
Nord. À cette occasion, un représentant de cette
association souligna que notre formation pastorale, ajoutée au
baccalauréat en théologie, équivalait
avantageusement au Master of Divinity (M. Div.) qui est le degré
requis partout en Amérique du Nord anglophone pour l'ordination
des prêtres catholiques ou des ministres protestants. Nous avons
alors soumis notre programme de formation pastorale à l'Université pontificale du Latran
qui, avec l'approbation de la Congrégation pour
l'éducation catholique accordée le 23 décembre
1994, a accepté de donner une Maîtrise en théologie
pastorale (M.Div.) aux bacheliers en théologie de notre Institut
ayant complété, au terme de leur année de stage
à temps plein, 45 crédits de pastorale.
Le 8 décembre 1994, le Grand
Séminaire signait un protocole d'entente avec la Faculté
de théologie de l'Université de Montréal. Selon
cette entente, la Faculté de théologie de l'U. de M.
reconnaît au stage de pastorale, organisé et
supervisé par le Grand Séminaire, la valeur de 24
crédits de deuxième cycle pouvant mener, pour les futurs
prêtres, à l'obtention du M.A.
théologie-études pastorales (orientation stages et
travaux
dirigés) (sur un total de 45 crédits nécessaires
à un tel diplôme).
La loi 278
En vertu de la Loi 278 du gouvernement
du Québec et de l'affiliation à l'Université pontificale du Latran,
l'Institut de formation théologique de Montréal peut
décerner des grades, diplômes, certificats et autres
attestations d'études universitaires. Ces diplômes
bénéficient de la reconnaissance civile du gouvernement
québécois. En effet, le 20 juin 1998, par la
loi
privée 278, le Gouvernement du Québec a reconnu que "Les
Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal ont le pouvoir de
dispenser des programmes d'enseignement universitaire et de
décerner des grades, diplômes, certificats ou autres
attestations d'études universitaires dans le domaine des
sciences
ecclésiatiques".
Baccalauréat canonique en
philosophie ou la Majeure civile en philosophie
Le baccalauréat canonique en
philosophie est attribué à l'étudiant qui a
répondu aux exigences d'études des deux années de
philosophie de l'Institut. Ce diplôme sera honoré par
l'Université pontificale du Latran pour les étudiants
déjà inscrits en 2006 et en 2007 moyennant qu'ils
terminent d'ici juin 2010.
Baccalauréat canonique en
théologie
Le baccalauréat
canonique en théologie s'obtient après avoir
complété un sexenium soit
deux années en philosophie et quatre années en
théologie dont une année en pastorale.
Baccalauréat ès arts
Le baccalauréat ès arts
est octroyé à l'étudiant qui termine une majeure
et
une mineure parmi les disciplines offertes : philosophie,
théologie, pastorale et spiritualité.
Baccalauréat par cumul de
certificats
Le baccalauréat par cumul de
certificats est décerné à l'étudiant ayant
complété trois (3) certificats de 30 crédits
chacun
dans le domaine des sciences ecclésiastiques.
Maîtrise en théologie
pastorale (M.Div.)
La Maîtrise en théologie
pastorale (M.Div.) est offerte aux bacheliers en théologie qui
ont complété une année pastorale et une
année de stage à
temps plein et accumulé, au cours de leurs études
à l'Institut, 45 crédits de formation pastorale pratique
de niveau deuxième cycle.
Certificats
Selon les études poursuivies,
l'étudiant peut obtenir différents certificats en
cumulant
au moins 30 crédits dans la matière concernée,
soit: en sciences religieuses, en philosophie, en théologie, en
pastorale ou en langues anciennes et modernes.
Associations dont l'Institut de formation théologique de Montréal est membre:
Depuis 1988, l'Institut de formation
théologique est membre de l' Association for Theological Field
Education ou ATFE. Cette association, qui regroupe au-delà de
200
institutions de théologie, a pour but de contribuer à une
réflexion approfondie et actuelle sur la formation pastorale des
étudiants de théologie. Depuis 1992, l'Institut est
également membre de la Catholic Association for Theological
Field
Education ou CATFE.
Depuis 1994 nous nous sommes également rattachés au CEET Conseil des Églises sur l'éducation théologique au Canada: une fondation oecuménique, en anglais: CCTE.